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07/07/2014

Pétition pour une rémunération décente des stages

 Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s lancent une pétition pour une rémunération décente des stages.

Le constat est alarmant ! Faute de cadre juridique, le stage est victime d’un usage abusif et toujours plus courant, prétéritant largement tant ses objectifs que ses résultats. Passage obligé pour tout étudiant soucieux de construire un avenir professionnel, il implique très souvent de longues périodes de travail non rémunérées, alors qu’il ne contient parfois aucun aspect de formation ou dans d’autres cas, remplace un véritable emploi.

Ces pratiques contreproductives nuisent gravement :

  • au marché du travail, car le stage non-rémunéré cache parfois un véritable poste, supprimant un emploi potentiel du marché
  • à la situation personnelle du stagiaire, car l’absence de rémunération fait obstacle à son indépendance financière et économique
  • à la situation, le cas échéant, de celui qui subvient aux besoins du stagiaire, qu’il s’agisse d’un parent ou de l’Etat, celui-ci doit financer le stagiaire à la place de l’employeur
  • à la qualité du travail en général, car de telles conditions entraînent forcément une perte de motivation chez le stagiaire

Alors que le stage devrait être une expérience enrichissante, il suscite un mal-être général. Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s constatent cet abus et entendent lutter pour l’instauration d’un cadre juridique qui puisse y mettre fin. Nous revendiquons à ce titre une rémunération du stage :

  • dès la 5ème semaine de travail, la période d’observation étant alors dépassée
  • d’un montant mensuel minimum de 1'100 fr. jusqu’à l’obtention d’un Bachelor ou diplôme équivalent et de 2'200 fr. par la suite
  • d’un montant de, respectivement, 600 fr. et 1'200 fr. si le stage est effectué dans une PME
  • qui vienne s’ajouter dans tous les cas au défraiement des repas, ceci quelle que soit la durée du stage

Si toi aussi tu es contre cette pratique déloyale, qui nuit à tout un chacun et compromet l’avenir des prochaines générations.

--> La pétition peut être signée en ligne ICI.

24/06/2013

Un projet routier en retard sur ton temps

Lettre parue dans le quotidien 24 Heures, en réaction à l'article du jeudi 13 juin 2013 : La lutte solitaire d'Uri (2ème tube au Gothard)


Le 20 février 1994, 19 des 26 cantons et 52% des citoyens suisses ont approuvé l'«initiative populaire fédérale pour la protection régions alpines contre le trafic de transit ». La protection des Alpes est depuis ancré dans la constitution fédérale. Vingt ans plus tard, et malgré des avancées importantes, l'Initiative des Alpes n'a pas encore atteint son objectif majeur : le transfert des marchandises de la route au rail. 

Depuis, de nombreuses consultations populaires ont eu lieu, notamment dans les cantons directement concernés. En 2004, la population tessinoise s'est ainsi exprimée à 56% contre la construction d'un 2ème tube au Gothard. Idem dans le canton d'Uri, à une très large majorité. Leur message est clair : pas de 2ème tube !

Concernant la station de chargement de Rynächt, la position du Canton d'Uri est compréhensible : concentrer le chargement de tous les camions au même endroit serait catastrophique pour la région. Utiliser cette station seulement pour le transit interne et faire transiter sur le rail les camions européens de Bâle à Chiasso semble une bonne alternative.

En 2017, le tunnel de base du Gothard sera mis en exploitation, après plus de 20 ans de travaux titanesques. Il fait partie du projet des nouvelles liaisons ferroviaires alpines et permettra, grace au transfert des marchandises de la route au rail, de réduire le nombre de camions en transit routier. 

Les outils de ce transfert doivent absolument être développés et la construction d'un 2ème tube routier menacerait ce transfert nécessaire et d'avenir. Le cas échéant, un référendum sera lancé afin que la population suisse puisse, une fois encore, refuser ce projet routier en retard sur son temps. 


Ilias Panchard

Secrétaire des Jeunes Verts vaudois et membre de l'Initiative des Alpes
 

130418_Petition_Ross.jpgDépôt de la pétition aux 68'000 signatures contre le 2ème tube 

21/05/2013

Intérêt des jeunes pour la politique, une réflexion à mener !


La Suisse a de nombreuses particularités : sa « neutralité », ses langues et cultures différentes, son sens du travail ou encore son système de démocratie directe. Concernant ce dernier point, qui étonne, fascine ou rend sceptique l
es pays qui nous entourent, j'aimerai souligner brièvement quelques unes de ses forces, et faiblesses. 

Les outils de l'initiative populaire et du référendum permettent de (re)lancer des idées dans le débat public ou de contester une décision du parlement, choses indispensables pour le fonctionnement démocratique (mesures "urgentes" mises à part...). Le défaut principal de notre démocratie directe est qu'elle dépend fortement de la participation de la population aux nombreux scrutins. C'est ici qu'il nous faut trouver un bon équilibre : à force d'être trop sollicité (plusieurs fois sur le même objet p.ex.), une partie de l'électorat se désintéresse de la politique et diminue ainsi la légitimité des décisions populaires. 

Je mettrai ici le point sur un élément qui me tient particulièrement à cœur : la participation et l'engagement des jeunes. Ces dernières années, la participation des 18-29 ans est en constante diminution, tant aux élections qu'aux votations populaires. Cette baisse générale de la participation à la politique m'inquiète par bien des aspects : résultats ne représentant plus l'ensemble de la population, risque de « perte » d'une génération ou le fait que de nombreuses décisions ne prennent pas en compte les intérêts d'une partie de la population.

Je ne vais pas m'attarder ici sur les causes et les conséquences de cette faible participation mais compte plutôt lancer le débat sur ce que nous, jeunes engagés en politique, pouvons faire, ensemble, pour contrecarrer cette tendance générale.

Il convient aussi de souligner le fort engagement d'une multitude de jeunes en politique. Les dernières campagnes, et celles à venir, montrent bien cet engagement, dans le cadre de la campagne contre la révision de la loi sur l'asile, co-lancée par les Jeunes Verts, la campagne 1:12, l'initiative contre la spéculation alimentaire de la jeunesse socialiste ainsi que lors des élections cantonales. De plus, de nombreux jeunes romands, à gauche comme à droite, occupent des postes à responsabilité au sein des partis cantonaux ou nationaux, avec passion et engagement.

Le but de ce court article est de commencer une réflexion quant aux moyens de sensibilisation des jeunes à l'importance de la politique, en les incitant à voter et à s'engager, et ce par de jeunes politicien-ne-s. De nombreuses initiatives existent et font leurs preuves (parlement de jeunes, session fédérale des jeunes), mais je pense qu'un engagement, sous une forme ou une autre, de la part de jeunes qui le vivent de l'intérieur, peut être intéressant et apporter sa pierre à l'édifice.

Se pose la question de la forme : stands communs ? conférence/débats dans les écoles/gymnases ? Campagne romande ? Idées plus originales ? Toutes vos idées sont les bienvenues.

Plus les partis de jeunes intéressés par l'idée seront nombreux, plus nous pourrons réaliser une action efficace, au niveau cantonal et/ou romand.

Le débat est ouvert, à nous de trouver les bons moyens d'entretenir une participation représentative des jeunes, sous peine de voir une génération entière se désintéresser de la politique sur le long terme. 

Au plaisir de vous lire et d'en discuter avec vous toutes et tous. Merci pour votre engagement !
 

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Session fédérale des jeunes