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17/02/2015

JDC et JVerts contre la fracturation hydraulique

Les deux partis de jeunes veulent interdire la recherche de ressources fossiles par la fracturation hydraulique (fracking). La technologie fait courir des risques incontrôlables pour le château-d'eau sensible qu'est la Suisse. Actuellement la législation suisse apparait comme rafistolée, l'incertitude juridique existe. Jeunes Verts et Jeunes démocrates chrétiens appellent la Confédération et les cantons à une intervention coordonnée.

L'intérêt pour le procédé dit de „fracturation hydraulique“ dans la recherche de gaz de schiste a atteint la Suisse. D'un point de vue juridique, la Suisse n'est pas préparée à cet assaut. Quelques cantons ont réagi avec des interdictions ou des moratoires. Cependant la fracturation ne tient pas compte des frontières cantonales ou nationales, comme le projet du lac de Constance l'a montré.
Les deux partis de jeunes demandent par conséquent que les cantons, dans le cadre d'un concordat, réalisent une interdiction commune et que la Confédération ait la possibilité d'intervenir dans les régions proche des frontières. La géothermie ne doit pas être concernée par l'interdiction.

Lors de la fracturation hydraulique de grandes quantités d'eau et de produits chimiques sont injectés sous haute pression dans le sous-sol. Grâce aux fissures provoquées dans la roche, le gaz enfoui peut être extrait. Ce cocktail chimique menace fortement les naphes phréatiques et les eaux de surface. Vu la dimension de la Suisse un seul „faux-pas“ pourrait avoir des conséquences gravissimes. Le château d'eau suisse ne peut se permettre des pratiques aussi risquées pour l'environnement naturel.

Une interdiction conséquente garantirait une sécurité juridique et d'investissement pour les Cantons, les sociétés d'extraction et la population. De plus, une motion de Martin Neukom (Verts) sera bientôt débattue au Grand conseil zurichois. Le gouvernement recommande son rejet avec des arguments cousus de fil blanc.

Pour les Jeunes Verts et les JDC, il est clair que le thème doit encore franchir une étape et être discuté sur la scène politique nationale. Début décembre une étude de la Commission fédérale de géologie CFG a écarté le Fracking. Elle plaide aussi pour une solution globale à l'échelle fédérale. Jusqu'à maintenant le Conseil fédéral ne s'est pas exprimé à ce propos.
Les partis de Jeunes exigent une prise de parole du Conseil fédéral qui exclut la technologie de la fracturation hydraulique comme élément de la stratégie énergétique 2050.
En plus des risques de pollution des eaux, la recherche de ressources fossiles va totalement à l'encontre du tournant énergétique. Une motion de la conseillère nationale Aline Trede relayera expressément cette demande aux chambres.

Ilias Panchard, Co-Président Jeunes Vert-e-s Suisse: „Les dommages catastrophiques causés par la fracturation hydraulique sont visibles aux Etats-Unis. Seule une vaste interdiction peut empêcher que la Suisse fasse, elle aussi, cette erreur dramatique.“

Jean-Pascal Ammann, Président des JDC Suisse: „Nous sommes convaincus que les partis de jeunes doivent faire plus d'alliances. Pour l'environnement, la sécurité doit être la priorité et nous nous engageons ensemble dans ce but.“

Martin Neukom, député Vert Zurich: „Les systèmes incitatifs représentent une solution appropriée à de nombreux problèmes environnementaux. Le fracking est par contre tellement dommageable que seule une interdiction s'avère conséquente.“

Adrian Moser, président des JDC Canton de Zurich: „L'extraction de ressources fossiles va totalement à l'encontre du tournant énergétique. La ressource la plus importante de la Suisse est l'eau, il faut s'en soucier en conséquence !

28/12/2014

L'opacité règne sur le financement des partis

Les élections fédérales approchent à grands pas. D'ici quelques mois, la campagne commencera pour de bon et, comme à l'accoutumé, tant le montant que la provenance des moyens engagés vont faire fantasmer les éditorialistes.

En effet, contrairement à la majorité des pays européens, la Suisse n'a quasiment pas réglementé le financement des campagnes politiques, tant celui des votations populaires que des élections législatives. Cette situation est grotesque, met en danger le fonctionnement même de la démocratie directe et permet à toutes sortes de lobbys, en particulier ceux des domaines bancaire, de la pharma et des assureurs maladie, de jouer un rôle trouble dans la politique fédérale.

Hélas, à un an des élections fédérales, une totale opacité règne encore sur le financement des partis et des campagnes électorales. Le Groupe d'États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe rappelle régulièrement à la Confédération l'urgence de légiférer, jusque là sans réel impact.

Le Conseil fédéral ne voulant pas légiférer, la transparence dans le financement des partis politiques n'est pas pour demain. La limitation du budget des campagnes non plus. Mais le thème reste sur la table, il s'imposera tôt ou tard. En effet, d'ici mars 2015, la Suisse devra soumettre un rapport au GRECO sur les mesures qu'elle compte enfin prendre.

D'ici là, une bataille d'affiches s'annonce, les annonces dans les journaux vont s'accumuler et les tout-ménages vont fleurir, souvent aux dépens des idées politiques et des défis auxquels nous sommes confrontés.

Comme toutes nos actions politiques, aux Jeunes Verts, notre campagne avec en première ligne notre initiative pour une urbanisation de qualité, sera totalement transparente et au budget limité. Aux autres partis de suivre l'exemple, et d'assumer publiquement l'identité de leurs mécènes !

01/12/2014

Sécurité nucléaire: les acteurs se renvoient la balle

À l'heure où le parlement débat de la sortie du nucléaire et détaille sa stratégie énergétique pour les prochaines décennies, il est opportun de se demander qui est réellement responsable de la sécurité des centrales nucléaires et de questionner le rôle des différents acteurs. Qui plus est alors que ce même parlement semble prêt à prolonger la durée de vie des centrales à plus de 60 ans.

L'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), soumis à la surveillance du Conseil fédéral, est responsable de la sécurité des centrales nucléaires. Hélas son indépendance et le bien-fondé de ses décisions laissent songeur. De plus, les différents acteurs se renvoient la balle de la responsabilité, un véritable « ping-pong à quatre ». Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) n'assume pas ses responsabilités politiques et renvoie vers l'IFSN. Ce dernier s'en remet au DETEC etau Conseil fédéral, organe censé le surveiller. La justice renvoie vers l'IFSN et ne considère pas être apte à décider de limiter l'exploitation d'une centrale. Enfin les exploitants des centrales renvoie à l'IFSN et tentent de limiter au maximum les travaux d'entretien.

Le problème réside dans la crédibilité et l'indépendance de l'IFSN. Les personnes critiques du nucléaire n'y sont pas représentées et le revenu de ses membres y est insuffisant, obligé d'exercer une activité professionnelle à côté. Leur indépendance est ainsi loin d'être garantie. Il est temps d'avoir un anti-nucléaire à la présidence de l'IFSN, sa crédibilité s'en trouverait renforcée. Martin Neukom, ancien président des Jeunes Verts et ingénieur spécialiste du photovoltaïque, avait fait acte de candidature dans ce sens en 2011.

Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, l'IFSN communique tardivement et selon un calendrier politique. Les exemples sont nombreux. Le 14 août dernier, un arrêt d'urgence du réacteur s'est produit dans la centrale nucléaire de Mühleberg. L'IFSN a attendu le 22 novembre, soit le lendemain de sa conférence de presse concernant les mesures de sécurité de la centrale, pour publier l'information en ligne.

L'inspection doit absolument, comme c'était le cas avant Fukushima, annoncer publiquement les éventuels incidents dans un délai de vingt-quatre heures. Dans un domaine aussi sensible et potentiellement dangereux que le nucléaire, la transparence doit être la règle. Il est totalement inacceptable que l'IFSN camoufle des incidents.

Certaines positions de l'IFSN remettent en cause tant la qualité de son expertise scientifique que son indépendance. En effet, avant Fukushima l'inspection considérait que la durée de vie maximale d'une centrale devait être de 40 années, 50 au grand maximum. Or, suite aux débats actuels en commission de l'énergie, l'inspection considère maintenant que leur durée de vie peut être prolongée à 60 ans, si ce n'est plus. Ce changement majeur, ouvrant la voie à une durée de vie illimitée de centrales déjà vieillissantes, illustre sans commune mesure le manque de crédibilité de l'IFSN. Les intérêts économiques importent plus que la sécurité des citoyens et notre avenir énergétique à long terme.

L'exemple récent de Mühleberg permet aussi de comprendre le poids des exploitants et l'absence de prise en compte du risque par l'IFSN. Suite à la décision du Tribunal fédéral, les forces motrices bernoises ont obtenu une durée d'exploitation illimitée. L'IFSN a listé les travaux de maintenance devant être effectués dans la centrale. Jugeant l'investissement trop important, les FMB ont annoncé la fermeture de la centrale d'ici 2019, négociant au passage les travaux à effectuer. Ce marchandage est scandaleux, c'est au département de Doris Leuthard d'intervenir sur cette question avant qu'un accident ne survienne. Sous pression, l'IFSN va édicter de nouvelles mesures début 2015, mais rien ne garantit la sécurité de la centrale d'ici là.
Je me rappelle que lors de sa délibération sur le cas Mühleberg, le juge-rapporteur du Tribunal fédéral, Hans Georg Seiler, avait déclaré «
en matière d'énergie nucléaire, la législation fédérale n'impose pas le risque zéro ». Hélas, à Mühleberg le risque sanitaire s'avère bien plus important.

Le cas de la centrale de Mühleberg illustre le fait que, bien que cela paraisse insensé et effrayant, personne ne peut imposer l'arrêt rapide d'une centrale nucléaire qui ne respecte pas la mise en oeuvre des injonctions de l'IFSN. Même en cas de risques avérés pour la population, les recours restant possibles, la décision finale peut prendre un certain temps, aux dépens de la sécurité collective.

Cette absence de réel pouvoir décisionnel est une illustration de plus de ce « ping-pong des responsabilités », aucun organisme ne voulant assumer son rôle en défendant la collectivité plutôt que les juteux intérêts économiques des exploitants.
Il est scandaleux qu'une centrale nucléaire puisse continuer à fonctionner alors qu'elle refuse de mettre en oeuvre les exigences de l'IFSN, représentant par conséquent un danger réel et imminent pour la population et l'économie suisse.

Les récents élargissements des périmètres de distribution de pastilles d'iode montre bien que les autorités n'excluent pas qu'un accident nucléaire puisse survenir. Ces risques réels aux conséquences potentiellement catastrophiques, soulignés par mes collègues, doivent maintenant mener à des décisions politiques courageuses.

La sortie du nucléaire risque d'être retardée par le parlement, sous pression des lobbys pro-nucléaire et de l'économie. Personne n'ose prendre ses responsabilités étant donné les enjeux économiques importants et les différents acteurs ne cessent de se renvoyer la balle.

La question est de savoir si l'on est prêt à accepter les conséquences d'un éventuel accident nucléaire ou pas. Ce sera au peuple d'y répondre.
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Mon exposé lors de la conférence de presse "Nucléaire: pas de prolongation" de l'association Sortir du nucléaire ce matin à Berne.


 

15/09/2014

Cessons les renvois vers l'Italie !

En 2013, plus de 4000 demandeurs d'asile ont été renvoyés vers l'Italie par la Confédération et les cantons. Plusieurs familles se trouvent actuellement sous la menace d'un renvoi.
Ces renvois s'appuient sur le règlement Dublin qui stipule que la demande d'asile doit être traitée par le premier pays européen avec lequel le requérant est entré en contact. Ce système met une pression excessive sur les pays frontaliers, dont le système d'asile ne permet plus d'accueillir autant de réfugiés.

Cela n'empêche pas la Suisse de continuer à renvoyer en masse, alors même que le règlement de Dublin autorise les États à ne pas transférer les requérants d'asile et à traiter les demandes sur leur territoire. La marge de manœuvre politique existe bel et bien. Comme le règlement Dublin permet à la Suisse de renvoyer bien plus de demandeurs d'asile qu'elle n'en accueille, la politique du chiffre chère à l'ODM trouve en Dublin un allié précieux.

Au vu de la situation en Italie et dans les pays frontaliers, Simonetta Sommaruga devrait soutenir une répartition plus équitable entre les États européens. Sans cela, l'Italie, dépassé par la situation migratoire – près de 100'000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, continuera à laisser une partie de ces personnes vulnérables à la rue, sans assistance.

À plus court terme, la Confédération et les cantons doivent suspendre les renvois vers l'Italie afin d'éviter de plonger de nouvelles personnes dans des situations de détresse. Au lieu d'accélérer les procédures de renvois, le département de Simonetta Sommaruga doit travailler à traiter plus rapidement les dossiers des réfugiés susceptibles de voir leur demande d'asile acceptée.

Les discours creux de Simonetta Sommaruga ne suffisent plus. Derrière les décisions de renvoi, il y a des êtres humains, souvent des familles avec enfants. Elle doit enfin faire de la politique en reprenant le dessus sur la machine administrative et ses décisions arbitraires.

 

 

 

07/07/2014

Pétition pour une rémunération décente des stages

 Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s lancent une pétition pour une rémunération décente des stages.

Le constat est alarmant ! Faute de cadre juridique, le stage est victime d’un usage abusif et toujours plus courant, prétéritant largement tant ses objectifs que ses résultats. Passage obligé pour tout étudiant soucieux de construire un avenir professionnel, il implique très souvent de longues périodes de travail non rémunérées, alors qu’il ne contient parfois aucun aspect de formation ou dans d’autres cas, remplace un véritable emploi.

Ces pratiques contreproductives nuisent gravement :

  • au marché du travail, car le stage non-rémunéré cache parfois un véritable poste, supprimant un emploi potentiel du marché
  • à la situation personnelle du stagiaire, car l’absence de rémunération fait obstacle à son indépendance financière et économique
  • à la situation, le cas échéant, de celui qui subvient aux besoins du stagiaire, qu’il s’agisse d’un parent ou de l’Etat, celui-ci doit financer le stagiaire à la place de l’employeur
  • à la qualité du travail en général, car de telles conditions entraînent forcément une perte de motivation chez le stagiaire

Alors que le stage devrait être une expérience enrichissante, il suscite un mal-être général. Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s constatent cet abus et entendent lutter pour l’instauration d’un cadre juridique qui puisse y mettre fin. Nous revendiquons à ce titre une rémunération du stage :

  • dès la 5ème semaine de travail, la période d’observation étant alors dépassée
  • d’un montant mensuel minimum de 1'100 fr. jusqu’à l’obtention d’un Bachelor ou diplôme équivalent et de 2'200 fr. par la suite
  • d’un montant de, respectivement, 600 fr. et 1'200 fr. si le stage est effectué dans une PME
  • qui vienne s’ajouter dans tous les cas au défraiement des repas, ceci quelle que soit la durée du stage

Si toi aussi tu es contre cette pratique déloyale, qui nuit à tout un chacun et compromet l’avenir des prochaines générations.

--> La pétition peut être signée en ligne ICI.

09/05/2014

Le traité transatlantique menace nos acquis sociaux et environnementaux

Exceptionnellement, je me permets de partager ici un communiqué de presse que nous avons publié aux Jeunes Vert-e-s à propos du traité transatlantique. Bien que j'ai plutôt l'habitude de publier des notes personnelles, au vu de l'importance de cette issue, j'y fais une exception.
Bonne lecture et au plaisir d'en débattre!

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(Lien vers le communiqué

Les négociations TAFTA (Transatlantic Free Trade Area, appelées aussi TTIP), menées dans la plus grande opacité, visent à mettre en place une zone de libre-échange transatlantique, ce qui en ferait la plus grande au monde en réunissant près de 50 % du PIB mondial. Les Jeunes Vert-e-s s'opposent à ce traité de dérégulation néolibérale qui vise à donner encore plus d'outils aux entreprises supranationales face aux normes sociales et environnementales.

Le but du traité est d'aligner les réglementations sociales, techniques, sanitaires et environnementales de part et d'autre de l'océan ainsi que d'éliminer les obstacles aux échanges commerciaux. Ce projet bénéficie hélas d'un soutien confortable au parlement européen et, en dehors des écologistes et de la gauche unitaire, aucun groupe politique ne se prononce véritablement contre le principe même de dérégulation à la base du projet. La position est la même parmi les candidat-e-s à la présidence de la Commission Européenne où seuls José Bové, eurodéputé français, et Ska Keller, candidate des Jeunes Verts européens, mènent campagne sur ce thème dans toute l'Europe.

Au niveau suisse, ce traité pourrait avoir des conséquences tout aussi désastreuses que dans le reste de l'Europe. Les services publics sont directement touchés étant donné la possibilité donnée aux entreprises d'attaquer en justice les États qui entraveraient leur course au profit. Procédure employée par Veolia contre l'État égyptien pour avoir mis en place un salaire minimum qui allait contre l'intérêt de ses actionnaires. Ce traité menacerait ainsi le fonctionnement même de notre système démocratique et judiciaire.

Au niveau de l'alimentation, les risques sont doubles et concerneraient tant la production indigène que l'importation de produits homologués aux États-Unis ou en Europe. Le Cassis-de-Dijon permet ainsi à des produits répondant aux normes européennes d'être commercialisés sur notre marché et ce même si ils ne correspondent pas à nos exigences sociales et environnementales.
Il y a ainsi un risque réel de voir débarquer des produits nord-américains tels que du poulet nettoyé à l'aide de produits chimiques, de la viande de boeuf bourrée d'hormones ou encore des aliments OGM, malgré l'interdiction de ces produits dans notre pays.

« Nous devons enfin reprendre le dessus sur le libre-échange et fixer des règles contraignantes afin d'empêcher les entreprises transnationales et les marchés financiers de décider du contenu de notre assiette, du prix de l'envoi d'une lettre ou de nos conditions de travail ! » considère Ilias Panchard, co-président des Jeunes Vert-e-s.

Deux réponses politiques semblent indispensables : continuer à nous opposer à cet accord de libre-échange transatlantique, tant au niveau européen que suisse, et fixer des exigences plus élevées pour les produits importés et vendus dans notre pays.

L'initiative populaire pour des aliments équitables (Fair Food), lancée prochainement par les Verts, répond à cet objectif en permettant la fixation des règles du jeu équitables et réalistes. Elles permettront aux consommateurs d'acheter des aliments sains, produits dans des conditions écologiquement et socialement responsables ainsi qu'aux paysans de lutter contre cette concurrence déloyale faite sur le dos d'ouvrières et d'ouvriers agricoles exploités pour des salaires de misère.