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02/09/2013

Syrie : soyons du bon côté de l'Histoire

Je partage ici l'article d'une amie et camarade d'origine syrienne à propos des derniers événements de Syrie. Réfléchissons à notre responsabilité historique...

 


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Vous êtes nombreux à manifester en masse à tous les coins de rues à travers le monde depuis l'annonce d'une possible intervention internationale en Syrie, et quand je vous y vois tous, j'ai envie de hurler...!
Où étiez-vous quand le régime syrien torturait des enfants de 10 ans, pour finir par renvoyer leurs corps en morceaux à leurs parents ? Où étiez-vous quand il a répondu aux manifestations pacifiques et aux demandes de réformes à coups de snipers et de tanks ?
Où étiez-vous quand il a commencé à bombarder volontairement les zones civiles ? Et au lancement du premier missile balistique, d'une puissance telle qu'il a réduit à néant tout un bloc d'immeubles? Avez-vous réagi aux massacres à l'arme blanche, quand les milices du régime exterminaient la population d'un quartier entier, massacres qu'on pourrait qualifier de nettoyages ethniques ?
Et où étiez-vous quand, le 21 août 2013, le régime Assad a gazé la population d'Al Ghouta, lançant une trentaine de missiles, faisant plus de 1500 morts et 10'000 blessés dont plus d'un tiers d'enfants ?


J'étais, moi, dans les rues à dénoncer le régime syrien et l'indifférence de la communauté internationale et je peux vous assurer les syriens s'y trouvaient seuls. Quel droit avez-vous dès lors de protester contre une intervention en Syrie ? N'y avait-il pas déjà une "guerre" en Syrie ? Il fallait vous insurger avant!


On ne veut pas voir d'intervention internationale en Syrie, alors que l'Iran et le Hezbollah y ont mis les pieds depuis des lustres, travaillant main dans la main avec le régime. On critique l'impérialisme américain mais quand il s'agit de l'armement du régime syrien par les russes, on ne pipe mot. De fait, la réponse internationale a été longtemps attendue, en vain.


Une intervention aurait été, à l'époque, très facile à mettre en place, et déjà légitime. Dès le début du soulèvement la réponse du régime aux demandes du peuple a été plus que démesurée. On ne tire pas à balle réelle sur des manifestants, on ne sort pas les tanks. Se débarrasser du régime aurait été à la fois facile et justifié. Quelques mois plus tard, on aurait eu besoin de couloirs humanitaires et d'une zone d'exclusion aérienne. Il aurait fallu armer les rebelles (alias: des déserteurs et des civils) afin qu'ils puissent se défendre contre le régime à armes égales. Cela aurait probablement suffi à mettre fin au bain de sang. Mais ça n'était pas dans les intérêts des Etats-Unis. Ils soutenaient, et soutiennent encore, les intérêts d'Israël, qui eux correspondent a un affaiblissement de la Syrie. C'est à dire ni opposition ni régime, mais bien le conflit. En étudiant les arrivées d'armes a l'opposition, on découvre qu'elles ne se font qu'au compte-goutte, et dépendent de l'évolution de la situation sur le terrain, sans doute pour garder un équilibre vital au prolongement du conflit. (Beaucoup des armes promises et tant attendues ne sont du reste jamais arrivées).


Puis, presque deux ans après le début du conflit, les brigades islamistes ont débarqué, officiellement affiliées a Al-Qaïda. La communauté internationale les a alors utilisées comme excuse pour ne plus intervenir dans les affaires syriennes de peur d'armer les "mauvais rebelles". Il a ensuite été prouvé que ces milices étaient en fait financées par le régime syrien.


Pour en revenir à la-dite intervention à venir, sachez qui ni l'ONU ni les Etats-Unis n'interviendraient s'ils avaient le choix. Personne n'a d'intérêt aujourd'hui à une intervention importante en Syrie, sinon elle aurait déjà eu lieu et le conflit aurait pris fin. La vérité c'est qu'ils ne l'ont pas, ce choix. Parce que, s'ils n'interviennent pas maintenant, alors les conventions de Genève et le Protocole de Genève interdisant l'usage des armes chimiques ne sont que des mots vides de sens auxquels les gouvernements n'ont aucune obligation de se tenir.


Mais ne vous méprenez pas, ces frappes aériennes ne sont pas faites pour aider l'opposition, elles ne changeront en rien le rapport de force actuel. Elles ont pour unique but de punir le vilain garçon qui a poussé le bouchon (la ligne rouge en l’occurrence) trop loin. C'est la raison pour laquelle la liste des cibles avait été communiquée, pour éviter un risque de réponse sur Israël, risque que personne n'oserait prendre. Risque d'ailleurs bien réel puisque le Hezbollah a annoncé en retirant ses troupes que si les frappes modifiaient un tant soit peu l'équilibre de la situation, ils déclareraient la guerre à Israël. On remarquera aussi que le massacre en question a eu lieu il y a déjà deux semaines, et que les acteurs comme l'Angleterre se retirent peu à peu. Alors que les frappes se font attendre la probabilité d'une intervention diminue chaque jour.


Dormez donc sur vos deux oreilles, il n'y aura pas plus de guerre en Syrie qu'il n'y en a déjà , éventuellement quelques frappes sanguinaires de plus. Mais s'il y a une chose dont vous pouvez être sûrs, c'est que, quoi qu'il arrive, la seule victime de l'histoire sera le peuple syrien, et que c'est bien le seul qui n'y a pas son mot à dire.

Leila Sibai
FemmeS pour la Démocratie

20/07/2013

L'UDC et la lutte pour la démocratie

L'histoire est la matière m'ayant toujours le plus intéressé et reste un domaine que j'apprécie énormement étudier, analyser, détailler pour "comprendre" les évenements passés et, dans la mesure du possible, mieux percevoir le présent et construire le futur. 

L'histoire doit être analysée en détail, maniée avec des pincettes, tout en nuance. Ses conséquences et les enjeux qui lui sont liés sont tels qu'ils nous dépassent bien souvent. Hier, le président de la Confédération, l'UDC Ueli Maurer, a été dépassé par l'Histoire. Largement dépassé, une fois de plus. Rien d'étonnant. 
Suite à une question sur le risque que sa visite d'une division blindée chinoise soit reprise à des fins de propagande, alors que l'armée "a tiré sur le peuple et réprimé le mouvement démocratique dans le sang", le président de la Confédération Ueli Maurer a répondu: "je pense que nous pouvons tirer un trait sur cette affaire depuis longtemps". 

La référence, dans la question, aux massacres de la place Tian'anmen est limpide, même pour quelqu'un souvent dépassé par le sens de l'Histoire. La réponse l'est tout autant et montre, une nouvelle fois, le vrai visage de l'UDC. Il ne peut donc pas se plaindre d'avoir été piegé ou de n'avoir pas compris la question, de surcroit, posée en suisse-allemand. 
Ces propos sont inadmissibles, scandaleux et honteux de la part du président de la confédération. Je ne crois pas à une réponse malencontreuse, à une erreur ou à une faute politique. Ueli Maurer pense ce qu'il a dit, pas sûr qu'il soit prêt à l'assumer.

Plus rien ne m'étonne de la part de l'ancien président de l'UDC Suisse. Il a affiché son soutien et son lien amical aux autorités israéliennes à de nombreuses occasions. Il s'est affiché ouvertement comme l'ami de Netanyahu et du génocidaire Ehoud Barak. La signature d'un accord de coopération militaire avec Israël en marge du forum économique mondial en janvier dernier est la dernière en date. 

Un accord signé avec un régime pratiquant l'Apartheid à l'interne (Arabes israéliens) et la colonisation à l'externe. Un régime enlevant et torturant des enfants palestiniens. Un régime bombardant des civils et isolant Gaza depuis plus de 4 longues années. Un régime bloquant les paiements dûes à l'Autorité Palestinienne. 
Rien d'étonnant, hélas, de la part de l'UDC Ueli Maurer. Son parti ayant toujours soutenu les régimes les plus autoritaires. Souvenez-vous du gouvernement segrégationniste d'Afrique du Sud, soutenu ouvertement, face à l'ANC du terroriste Mandela. Blocher, ainsi que son collègue PLR Merz, était dans le coup, pas étonnant que Maurer poursuive son combat politique, en faveur de la xénophobie d'État. 

Certains politiciens devraient sérieusement penser à tirer un trait...sur leur engagement politique !

 

178334983_zoom945.jpgUeli Maurer passe en revue une division blindée de l'armée chinoise
 

 

13/05/2013

Complice de noyades ?

 

Cet après-midi, plus de 60 personnes se sont réunies sur la place de l'Europe, à Lausanne, pour dénoncer la révision de la loi sur l'asile, soumise au peuple le 9 juin prochain. L'action critiquait en particulier la fin de la possibilité de déposer une demande d'asile depuis une ambassade, à l'étranger, mesure en place depuis 1981. Cette procédure a permis, depuis sont entrée en vigueur, à plus de 2500 personnes menacées de venir se réfugier en Suisse, sans devoir passer par des réseaux de passeurs ou traverser la Méditérannée. 

Concernant cette procédure, plusieurs récits, entendus et lus pendant cette campagne, m'ont fortement marqué. Un plus particulièrement : la semaine passée, on m'a raconté le parcours d'un père somalien pour tenter de faire venir ses enfants, orphelins de mère et séjournant en Éthiopie avec leur tante, en Suisse. La procédure en ambassade a été suivie et, au bout d'une année de démarches, l'office des migrations refuse d'accorder l'asile, même provisoire, aux enfants en considérant qu'ils ne sont pas menacés en Éthiopie et qu'ils n'ont pas de... liens cuturels avec la Suisse (Non ce n'est pas une blague...). Des enfants à qui l'on refuse le regroupement familial alors que leur père vit ici et que leur mère a été tué par des islamistes en Somalie. 
Après avoir entendu ce récit, je n'ai pas pu arrêter de m'imaginer tous ceux à qui l'ODM a refusé et refuse son aide sous couvert de raisons plus arbitraires et inadmissibles les unes que les autres. Si ces enfants, au parcours bien compliqué, se sont vu refoulés, il est difficile d'imaginer quels sont les parcours de vie des 2500 personnes accueillis suite à une demande d'asile déposée en ambassade. 

Notre pays se doit de développer cette procédure et travailler au niveau local pour informer des conditions, des risques et des opportunités rencontrés en Europe et en Suisse, ainsi que lors du long et périlleux voyage qui y mène. En parallèle, dans un domaine qui me tient particulièrement à coeur, la Suisse doit continuer à travailler en coopération avec des partenaires locaux dans les domaines de l'éducation, de la santé, de l'agriculture ou encore de la prévention des conflits. 

Au lieu de cela, cette procédure aux ambassades a été froidement supprimée. Mme Sommaruga nous promet déjà des visas humanitaires pour remplacer, partiellement, cette procédure. Premièrement, pourquoi vouloir remplacer cette procédure pour la remplacer par une autre qui lui ressemble (d'apparence en tout cas), autant ne pas la supprimer pardi!
Ensuite, en l'entendant parler de ces visas reglementés, mes pensées vont aux réfugiés syriens à qui la Suisse refuse d'accorder l'asile, sous prétexte qu'ils ne sont plus dans un pays menacé, malgré les contextes locaux très difficiles, en Jordanie, en Turquie, en Irak ou au Liban. En somme, ce ne sont pas les deux maigres contingents (36 et 37 réfugiés syriens) accueillis jusqu'à maintenant qui vont me faire croire aux vertus de ces "visas humanitaires". 

Ces solutions de rechange ne sont que des fumisteries, du vent pour détendre l'atmosphère politique et se donner bonne conscience. Un seul mot d'ordre valable : votez NON le 9 juin !
 
 

web-flashmob-asile-lausanne-1.jpgPhoto : Jean-Sébastien Monzani

10/05/2013

Des mesures indignes de la Suisse

Le 2 mai dernier, les Églises chrétiennes ont rejeté les durcissements prévus par les mesures urgentes de la loi sur l'asile. Lors d'une conférence de presse au centre pour requérants d'asile de Köniz, elles ont affirmé leur opposition commune à cette révision, ne pouvant se taire lorsque "l'humanité est en jeu". 
Martin Werlen, 
Abbé d'Einsiedeln et intervenant en tant que représentant de la Commission Justice et Paix de la Conférence des évêques suisses, résume très bien, par ces quelques mots, le climat "de peur" , tout aussi réelle qu'artificiel, qui règne dans notre pays : "
Les requérants d’asile ne sont pas un problème, mais ils ont un problème."

Cette solidarité des Églises s'ajoute aux nombreux autres soutiens, tant politiques qu'institutionnels : les femmes PDC, les Jeunes démocrates-chrétiens vaudois et genevois ainsi que les sections PDC des cantons de Genève et Vaud se sont prononcés contre la révision, à de larges majorités. De plus, bon nombre d'écrivains, médecins et juristes ont exprimé leurs critiques face à ces durcissements du droit d'asile. Ainsi, une liste de soutien "bourgeois" a été créée et rassemble déjà des personnalités importantes.¹  

Les critiques et incompréhensions exprimées concernent des mesures inadamissibles : fin des procédures aux ambassades, non-reconnaissance de la désertion comme motif d'asile et déni des droits de recours. Les deux premières s'attaquant aux réfugiés les plus menacés et, la troisième, bafouant l'équité des procédures juridiques. Même aux seins des partis pro-révision, ces mesures choquent  passablement et sont considérées comme indignes d'un pays comme le nôtre !

Ces soutiens et ces réserves internes sont aussi, à mon avis, l'expression de la Suisse d'Henry Dunant, cette Suisse humaniste, celle des Conventions de Genève, à l'oreille attentive et, historiquement, ouverte sur le monde. Celle qui doit combattre cette révision, se faire entendre le 9 juin prochain et tout faire pour aider à construire, ensemble, un pays solidaire, conscient de ses choix et actif positivement sur la scène internationale. La lutte sera longue, mais ensemble, nous y arriverons. 

Ces prochaines semaines, et ce au moyen d'actions de terrain, de stands et d'interventions lors de conférences, nous allons entrer dans le cœur de la révision afin d'informer la population des drames humains qui risquent de se jouer selon notre décision, dans l'urne

 

 1 : http://www.grundwerte-appell.ch/

toutelarichesse.jpg

02/05/2013

L'équité des procédures est bafouée !


La semaine passée, un comité bourgeois de soutien aux modifications de la loi sur l'asile a lancé la campagne pro-révision. Regroupant des élu-e-s du PLR, du PBD, du PDC ou encore des Verts'libéraux, il a commencé sa campagne par des 
mensonges, donnant ainsi un aperçu de la tactique que les pro-révision utiliseront pendant la campagne. 

Je désire ici apporter quelques précisions, de la substance et, je l'espère, un peu de clarté quant aux enjeux de cette révision. D'autres articles plus détaillés suivront.

Il n'est clairement pas normal qu'un requérant doive attendre plus d'une année avant que sa procédure touche à son terme. Cependant, dans cette révision, la seule accélération concrète et chiffrée des procédures touche au droit de recours. Dans le cadre des procédures tests, il peut être réduit de 30 à 10 jours. Et, sachant qu'une part importante des recours déposés au TAF aboutissent, cette mesure vise à les limiter pour pouvoir refouler plus de requérants, quelque soit la raison de leur venue. L'équité des procédures est ouvertement bafouée.

Martin Landolt (PBD/GL) affirme ensuite que les honnêtes demandeurs d'asile tirent profit de cette révision. Sa déclaration est malhonnête : Il oublie que la suppression de la désertion comme motif d'asile précarise le sort des déserteurs érythréens en ne leur accordant plus qu'un permis provisoire au lieu d'une autorisation de séjour. 
En regard du droit international, notre pays ne pourra, heureusement, pas renvoyer ces déserteurs et décide, malgré les critiques du Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR), de précariser la situation de ceux qui refusent de tuer.

Enfin, Isabelle Moret (PLR/VD) souligne que « la Suisse était le seul État européen à reconnaitre encore cette voie » de la procédure aux ambassades. Cela n'a rien d'un argument. Cette procédure mais elle concernait un faible pourcentage des réfugiés accueillis, à qui la Suisse a offert sa protection, conformément à sa tradition humanitaire (2572 personnes accueillies depuis 1980). Sans cette procédure, Dieu seul sait ce qu'il serait advenu de ces personnes menacées...


non-le-9-juin.png 

 

26/03/2013

Défendre le droit d'asile : la campagne est lancée !

 63'666 signatures, on l'a fait !
Les modifications de la loi sur l'asile votées par le parlement en septembre de l'année passée seront soumises au peuple le 9 juin prochain. En effet, le référendum contre les durcissements du droit d'asile a abouti avec plus de 63'000 signatures valables déposées à la chancellerie fédérale en janvier. Une première étape rondement menée, à tous les niveaux !

La relative facilité avec laquelle les paraphes ont été réunies indique clairement qu'une partie de la population s'oppose à ces mesures et se rend compte qu'elles ne serviront qu'à précariser ceux qui ont le plus besoin de l'aide de la Suisse, déserteurs et réfugiés politiques en tête. Ceux dont notre pays se veut, à travers ses engagements internationaux et sa tradition humanitaire, le grand défenseur.

Dans cette optique, la deuxième étape a commencé, avec le lancement de la campagne référendaire au niveau national et dans les régions. Les Jeunes Vert-e-s suisse y jouent un rôle important, comme nous l'avons fait tout au long de la récolte de signatures. Au niveau romand, une coordination a d'ores et déjà été créée avec des représentants des différents cantons, partis et organisations, comptant elle aussi une présence verte, jeune et moins jeune.

La question du but de la campagne se pose : Nous voulons convaincre un maximum de citoyens de l'inefficacité de ces mesures de durcissement et des dégâts humains qu'elles vont engendrer. En effet, ces restrictions ne rendent pas la Suisse « moins attractive », mais coupable de graves restrictions en matière d'aide aux réfugiés (Voir le rapport du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés1). Le but, plus large, est la mobilisation des opposants à cette révision afin de s'organiser en vue des prochaines échéances dans le domaine du droit d'asile (2ème paquet de révisions, initiative contre la discrimination et camps pour y enfermer les requérants récalcitrants).

Certains, en particulier dans les médias, se demandent comment la campagne sera menée sachant que notre budget risque d'être relativement faible. Nous serons inventifs et très actifs, comme nous l'avons été pendant la récolte de signatures, avec à la clé, une première étape réussi, malgré les doutes de certains. Et, n'oublions pas que nous sommes nombreux, motivés et avons derrière nous un soutien non négligeable (plus de 60'000 signataires) dans différentes régions du pays. Pendant cette campagne, l'engagement de terrain et les idées originales seront nos meilleurs alliés pour convaincre largement.

Ainsi, en terme d'engagement, les jeunes vert-e-s vaudois sont actifs à tous les niveaux de la campagne. Ainsi, nous faisons partie de la coordination vaudoise, de la coordination romande et nous nous rendons aux réunions nationales afin, entre autres, d'y représenter la romandie.

Cette présence aux différents échelons de la campagne est indispensable pour mieux coordonner les actions de terrain, communiquer entre les coordinations et construire ainsi une campagne globale et cohérente des deux côtés de la Sarine, de Genève à Saint-Gall.

Pour la campagne de terrain, nous avons besoin d'aide, en matière d'idées, de présence sur les stands, d'organisation politique et d'engagement en général. Contactez-nous si vous êtes motivés à participer à cette aventure de 3 mois, pour le droit d'asile, que ce soit dans le cadre d'une action ponctuelle ou à plus long terme, vous êtes les bienvenu-e-s !

Il faut voir cette campagne comme le début d'un engagement national plus global dans la défense du droit d'asile, des réfugiés et des requérants d'asile. Peu importe le résultat du 9 juin prochain, nous serons, suite à cette campagne, organisés, motivés et prêts à mener les prochains combats politiques difficiles qui s'annoncent ces prochaines années.

Finalement, attardons-nous quelques instants sur les conséquences possibles et probables de ces durcissements du droit d'asile et, permettons-nous une pensée de solidarité envers les déserteurs érythréens clairement visés par ces durcissements et gravement menacés dans leur pays. Une pensée amicale à toutes celles et ceux qui se battent aux quatre coins du monde pour la démocratie, la liberté et la justice, malgré les risques qu'ils encourent, difficilement imaginables dans notre démocratie parlementaire. Bravo à vous toutes et tous pour votre courage, et sachez qu'en défendant le droit d'asile en Suisse, nous sommes à vos côtés dans la lutte !

(article paru dans OuVERTure en mars 2013, le journal des jeunes vert-e-s romand-e-s)

1http://www.unhcr.ch/droit/droit-dasile-suisse.html?L=1 (2ème prise de position).

 

Pour participer à la campagne : Site de stopexclusion (Rubrique "Dans votre canton")

  

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