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15/09/2013

Vers des commerces ouverts en permanence ?

Le 22 septembre prochain, la révision de la loi sur le travail dans l'industrie, l'artisanat et le commerce est soumise à votation populaire. La modification du député libéral genevois Christian Lüscher concerne les heures d'ouverture des magasins des stations-service situées "sur les aires des autoroutes". Son but est de leur permettre d'employer du personnel le dimanche et la nuit, premier pas vers une ouverture non-stop... 

En s'intéressant aux détails, nous remarquons que la modification ne concerne pas que les autoroutes et ouvre la voie à des libéralisations dans d'autres « cas particuliers ».Elle concernerait ainsi les « axes de circulation importants ». La notion reste très vague et pourrait ouvrir la boîte de Pandore à l'ouverture généralisée de nouveaux magasins de stations-service. 

Les conditions de travail des employés a été relativement peu souligné dans cette campagne, alors que ce sont les premiers concernés, eux et leurs familles. En effet, les conditions de travail dans le commerce de détail sont passablement difficiles : travail stressant, pression quotidienne, salaires de moins de 4000.- pour un temps plein ainsi que l'absence de conventions collectives de travail dignes de ce nom. Cette mesure risque aussi d'entraîner d'autres secteurs vers des horaires de nuit plus importants, tels que les emplois autour de la sécurité, du nettoyage ou encore des livraisons.

De manière plus globale, la réflexion porte sur le modèle de société que nous voulons construire ensemble. Aller vers une société du "tout-tout de suite" ? Perdre le côté humain du commerce de proximité en privilégiant les grands centres commerciaux ? Consommer aux dépens de la santé et de la vie familiale d'une partie de nos concitoyens ?

L'offensive des libéraux sur les horaires d'ouverture des magasins ne fait que commencer et a été déjà été concrétisée au parlement. La motion Lombardi oblige les cantons à prolonger leurs heures d’ouverture des commerces le matin et le soir. Une autre oeuvre à l'introduction du travail du dimanche généralisé dans tout le pays (motion Abate). Et les Verts libéraux demandent déjà que tous les magasins dont la surface de vente est inférieure à 120m2 puissent imiter les magasins des stations-service, en pouvant ouvrir 24 heures sur 24. 

En somme, voter NON à cette libéralisation des horaires d'ouverture le 22 septembre prochain est indispensable et bloquera les autres tentatives de dérégulation en envoyant un signal clair : nous défendrons coûte que coûte le vivre-ensemble et les conditions de travail des employés, face aux intérêts des grands distributeurs et de l'Union Pétrolière, soutenus par leurs lobbyistes libéraux !

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02/09/2013

Syrie : soyons du bon côté de l'Histoire

Je partage ici l'article d'une amie et camarade d'origine syrienne à propos des derniers événements de Syrie. Réfléchissons à notre responsabilité historique...

 


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Vous êtes nombreux à manifester en masse à tous les coins de rues à travers le monde depuis l'annonce d'une possible intervention internationale en Syrie, et quand je vous y vois tous, j'ai envie de hurler...!
Où étiez-vous quand le régime syrien torturait des enfants de 10 ans, pour finir par renvoyer leurs corps en morceaux à leurs parents ? Où étiez-vous quand il a répondu aux manifestations pacifiques et aux demandes de réformes à coups de snipers et de tanks ?
Où étiez-vous quand il a commencé à bombarder volontairement les zones civiles ? Et au lancement du premier missile balistique, d'une puissance telle qu'il a réduit à néant tout un bloc d'immeubles? Avez-vous réagi aux massacres à l'arme blanche, quand les milices du régime exterminaient la population d'un quartier entier, massacres qu'on pourrait qualifier de nettoyages ethniques ?
Et où étiez-vous quand, le 21 août 2013, le régime Assad a gazé la population d'Al Ghouta, lançant une trentaine de missiles, faisant plus de 1500 morts et 10'000 blessés dont plus d'un tiers d'enfants ?


J'étais, moi, dans les rues à dénoncer le régime syrien et l'indifférence de la communauté internationale et je peux vous assurer les syriens s'y trouvaient seuls. Quel droit avez-vous dès lors de protester contre une intervention en Syrie ? N'y avait-il pas déjà une "guerre" en Syrie ? Il fallait vous insurger avant!


On ne veut pas voir d'intervention internationale en Syrie, alors que l'Iran et le Hezbollah y ont mis les pieds depuis des lustres, travaillant main dans la main avec le régime. On critique l'impérialisme américain mais quand il s'agit de l'armement du régime syrien par les russes, on ne pipe mot. De fait, la réponse internationale a été longtemps attendue, en vain.


Une intervention aurait été, à l'époque, très facile à mettre en place, et déjà légitime. Dès le début du soulèvement la réponse du régime aux demandes du peuple a été plus que démesurée. On ne tire pas à balle réelle sur des manifestants, on ne sort pas les tanks. Se débarrasser du régime aurait été à la fois facile et justifié. Quelques mois plus tard, on aurait eu besoin de couloirs humanitaires et d'une zone d'exclusion aérienne. Il aurait fallu armer les rebelles (alias: des déserteurs et des civils) afin qu'ils puissent se défendre contre le régime à armes égales. Cela aurait probablement suffi à mettre fin au bain de sang. Mais ça n'était pas dans les intérêts des Etats-Unis. Ils soutenaient, et soutiennent encore, les intérêts d'Israël, qui eux correspondent a un affaiblissement de la Syrie. C'est à dire ni opposition ni régime, mais bien le conflit. En étudiant les arrivées d'armes a l'opposition, on découvre qu'elles ne se font qu'au compte-goutte, et dépendent de l'évolution de la situation sur le terrain, sans doute pour garder un équilibre vital au prolongement du conflit. (Beaucoup des armes promises et tant attendues ne sont du reste jamais arrivées).


Puis, presque deux ans après le début du conflit, les brigades islamistes ont débarqué, officiellement affiliées a Al-Qaïda. La communauté internationale les a alors utilisées comme excuse pour ne plus intervenir dans les affaires syriennes de peur d'armer les "mauvais rebelles". Il a ensuite été prouvé que ces milices étaient en fait financées par le régime syrien.


Pour en revenir à la-dite intervention à venir, sachez qui ni l'ONU ni les Etats-Unis n'interviendraient s'ils avaient le choix. Personne n'a d'intérêt aujourd'hui à une intervention importante en Syrie, sinon elle aurait déjà eu lieu et le conflit aurait pris fin. La vérité c'est qu'ils ne l'ont pas, ce choix. Parce que, s'ils n'interviennent pas maintenant, alors les conventions de Genève et le Protocole de Genève interdisant l'usage des armes chimiques ne sont que des mots vides de sens auxquels les gouvernements n'ont aucune obligation de se tenir.


Mais ne vous méprenez pas, ces frappes aériennes ne sont pas faites pour aider l'opposition, elles ne changeront en rien le rapport de force actuel. Elles ont pour unique but de punir le vilain garçon qui a poussé le bouchon (la ligne rouge en l’occurrence) trop loin. C'est la raison pour laquelle la liste des cibles avait été communiquée, pour éviter un risque de réponse sur Israël, risque que personne n'oserait prendre. Risque d'ailleurs bien réel puisque le Hezbollah a annoncé en retirant ses troupes que si les frappes modifiaient un tant soit peu l'équilibre de la situation, ils déclareraient la guerre à Israël. On remarquera aussi que le massacre en question a eu lieu il y a déjà deux semaines, et que les acteurs comme l'Angleterre se retirent peu à peu. Alors que les frappes se font attendre la probabilité d'une intervention diminue chaque jour.


Dormez donc sur vos deux oreilles, il n'y aura pas plus de guerre en Syrie qu'il n'y en a déjà , éventuellement quelques frappes sanguinaires de plus. Mais s'il y a une chose dont vous pouvez être sûrs, c'est que, quoi qu'il arrive, la seule victime de l'histoire sera le peuple syrien, et que c'est bien le seul qui n'y a pas son mot à dire.

Leila Sibai
FemmeS pour la Démocratie

01/08/2013

Intervention à haut risque pour la Police cantonale valaisanne

Ces derniers mois, Ueli Maurer, Président de la Confédération et Conseiller Fédéral UDC à la tête du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) ne cesse de faire campagne en faveur du service militaire obligatoire obligatoire, en vue des votations du 22 septembre. C'est son droit et cela répond à son engagement politique. Cet engagement me parait donc bien normal. Sauf quand il le fait aux frais du contribuable, mais bon c'est une autre histoire. 

Actuellement, vu son engagement dans la campagne, l'armée a l'air de considérer que la fin de l'obligation de servir est la menace principale à laquelle la Suisse doit faire face. C'est aberrant !

Cette crainte, ridicule et difficilement imaginable de la part de l'institution censée protéger la population, s'est confirmée hier avec l'intervention courageuse de la Police Cantonale Valaisanne alors qu'avec 4 autres militants nous nous préparions à faire une action politique lors de la venue du Président de la Confédération à Port-Valais. 

L'action prévue consistait à soutenir l'initiative pour la fin du service militaire obligatoire. Muni d'une banderole ("On n'a pas tous le temps de jouer à la guerre, OUI le 22.09"), nous comptions jouer à la guerre avec des pistolets à eau pour enfants en nous aspergeant d'eau, et distribuer quelques flyers aux gens présents. Un photographe Keystone couvrant la manifestation comptait prendre en photo notre brève action dont il avait eu écho quelques jours avant. Nous lui avons parlé juste avant l'intervention de la police et il nous a réitéré son intérêt pour notre action pacifique. Action qui n'aurait dérangé personne. 

Vers 21h, juste avant l'arrivée d'Ueli Maurer pour une réception avec les autorités communales, un policier de la Police Cantonale Valaisanne est venu contrôler nos identités et nous poser quelques questions sur le pourquoi de notre présence militante, sans permis de port d'armes qui plus est. Je lui ai expliqué nos intentions et notre engagement dans cette campagne, aux niveaux fédéral et régional. Il comptait nous laisser aller faire notre action tant qu'elle était courte et n'embêtait personne, comme prévue donc. 

Puis le responsable de la police, voyant arriver un danger imminent pour le Président, en a décidé autrement et nous a sommé d'entrer immédiatement dans leur "local de détention" afin de poursuivre l'interrogatoire, pour un contrôle dit "de routine". Contrôle bien comique qui a duré plus de 30 minutes, le temps de nous empêcher de réaliser notre action. Nous avons donc répondu à leurs questions, avec sérieux, malgré la difficulté de retenir nos rires, et donné nos cartes d'identités respectives. 
Après une soi-disant recherche de nos antécédents dans leurs fichiers (et ceux d'Interpol ça va de soi), notre matériel politique, au danger avéré, a été confisqué et mis sous scellé (rapport en photo ci-dessous), à savoir 3 pistolets à eau, 2 drapeaux, une banderole et des flyers de campagne. Je vous laisse juger de la dangerosité de l'attirail. 

Nous représentions un danger à leurs yeux, tandis qu'une femme ivre morte hurlait "on va foutre la merde" devant l'entrée des locaux, et que des gens tiraient des feux d'artifices dans tous les sens au milieu de la foule. Sans oublier la présence de néonazis qui, eux, n'ont pas été embêtés par la police. Deux poids deux mesures.  

Une action du même type que la notre et organisée par les mêmes partis et organisations (Jeunes Socialistes, GSsA et Jeunes Verts) a pourtant été menée le même jour à Bienne et accueillie avec une belle pointe d'humour par le Président de la Confédération (article du 20min en lien ICI)

Nous pensions nous retrouver, nous aussi, jeunes engagé-e-s en politique, face à Ueli Maurer, sa répartie avec une touche d'humour et sa conception correcte du débat démocratique. La police, dans sa grande gestion de la sécurité anti-pistolets à eau, en a décidé autrement. 

Pour finir, concernant nos "armes", saisies donc, dont le danger est avéré, je tiens ici à informer Christian Varone, commandant de la Police Cantonale Valaisanne du fait qu'elles sont sûrement chargées, nous craignons que l'un ou l'une de vos agent-e-s ne se blesse en les manipulant...
 

OUI à l'abrogation du service militaire obligatoire !

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Pour plus d'informations :

Ilias Panchard, Jeunes Vert-e-s Vaudois-es : 079 922 63 31

Sébastien Deriaz, GSsA : 078 758 99 51

Joël Waeger, Jeunesse Socialiste Vaudoise : 079 961 92 60

  

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Nous cinq retenu-e-s par la police Cantonale Valaisanne

 

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Inventaire des objets et valeurs mis sous scellés

31/07/2013

Pour un service volontaire et citoyen !

Mon intervention au nom des Jeunes Vert-e-s Suisse lors de la conférence de presse du Comité "Oui à l'abrogation du service militaire obligatoire". 

Berne, centre des médias, 30.07.2013

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Mesdames, Messieurs,

Je vais axer mon intervention sur un élément en particulier : l’engagement des jeunes et leur droit à l'autodétermination dans ce domaine. On entend souvent cette vieille rengaine qui dit que « de nos jours, on ne s’engage plus ». On nous fait croire que les jeunes ne veulent plus s’engager, ne s’intéressent à rien et ne pensent qu’à faire la fête.

Mes expériences personnelles et les nombreux projets créés par des jeunes nous montrent le contraire : tant au niveau politique, associatif que bénévole, de nombreux jeunes s'engagent sérieusement, et ce sur leur temps libre, à côté de leur travail ou études.

La Suisse est ancré dans une vision passéiste du service au pays, où l’engagement se veut obligatoire et forcé. Le conscrit est hélas vu comme un probable fainéant, que l'armée va booster afin d'en faire un « vrai homme ».
Au niveau de l'engagement militaire, seule une minorité de conscrits accomplit la totalité de ses jours de service. En effet, seulement 52% des jeunes en âge de servir sont incorporés à l’armée et à peine un tiers d’entre eux y accomplissent tous leurs jours de service. Tous les autres sont congédiés sans avoir effectué la totalité de leur service militaire. Ces chiffres montrent que l’armée n’a actuellement besoin que d’une toute petite partie des hommes d’une même classe d’âge. Selon nous, l’engagement pour le bien commun doit évoluer avec son temps et, enfin, se détacher du fusil militaire !

Les jeunes s’engagent de différents manières pour la société. Cet engagement est reconnu par la Confédération, à travers, par exemple, le congé jeunesse et les 5 jours de congé supplémentaires qu'il comporte. La fin de l’obligation de servir permettra aux jeunes, femmes et hommes, de s’engager sur une base volontaire, dans des domaines qui les intéressent et où ils ont des capacités et se sentent particulièrement à l’aise.

Enfin, La mise en place d’un service volontaire représenterait un changement du rapport à la société et aux devoirs du citoyen. Les jeunes décideraient ainsi d’eux-mêmes comment ils veulent se rendre utiles, sans être poussés et infantilisés par l’État. Le fait que chacun d'entre eux puisse choisir la forme de son engagement aiderait à responsabiliser les jeunes et donnerait un sens plus fort à leur engagement. 

Ainsi, l'autodétermination en matière d'engagement est clairement indispensable et n'est rien d'autre que la pierre angulaire du développement de l'engagement des jeunes.
Voter Oui à l’abrogation du service militaire obligatoire c’est faire enfin confiance aux jeunes et en leur volonté d'engagement citoyen.

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Quelques liens suite à cette conférence : 

http://www.rts.ch/info/suisse/5101521-la-campagne-pour-l-initiative-visant-la-fin-du-service-obligatoire-est-lancee.html

 
 http://www.arcinfo.ch/fr/suisse/campagne-contre-l-obligation-de-servir-en-marche-566-1205515

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/1de3893e-f931-11e2-a6c4-1... 

 

20/07/2013

L'UDC et la lutte pour la démocratie

L'histoire est la matière m'ayant toujours le plus intéressé et reste un domaine que j'apprécie énormement étudier, analyser, détailler pour "comprendre" les évenements passés et, dans la mesure du possible, mieux percevoir le présent et construire le futur. 

L'histoire doit être analysée en détail, maniée avec des pincettes, tout en nuance. Ses conséquences et les enjeux qui lui sont liés sont tels qu'ils nous dépassent bien souvent. Hier, le président de la Confédération, l'UDC Ueli Maurer, a été dépassé par l'Histoire. Largement dépassé, une fois de plus. Rien d'étonnant. 
Suite à une question sur le risque que sa visite d'une division blindée chinoise soit reprise à des fins de propagande, alors que l'armée "a tiré sur le peuple et réprimé le mouvement démocratique dans le sang", le président de la Confédération Ueli Maurer a répondu: "je pense que nous pouvons tirer un trait sur cette affaire depuis longtemps". 

La référence, dans la question, aux massacres de la place Tian'anmen est limpide, même pour quelqu'un souvent dépassé par le sens de l'Histoire. La réponse l'est tout autant et montre, une nouvelle fois, le vrai visage de l'UDC. Il ne peut donc pas se plaindre d'avoir été piegé ou de n'avoir pas compris la question, de surcroit, posée en suisse-allemand. 
Ces propos sont inadmissibles, scandaleux et honteux de la part du président de la confédération. Je ne crois pas à une réponse malencontreuse, à une erreur ou à une faute politique. Ueli Maurer pense ce qu'il a dit, pas sûr qu'il soit prêt à l'assumer.

Plus rien ne m'étonne de la part de l'ancien président de l'UDC Suisse. Il a affiché son soutien et son lien amical aux autorités israéliennes à de nombreuses occasions. Il s'est affiché ouvertement comme l'ami de Netanyahu et du génocidaire Ehoud Barak. La signature d'un accord de coopération militaire avec Israël en marge du forum économique mondial en janvier dernier est la dernière en date. 

Un accord signé avec un régime pratiquant l'Apartheid à l'interne (Arabes israéliens) et la colonisation à l'externe. Un régime enlevant et torturant des enfants palestiniens. Un régime bombardant des civils et isolant Gaza depuis plus de 4 longues années. Un régime bloquant les paiements dûes à l'Autorité Palestinienne. 
Rien d'étonnant, hélas, de la part de l'UDC Ueli Maurer. Son parti ayant toujours soutenu les régimes les plus autoritaires. Souvenez-vous du gouvernement segrégationniste d'Afrique du Sud, soutenu ouvertement, face à l'ANC du terroriste Mandela. Blocher, ainsi que son collègue PLR Merz, était dans le coup, pas étonnant que Maurer poursuive son combat politique, en faveur de la xénophobie d'État. 

Certains politiciens devraient sérieusement penser à tirer un trait...sur leur engagement politique !

 

178334983_zoom945.jpgUeli Maurer passe en revue une division blindée de l'armée chinoise
 

 

24/06/2013

Un projet routier en retard sur ton temps

Lettre parue dans le quotidien 24 Heures, en réaction à l'article du jeudi 13 juin 2013 : La lutte solitaire d'Uri (2ème tube au Gothard)


Le 20 février 1994, 19 des 26 cantons et 52% des citoyens suisses ont approuvé l'«initiative populaire fédérale pour la protection régions alpines contre le trafic de transit ». La protection des Alpes est depuis ancré dans la constitution fédérale. Vingt ans plus tard, et malgré des avancées importantes, l'Initiative des Alpes n'a pas encore atteint son objectif majeur : le transfert des marchandises de la route au rail. 

Depuis, de nombreuses consultations populaires ont eu lieu, notamment dans les cantons directement concernés. En 2004, la population tessinoise s'est ainsi exprimée à 56% contre la construction d'un 2ème tube au Gothard. Idem dans le canton d'Uri, à une très large majorité. Leur message est clair : pas de 2ème tube !

Concernant la station de chargement de Rynächt, la position du Canton d'Uri est compréhensible : concentrer le chargement de tous les camions au même endroit serait catastrophique pour la région. Utiliser cette station seulement pour le transit interne et faire transiter sur le rail les camions européens de Bâle à Chiasso semble une bonne alternative.

En 2017, le tunnel de base du Gothard sera mis en exploitation, après plus de 20 ans de travaux titanesques. Il fait partie du projet des nouvelles liaisons ferroviaires alpines et permettra, grace au transfert des marchandises de la route au rail, de réduire le nombre de camions en transit routier. 

Les outils de ce transfert doivent absolument être développés et la construction d'un 2ème tube routier menacerait ce transfert nécessaire et d'avenir. Le cas échéant, un référendum sera lancé afin que la population suisse puisse, une fois encore, refuser ce projet routier en retard sur son temps. 


Ilias Panchard

Secrétaire des Jeunes Verts vaudois et membre de l'Initiative des Alpes
 

130418_Petition_Ross.jpgDépôt de la pétition aux 68'000 signatures contre le 2ème tube