UA-88487629-1

15/09/2014

Cessons les renvois vers l'Italie !

En 2013, plus de 4000 demandeurs d'asile ont été renvoyés vers l'Italie par la Confédération et les cantons. Plusieurs familles se trouvent actuellement sous la menace d'un renvoi.
Ces renvois s'appuient sur le règlement Dublin qui stipule que la demande d'asile doit être traitée par le premier pays européen avec lequel le requérant est entré en contact. Ce système met une pression excessive sur les pays frontaliers, dont le système d'asile ne permet plus d'accueillir autant de réfugiés.

Cela n'empêche pas la Suisse de continuer à renvoyer en masse, alors même que le règlement de Dublin autorise les États à ne pas transférer les requérants d'asile et à traiter les demandes sur leur territoire. La marge de manœuvre politique existe bel et bien. Comme le règlement Dublin permet à la Suisse de renvoyer bien plus de demandeurs d'asile qu'elle n'en accueille, la politique du chiffre chère à l'ODM trouve en Dublin un allié précieux.

Au vu de la situation en Italie et dans les pays frontaliers, Simonetta Sommaruga devrait soutenir une répartition plus équitable entre les États européens. Sans cela, l'Italie, dépassé par la situation migratoire – près de 100'000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, continuera à laisser une partie de ces personnes vulnérables à la rue, sans assistance.

À plus court terme, la Confédération et les cantons doivent suspendre les renvois vers l'Italie afin d'éviter de plonger de nouvelles personnes dans des situations de détresse. Au lieu d'accélérer les procédures de renvois, le département de Simonetta Sommaruga doit travailler à traiter plus rapidement les dossiers des réfugiés susceptibles de voir leur demande d'asile acceptée.

Les discours creux de Simonetta Sommaruga ne suffisent plus. Derrière les décisions de renvoi, il y a des êtres humains, souvent des familles avec enfants. Elle doit enfin faire de la politique en reprenant le dessus sur la machine administrative et ses décisions arbitraires.

 

 

 

07/07/2014

Pétition pour une rémunération décente des stages

 Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s lancent une pétition pour une rémunération décente des stages.

Le constat est alarmant ! Faute de cadre juridique, le stage est victime d’un usage abusif et toujours plus courant, prétéritant largement tant ses objectifs que ses résultats. Passage obligé pour tout étudiant soucieux de construire un avenir professionnel, il implique très souvent de longues périodes de travail non rémunérées, alors qu’il ne contient parfois aucun aspect de formation ou dans d’autres cas, remplace un véritable emploi.

Ces pratiques contreproductives nuisent gravement :

  • au marché du travail, car le stage non-rémunéré cache parfois un véritable poste, supprimant un emploi potentiel du marché
  • à la situation personnelle du stagiaire, car l’absence de rémunération fait obstacle à son indépendance financière et économique
  • à la situation, le cas échéant, de celui qui subvient aux besoins du stagiaire, qu’il s’agisse d’un parent ou de l’Etat, celui-ci doit financer le stagiaire à la place de l’employeur
  • à la qualité du travail en général, car de telles conditions entraînent forcément une perte de motivation chez le stagiaire

Alors que le stage devrait être une expérience enrichissante, il suscite un mal-être général. Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s constatent cet abus et entendent lutter pour l’instauration d’un cadre juridique qui puisse y mettre fin. Nous revendiquons à ce titre une rémunération du stage :

  • dès la 5ème semaine de travail, la période d’observation étant alors dépassée
  • d’un montant mensuel minimum de 1'100 fr. jusqu’à l’obtention d’un Bachelor ou diplôme équivalent et de 2'200 fr. par la suite
  • d’un montant de, respectivement, 600 fr. et 1'200 fr. si le stage est effectué dans une PME
  • qui vienne s’ajouter dans tous les cas au défraiement des repas, ceci quelle que soit la durée du stage

Si toi aussi tu es contre cette pratique déloyale, qui nuit à tout un chacun et compromet l’avenir des prochaines générations.

--> La pétition peut être signée en ligne ICI.