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02/02/2014

Gripen : Saab s'immisce dans la campagne


Il y a deux semaines, le constructeur Saab était présent à Wengen lors des courses de ski pour informer le public sur l'avion de combat Gripen. L'
avionneur suédois s'est muni d'une affiche grand format surmonté de l'inscription "Gripen E - Le jet de combat intelligent pour une défense intelligente". 

Saab se défend de faire campagne et affirme présenter "des faits et des informations sur le Gripen et la collaboration industrielle en cours avec la Suisse". Collaboration dont l'issue dépend de la décision populaire, prévue en mai prochain. Personne n'est dupe : Saab participe bel et bien à la campagne en faveur du Gripen. 

Toujours autour du ski, discipline tant populaire en Suisse, des Gripen feront une "démonstration de vol" lors des finales de Lenzerheide en mars,  soit deux mois avant la votation populaire. Simple coïncidence ou promotion publicitaire savamment orchestrée ? 

Comme l'a souligné le journal Le Temps, la presse alémanique a enquêté et a relevé que le DDPS joue les conseillers en matière de communication de Saab. L'engagement de Saab dans la campagne a été discuté lors d'une réunion et nous verrons, probablement d'ici peu, quelles seront les prochaines étapes de cette "campagne d'informations" sur le terrain. 

Saab affirme qu'il respectera les règles de notre système politique. Le problème est bien là : ce genre de pratiques ne sont que peu réglementées, surtout vis à vis des groupes étrangers. 

Politiquement parlant, ce genre de manœuvres, même si elles me dérangent, font partie du jeu. L'implication d'une entreprise étrangère dans une campagne de votation ne faisant pas partie de notre culture politique, je suis persuadé que les suissesses et les suisses y apporteront la réponse adéquate le 18 mai prochain.  
 

Rendez-vous lors de la campagne ! 

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22/12/2013

La Suisse doit apprendre des erreurs du passé

Le Conseil Fédéral persiste et signe. Comme prévu, Ueli Maurer se rendra bien aux JO de Sochi en février prochain, tout comme Didier Burkhalter, futur président de la Confédération, pour y représenter la Suisse. Alain Berset devrait s'y rendre également, dans le cadre des Jeux paralympiques.

Dans le même temps, Barack Obama, François Hollande ou encore Viviane Reding, vice-présidente de la commission européenne, ont annoncé qu'ils ne feront pas le déplacement de Sochi. De plus, l'administration américaine a annoncé que Billie Jean King, ancienne joueuse de tennis et militante de la cause homosexuelle, fera partie de la délégation officielle. De vrais signaux politiques sont ainsi envoyés par bon nombre d'États.

En politique, la symbolique est importante et permet de marquer l'Histoire. Au niveau de l'actualité, le fait d'ouvrir les archives suisses quelques jours après le décès de Nelson Mandela aurait eu une portée immense et aurait permis de tourner la page sur cet épisode honteux de notre histoire. Épisode ayant impliqué le sommet de l'administration, de nombreuses banques et des personnalités politiques en devenir, tels que Merz et Blocher, futurs conseillers fédéraux.

Ces décisions symboliques font cruellement défaut à la politique suisse. Cela ne nous aide pas à assumer le rôle qui devrait être le nôtre : un pays modèle, progressiste et qui assume l'héritage des Conventions dont nous sommes porteurs.

En politique, pouvoir débattre de l'Histoire de notre pays m'intéresse tout particulièrement et me semble indispensable. Lors de la campagne pour la fin de l'obligation de servir à l'automne dernier, j'ai souligné, lors de plusieurs débats, le rôle joué par notre pays lors de la 2ème Guerre Mondiale. Un affront généralisé et une fin de non-recevoir face à ce jeune de gauche osant salir l'image de la patrie s'en est suivi. 
Mon grand-père, militant socialiste, s'est retrouvé face aux mêmes non-réponses lorsqu'il servait sous les drapeaux en 1941. La situation de l'époque peut l'expliquer. Cependant, il est inadmissible qu'avec le recul historique actuel, nous ne soyons pas capables de débattre de ces événements. Les partis bourgeois continuent hélas leur travail de sape. 

Dans le domaine fiscal (entendez : secret bancaire et évasion fiscale), les mêmes questions se posent. Prendrons-nous enfin les devants ou allons-nous attendre de nous retrouver devant le fait accompli pour réagir enfin ?

Il ne suffit pas de rejeter la faute sur nos voisins, à l'économie soi-disant mal gérée et confiscatoire, pour éviter ces questionnements fondamentaux. Il nous faut remettre en question notre propre politique fiscale, où la concurrence à la baisse règne. Oser poser la question de l'évasion fiscale, celle de la spéculation sur les matières premières ou celle de l'impact environnemental et social de certaines entreprises installés, fiscalement, sur notre territoire.

À force de faire preuve d'attentisme, la Suisse se brûle de plus en plus dangereusement les doigts et laisse son image se ternir durablement. Le scandale des fonds en déshérence nous l'a bien montré, de même que notre soutien financier et économique à l'Afrique de Sud de l'Apartheid.

En politique, il est nécessaire d'être réactif : négocier, comprendre la position et les attentes des autres, faire des concessions, et anticiper le monde de demain. La politique de l'autruche ne sert qu'à retarder l'échéance du couperet et continue à faire du tort à notre pays.  
 

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Rencontre entre le président sud-africain Pietr Botha et le conseiller fédéral Léon Schlumpf

12/12/2013

Défendre le droit à l'avortement


Le 9 février prochain, nous nous prononcerons sur l'initiative des conservateurs chrétiens et de la droite dure intitulée « financer l'avortement est une affaire privée ». Oui, en Suisse, au 21ème siècle, nous voterons une nouvelle fois sur le droit à l'avortement.

Alors qu'en 2002, presque trois-quarts des votant-e-s ont soutenu le régime des délais et ont balayé l'initiative anti-avortement «pour la mère et l’enfant», les milieux fondamentalistes reviennent sous couvert cette fois de faire baisser les coûts de la santé.

L'argument financier est mensonger : l'ensemble des avortements représentent seulement 0.03% des coûts de l'assurance maladie de base. Par comparaison, la grippe coûte 10 fois plus cher et personne ne demande le non-remboursement des dépenses qui lui sont liées.

Cette initiative s'attaque aussi à un point central de notre système maladie, la solidarité entre assuré-e-s. Même si j'ai la chance de ne pas avoir été malade ces dernières années, mes primes maladies servent néanmoins à couvrir les dépenses d'autres assuré-e-s recourant plus à des soins médicaux. Remettre en question cet aspect là c'est remettre en question le fondement même de la LAMal.

De plus, en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base, cette initiative discriminerait les femmes les plus précarisées en dégageant encore plus les hommes de toute responsabilité financière. Cette question nous concerne toutes et tous, hommes et femmes.

Avec les Jeunes Verts, j'affirme ici clairement nos valeurs féministes et progressistes en vous recommandant de voter clairement NON à cette initiative rétrograde et dangereuse qui devrait plutôt, au vu de ses implications, s'intituler « l'avortement est l'affaire des femmes – qu'elles se débrouillent ! ». 

 

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19/11/2013

Ne participons plus à Frontex !

Avec les Jeunes Verts Suisse, nous avons lancé aujourd'hui à 13h une campagne visant à cesser la participation de la Suisse à l'agence européenne de surveillance des frontières Frontex.
Pour ce faire, chacun peut aller sur notre site et y envoyer une lettre à la Conseillère Fédérale Sommaruga et à Mario Gattiker, chef de l'ODM.
 

Pour participer : http://www.jeunesverts.ch/frontex/ 

C'est l'affaire de 2 minutes, partagez le lien dans vos cercles !
 

Pour une politique d'asile responsable et humaniste. 
 

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La lettre : 

Chère Madame Sommaruga
Cher Monsieur Gattiker

Il y a quelques semaines, l'indignation suscitée par le décès tragique de centaines de réfugiés au large de Lampedusa laissait espérer un changement dans la politique d'asile de l'UE et de ses partenaires à travers le continent européen. L'espoir demeurait que les politiciennes et les politiciens de toute l'Europe se battraient finalement ensemble et, face aux tragédies sans fin, décideraient de se prononcer pour un cap libéral. Rien ne s'est passé.
La Suisse en est aussi responsable. La récente suppression des procédures d'asile aux ambassades pousse encore plus de personnes à tenter d'atteindre l'Europe par bateau pour accéder à un meilleur avenir. En plus, la Suisse participe financièrement et au niveau opérationnel au programme Frontex. Cette agence est directement responsable du fait que l'Europe devient de plus en plus clairement une forteresse.

Les méthodes utilisées par Frontex pour lutter contre les embarcations de réfugiés sont plus que douteuses. En 2008, le chef des secours de la police militaire italienne de Rome, Saverio Manozzi, déclarait à Amnesty International : « Lors de rencontres officielles […] Face aux immigrants illégaux, la défense consiste à aller à bord des bateaux afin de saisir les provisions et le carburant pour qu'ils soient obligés de continuer leur route dans ces conditions ou, et c'est mieux, de faire demi-tour. »

Cette politique occulte cependant un élément : La migration est un fait. Peu importe les lois promulguées par la Suisse ou l'UE et ses États Membres – cela ne change pas les conditions difficiles dans certaines parties du monde. Et cela nous concerne tous ! En particulier en Suisse, où nous profitons plus que d'autres pays de la globalisation économique et où, dans notre faste consommation, nous oublions parfois qu'en dehors de ce petit pays des souffrances incroyables sont courantes.
Les migrations ont toujours eu lieu et elles existeront toujours. La question est simplement : comment l'abordons-nous ?

Madame Sommaruga, Monsieur Gattiker, nous vous le demandons instamment : la Suisse ne doit plus participer à l'Europe de l'isolation. Nous avons besoin d'une globalisation qui soit bénéfique à toutes et tous, pas seulement à quelques-uns.

Ainsi, stoppez la participation tant financière qu'opérationnelle de la Suisse à Frontex. Un pays qui se réfère en permanence à sa tradition humanitaire ne peut pas collaborer main dans la main avec de telles agences.

Merci beaucoup pour votre attention et cordiales salutations

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03/11/2013

Pour en finir avec les dérives salariales

Parmi les trois objets de votation du 24 novembre prochain, l'un d'entre eux suscite particulièrement le débat et mobilise depuis plusieurs mois déjà. L'initiative dite « 1 à 12 » de la Jeunesse Socialiste ne laisse en effet personne indifférent. Entre, d'un côté, la peur d'un projet « communiste » et la fin des dérives salariales de l'autre, les positions sont tranchées.

Le contenu de l'initiative est simple : Dans une même entreprise, aucun patron ne devrait gagner plus, en un mois, que les moins bien payés de ses employé-e-s en une année.

Afin de mieux cerner les enjeux, revenons d'abord sur l'évolution récente des salaires en Suisse. Entre 2000 et 2010, le revenu disponible net des plus hauts salaires a augmenté de 23'700 francs par an alors que, durant la même période, les bas salaires ont stagné. Sachant que le coût de la vie a sensiblement augmenté dans certaines régions, le pouvoir d'achat de ces ménages aux revenus modestes a donc diminué ces dernières années.

Au niveau des écarts salariaux moyens, il était encore de 1:6 en 1984 et de 1:13 en 1998, avant de bondir à 1:43 en 2011. Les salaires des tops-managers ont ainsi augmenté de manière totalement déconnectée de la réalité économique, sous couvert de concurrence internationale et de course aux bonus. Exactement ce qui nous a amené à la crise bancaire de 2009, dont nous subissons encore les conséquences aujourd'hui.

De nombreux exemples soulignent cette déconnexion totale entre certains milieux et l'économie réel. Le cas d'UBS est un des plus parlants : en 2012, la banque a enregistré 2,5 milliards de francs de pertes. Cette gestion catastrophique n'a pas empêché sa direction de s'octroyer la même somme en bonus...

Se pose maintenant la question des mesures politiques concrètes à apporter. Les JS nous proposent de stopper ces pratiques de casino avec un modèle qui pourra évoluer dans le temps. En effet, seule la fourchette salariale étant définie, rien n'empêchera un directeur d'augmenter son salaire en augmentant aussi celui de ses employé-e-s les moins bien rémunérés.

Les opposants à l'initiative s'appuient sur plusieurs arguments économiques. Une réponse à deux arguments abondamment relayés s'impose.

Le premier d'entre eux insiste sur une délocalisation probable de certaines grandes entreprises. A mon avis, elles ont bien trop d'avantages et de bonnes conditions cadres en Suisse pour prendre le risque d'une délocalisation, en plus d'être fortement liées à la marque « suisse ».

De plus, dans le cas des deux grandes banques du pays, le parlement leur a accordé le statut de « too big too fail ». Elles  bénéficient donc d'une garantie de la confédération. Ce soutien public empêchant toute faillite leur permet de continuer à prendre des risques inconsidérés, leurs arrières étant couverts par l'État. Où trouveraient-elles des conditions semblables ?

Le deuxième argument concerne la fuite des tops-managers « sous-payés » (50'000 francs par mois). Il faut noter que ce sont des employé-e-s déjà très mobiles et souvent peu attachés à leur entreprise et à son développement. Notons aussi que l'industrie suisse n'a pas été construite par des tops-managers surdiplomés mais par des ouvriers et des techniciens hautement qualifiés, réellement attachés à leur entreprise.

Intéressons-nous aussi aux salaires les plus bas, directement concernés par cette initiative. Dans de nombreux domaines (vente, construction, hôtellerie), les salaires de moins de 4000 francs mensuels sont nombreux. Ces domaines ne sont pas couverts par des CCT, il s'avère ainsi très compliqué d'y négocier de meilleurs salaires. L'initiative 1:12 fait partie, avec l'initiative pour un salaire minimum, d'un ensemble de mesures visant à (re)valoriser l'économie réelle et toutes celles et ceux qui ont fait et qui font la richesse de notre pays : les ouvriers de l'horlogerie, les techniciens des barrages de retenue ou les employés de vente. En somme, des gens comme vous et moi. 

Ces inégalités grandissantes ont aussi des conséquences directes sur le vivre-ensemble d'une société, l'environnement et la santé des habitants. L'épidémiologiste anglais Richard Wilkinson a montré, à travers ses recherches, que les inégalités de revenus aggravent une grande partie des maux sanitaires et sociaux d’une société (santé, drogue, délinquance). En somme, lorsque les bas-salaires stagnent alors que les riches s'enrichissent davantage, la situation sanitaire se détériore et les problèmes sociaux s'accentuent. Au niveau de la protection de l'environnement, les mêmes observations sont faites : plus un pays est inégalitaire, plus il s'avère difficile d'y développer une politique environnementale crédible et ambitieuse.

Notre société souffre de ces inégalités grandissantes et les Jeunes Verts Suisse s'engagent à fond aux côtés de nos camarades Jeunes Socialistes pour que cette initiative soit acceptée. La campagne d'affichage à coups de millions des opposants ne nous fait pas peur !


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11/10/2013

Un avion de combat parmi nos priorités politiques ?

Il y a deux semaines, le parlement a finalement accepté de financer l'achat de nouveaux avions de combat, en votant le fonds d'acquisition du Gripen. 

3 milliards 126 millions de francs sur 10 ans pour acheter 22 avions suédois (Saab) qui stationneraient aux côtés des 33 F/A-18 que compte actuellement l'armée suisse. Cela afin de protéger l'espace aérien et d'assurer la police du ciel.

L'achat de ces avions, dont l'entretien et le développement coûterait près de 9 milliards, est vivement combattu par référendum afin qu'il soit soumis à la décision de la population, en toute transparence. Les Jeunes Verts, aux côtés des partis de gauche et d'un comité bourgeois formé par les Vert'libéraux, participent avec entrain à cette récolte de signatures et s'engageront dans la campagne politique qui suivra, afin de montrer l'aberration, économique et sécuritaire, que constitue un tel achat. 

En 2010, le Conseil Fédéral lui même ne considérait pas utile et d'actualité l'achat de nouveaux avions de combat et déclarait que la protection de l'espace aérien était pleinement assurée par les F/A-18. 
La version E/F du Gripen, celle que la Suisse veut se procurer, n'existe pas encore et nécessite un investissement conséquent pour son développement. Ainsi, notre pays devra verser un acompte de plus d'un milliard (40% du prix d'achat) afin de participer au développement de l'avion. Somme qui devra être versée à l'avance pour financer un avion qui n'existe, en l'état, que sur papier.

A ce propos, notre pays a déjà fait l'expérience des « avions de papier » avec le Mirage dans les années 1960¹. Rappelez-vous, où consultez les archives de la Confédération, cet avion français avait été préféré à d'autres modèles de par son prix plus avantageux. Au vu des nombreuses améliorations commandées, le Conseil Fédéral a du demander un crédit supplémentaire de 576 millions de francs au parlement. Le budget final dépassant même le prix des autres modèles, jugés trop chers.
L'achat du Gripen risque, comme ce fut le cas avec les Mirages, de nous coûter bien plus que les 3 milliards actuellement avancés par le gouvernement. 
Évitons de retomber dans un gouffre financier ! 

Enfin, consentir à une telle dépense alors que différents domaines nécessitent des investissements conséquents au niveau fédéral est scandaleux. Au moment même où le Conseil des EPF envisage d'augmenter les taxes d'études, où des cantons coupent dans les bourses d'études, où le tournant énergétique nécessite des investissements courageux, où le corridor ferroviaire entre Bâle et Chiasso doit être financé, où les agriculteurs ont besoin de moyens, où Mühleberg doit être rapidement démantelée et où de nombreux projets d'agglomérations attendent un financement. 

Cet achat fait-il réellement partie des priorités politiques de notre pays ?


Signez et faites signer le référendum, afin que ces milliards puissent être investis dans des domaines réellement prioritaires et bénéfiques pour toutes et tous !

Pour signer ---> http://www.jeunesverts.ch/news-des-jvs/signez-maintenant-...

 


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1) http://www.bar.admin.ch/dokumentation/00445/01508/01558/?...