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01/02/2015

Bike to Paris: pédaler pour le climat

Agir avant que le climat ne change: la conférence de l’ONU à venir sur le climat en décembre 2015 à Paris offre une dernière chance pour un traité remplaçant le protocole de Kyoto qui expire bientôt. Les effets du changement climatique sont dévastateurs et la réponse politique est lente. Les Jeunes Vert-e-s donnent l’exemple pour une protection active du climat et, en décembre, pédaleront ensemble jusqu’à Paris.

L’objectif est ambitieux, le message est clair: un tour en vélo avec au minimum 50 personnes en décembre 2015 comporte un certain défi logistique. Afin de prévenir d’un réchauffement planétaire de 2°, il y a un grand besoin d’innovations et d’idées créatives et la Suisse doit mettre en oeuvre d’ici à 2050 un approvisionnement en énergie renouvelable. En outre, la Suisse doit soutenir les pays qui ont peu contribué au changement climatique, mais agir fortement sur ses conséquences.

Papier de position climat des Jeunes Vert-e-s Suisses


Il y a besoin de tout le monde

Des déclarations claires au sujet des changements climatiques ont été faites au cours des derniers jours au WEF de Davos par de nombreux responsables politiques et économiques. Par exemple, l’ancien vice-président Al Gore annonçait, conjointement avec le musicien Pharell Williams, une série de concerts „Live Earth“ uniques en 2015. Avec ça ils veulent envoyer dans le monde entier un signe contre le changement climatique.

Pour combattre les difficultés liées au changement climatique et les maintenir sous contrôle, il faut l’effort de toutes et tous. Cela inclut, aux côtés des politiques et des organisations environnementales, l’action de chaque individu. „Bike to Paris“ ne représente donc pas uniquement une action des Jeunes Vert-e-s, c’est l’engagement de tous les citoyen-nes qui s’engagent activement pour une protection efficace du climat. Sont planifiées, en plus du tour de Suisse, des excursions à vélo dans plus de dix autres pays européens.

Les Jeunes Vert-e-s font maintenant part de leur projet à d’autres organisations pour faire avancer l’idée de "Bike to Paris".

Velo_Bike_Paris.jpg

25/09/2014

Ils sont prêts à sacrifier les Alpes

En acceptant l'initiative des Alpes, il y a plus de 20 ans maintenant, le peuple suisse a confié à la Confédération la tâche de mieux protéger l'environnement alpin du trafic de transit. Cette initiative était axée sur deux points : la capacité des routes de transit des régions alpines ne peut plus être augmentée,et deuxièmement, le trafic de marchandises à travers les Alpes suisses doit s’effectuer par rail.

Les dispositions transitoires ont ensuite établi que, dans un délai de dix ans suivant l'adoption de l'initiative, le transit des marchandises doit avoir été transféré de la route au rail. Hélas nous sommes loin du but.  

Plus de 1.2 millions de camions traversent nos Alpes chaque année. Même si ce nombre s'est stabilisé grâce à une taxe sur le trafic des poids lourds, l'objectif de 650'000, inscrit

dans la loi, reste bien éloigné. Les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) seront terminées d'ici 2017 avec l'ouverture du tunnel de base du Gothard. Même s'il manque encore les outils  nécessaires à sa pleine réussite, le transfert route-rail est enfin en marche.

Au lieu de s'atteler à relever ces défis, le Conseil fédéral a décidé,en juin 2012, de construire un deuxième tunnel routier au Gothard avec, comme prétexte,la nécessité de disposer d'un tunnel routier pendant la durée des travaux que subira le tunnel actuel.

Au lieu de réfléchir à des solutions innovantes pour réaliser ce transfert tout en réaffectant le tunnel routier (plateforme provisoire, bourse du transit alpin), le Conseil fédéral préfère dépenser plusieurs milliards pour construire un tunnel de remplacement. Il n'y a qu'en Suisse où l'on peut imaginer une « solution » pareille. Le parlement lui emboîte le pas. 

Avec un deuxième tube, le nombre de camions en transit augmenterait sensiblement. Le transfert des marchandises sur le rail serait grandement entravé et des projets indispensables dans les agglomérations risquent d'être repoussés.

Pendant la durée des travaux, une offre de substitution par rail doit être mise en place :  entre Göschenen et Airolo pour les voitures, de Bâle à Chiasso pour les camions en transit à travers la Suisse et entre Erstfeld et Biasca pour les poids lourds en trafic interne. En plus d'éviter un chantier inutile, cela créerait des places de travail aux gares de transbordement à Uri et au Tessin. Nous devons enfin mettre en place des alternatives qui permettent de protéger l'environnement alpin et ses habitants!

Pour finir, les solutions choisies doivent, en premier lieu, respecter la volonté des populations tessinoise et uranaise qui subissent les effets quotidiens du transit routier et qui se sont clairement exprimées, à plusieurs reprises, contre la construction d'un second tube au Gothard. L'avenir des régions alpines se jouera une nouvelle fois dans les urnes.

À vos stylos, le référendum sera lancé le 7 octobre !


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Article publié dans ouVERTure, le journal romand des Jeunes Verts.