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28/12/2014

L'opacité règne sur le financement des partis

Les élections fédérales approchent à grands pas. D'ici quelques mois, la campagne commencera pour de bon et, comme à l'accoutumé, tant le montant que la provenance des moyens engagés vont faire fantasmer les éditorialistes.

En effet, contrairement à la majorité des pays européens, la Suisse n'a quasiment pas réglementé le financement des campagnes politiques, tant celui des votations populaires que des élections législatives. Cette situation est grotesque, met en danger le fonctionnement même de la démocratie directe et permet à toutes sortes de lobbys, en particulier ceux des domaines bancaire, de la pharma et des assureurs maladie, de jouer un rôle trouble dans la politique fédérale.

Hélas, à un an des élections fédérales, une totale opacité règne encore sur le financement des partis et des campagnes électorales. Le Groupe d'États contre la corruption (GRECO) du Conseil de l’Europe rappelle régulièrement à la Confédération l'urgence de légiférer, jusque là sans réel impact.

Le Conseil fédéral ne voulant pas légiférer, la transparence dans le financement des partis politiques n'est pas pour demain. La limitation du budget des campagnes non plus. Mais le thème reste sur la table, il s'imposera tôt ou tard. En effet, d'ici mars 2015, la Suisse devra soumettre un rapport au GRECO sur les mesures qu'elle compte enfin prendre.

D'ici là, une bataille d'affiches s'annonce, les annonces dans les journaux vont s'accumuler et les tout-ménages vont fleurir, souvent aux dépens des idées politiques et des défis auxquels nous sommes confrontés.

Comme toutes nos actions politiques, aux Jeunes Verts, notre campagne avec en première ligne notre initiative pour une urbanisation de qualité, sera totalement transparente et au budget limité. Aux autres partis de suivre l'exemple, et d'assumer publiquement l'identité de leurs mécènes !

01/12/2014

Sécurité nucléaire: les acteurs se renvoient la balle

À l'heure où le parlement débat de la sortie du nucléaire et détaille sa stratégie énergétique pour les prochaines décennies, il est opportun de se demander qui est réellement responsable de la sécurité des centrales nucléaires et de questionner le rôle des différents acteurs. Qui plus est alors que ce même parlement semble prêt à prolonger la durée de vie des centrales à plus de 60 ans.

L'inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN), soumis à la surveillance du Conseil fédéral, est responsable de la sécurité des centrales nucléaires. Hélas son indépendance et le bien-fondé de ses décisions laissent songeur. De plus, les différents acteurs se renvoient la balle de la responsabilité, un véritable « ping-pong à quatre ». Le Département fédéral de l'environnement, des transports, de l'énergie et de la communication (DETEC) n'assume pas ses responsabilités politiques et renvoie vers l'IFSN. Ce dernier s'en remet au DETEC etau Conseil fédéral, organe censé le surveiller. La justice renvoie vers l'IFSN et ne considère pas être apte à décider de limiter l'exploitation d'une centrale. Enfin les exploitants des centrales renvoie à l'IFSN et tentent de limiter au maximum les travaux d'entretien.

Le problème réside dans la crédibilité et l'indépendance de l'IFSN. Les personnes critiques du nucléaire n'y sont pas représentées et le revenu de ses membres y est insuffisant, obligé d'exercer une activité professionnelle à côté. Leur indépendance est ainsi loin d'être garantie. Il est temps d'avoir un anti-nucléaire à la présidence de l'IFSN, sa crédibilité s'en trouverait renforcée. Martin Neukom, ancien président des Jeunes Verts et ingénieur spécialiste du photovoltaïque, avait fait acte de candidature dans ce sens en 2011.

Depuis l'accident nucléaire de Fukushima, l'IFSN communique tardivement et selon un calendrier politique. Les exemples sont nombreux. Le 14 août dernier, un arrêt d'urgence du réacteur s'est produit dans la centrale nucléaire de Mühleberg. L'IFSN a attendu le 22 novembre, soit le lendemain de sa conférence de presse concernant les mesures de sécurité de la centrale, pour publier l'information en ligne.

L'inspection doit absolument, comme c'était le cas avant Fukushima, annoncer publiquement les éventuels incidents dans un délai de vingt-quatre heures. Dans un domaine aussi sensible et potentiellement dangereux que le nucléaire, la transparence doit être la règle. Il est totalement inacceptable que l'IFSN camoufle des incidents.

Certaines positions de l'IFSN remettent en cause tant la qualité de son expertise scientifique que son indépendance. En effet, avant Fukushima l'inspection considérait que la durée de vie maximale d'une centrale devait être de 40 années, 50 au grand maximum. Or, suite aux débats actuels en commission de l'énergie, l'inspection considère maintenant que leur durée de vie peut être prolongée à 60 ans, si ce n'est plus. Ce changement majeur, ouvrant la voie à une durée de vie illimitée de centrales déjà vieillissantes, illustre sans commune mesure le manque de crédibilité de l'IFSN. Les intérêts économiques importent plus que la sécurité des citoyens et notre avenir énergétique à long terme.

L'exemple récent de Mühleberg permet aussi de comprendre le poids des exploitants et l'absence de prise en compte du risque par l'IFSN. Suite à la décision du Tribunal fédéral, les forces motrices bernoises ont obtenu une durée d'exploitation illimitée. L'IFSN a listé les travaux de maintenance devant être effectués dans la centrale. Jugeant l'investissement trop important, les FMB ont annoncé la fermeture de la centrale d'ici 2019, négociant au passage les travaux à effectuer. Ce marchandage est scandaleux, c'est au département de Doris Leuthard d'intervenir sur cette question avant qu'un accident ne survienne. Sous pression, l'IFSN va édicter de nouvelles mesures début 2015, mais rien ne garantit la sécurité de la centrale d'ici là.
Je me rappelle que lors de sa délibération sur le cas Mühleberg, le juge-rapporteur du Tribunal fédéral, Hans Georg Seiler, avait déclaré «
en matière d'énergie nucléaire, la législation fédérale n'impose pas le risque zéro ». Hélas, à Mühleberg le risque sanitaire s'avère bien plus important.

Le cas de la centrale de Mühleberg illustre le fait que, bien que cela paraisse insensé et effrayant, personne ne peut imposer l'arrêt rapide d'une centrale nucléaire qui ne respecte pas la mise en oeuvre des injonctions de l'IFSN. Même en cas de risques avérés pour la population, les recours restant possibles, la décision finale peut prendre un certain temps, aux dépens de la sécurité collective.

Cette absence de réel pouvoir décisionnel est une illustration de plus de ce « ping-pong des responsabilités », aucun organisme ne voulant assumer son rôle en défendant la collectivité plutôt que les juteux intérêts économiques des exploitants.
Il est scandaleux qu'une centrale nucléaire puisse continuer à fonctionner alors qu'elle refuse de mettre en oeuvre les exigences de l'IFSN, représentant par conséquent un danger réel et imminent pour la population et l'économie suisse.

Les récents élargissements des périmètres de distribution de pastilles d'iode montre bien que les autorités n'excluent pas qu'un accident nucléaire puisse survenir. Ces risques réels aux conséquences potentiellement catastrophiques, soulignés par mes collègues, doivent maintenant mener à des décisions politiques courageuses.

La sortie du nucléaire risque d'être retardée par le parlement, sous pression des lobbys pro-nucléaire et de l'économie. Personne n'ose prendre ses responsabilités étant donné les enjeux économiques importants et les différents acteurs ne cessent de se renvoyer la balle.

La question est de savoir si l'on est prêt à accepter les conséquences d'un éventuel accident nucléaire ou pas. Ce sera au peuple d'y répondre.
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Mon exposé lors de la conférence de presse "Nucléaire: pas de prolongation" de l'association Sortir du nucléaire ce matin à Berne.


 

25/09/2014

Ils sont prêts à sacrifier les Alpes

En acceptant l'initiative des Alpes, il y a plus de 20 ans maintenant, le peuple suisse a confié à la Confédération la tâche de mieux protéger l'environnement alpin du trafic de transit. Cette initiative était axée sur deux points : la capacité des routes de transit des régions alpines ne peut plus être augmentée,et deuxièmement, le trafic de marchandises à travers les Alpes suisses doit s’effectuer par rail.

Les dispositions transitoires ont ensuite établi que, dans un délai de dix ans suivant l'adoption de l'initiative, le transit des marchandises doit avoir été transféré de la route au rail. Hélas nous sommes loin du but.  

Plus de 1.2 millions de camions traversent nos Alpes chaque année. Même si ce nombre s'est stabilisé grâce à une taxe sur le trafic des poids lourds, l'objectif de 650'000, inscrit

dans la loi, reste bien éloigné. Les nouvelles lignes ferroviaires alpines (NLFA) seront terminées d'ici 2017 avec l'ouverture du tunnel de base du Gothard. Même s'il manque encore les outils  nécessaires à sa pleine réussite, le transfert route-rail est enfin en marche.

Au lieu de s'atteler à relever ces défis, le Conseil fédéral a décidé,en juin 2012, de construire un deuxième tunnel routier au Gothard avec, comme prétexte,la nécessité de disposer d'un tunnel routier pendant la durée des travaux que subira le tunnel actuel.

Au lieu de réfléchir à des solutions innovantes pour réaliser ce transfert tout en réaffectant le tunnel routier (plateforme provisoire, bourse du transit alpin), le Conseil fédéral préfère dépenser plusieurs milliards pour construire un tunnel de remplacement. Il n'y a qu'en Suisse où l'on peut imaginer une « solution » pareille. Le parlement lui emboîte le pas. 

Avec un deuxième tube, le nombre de camions en transit augmenterait sensiblement. Le transfert des marchandises sur le rail serait grandement entravé et des projets indispensables dans les agglomérations risquent d'être repoussés.

Pendant la durée des travaux, une offre de substitution par rail doit être mise en place :  entre Göschenen et Airolo pour les voitures, de Bâle à Chiasso pour les camions en transit à travers la Suisse et entre Erstfeld et Biasca pour les poids lourds en trafic interne. En plus d'éviter un chantier inutile, cela créerait des places de travail aux gares de transbordement à Uri et au Tessin. Nous devons enfin mettre en place des alternatives qui permettent de protéger l'environnement alpin et ses habitants!

Pour finir, les solutions choisies doivent, en premier lieu, respecter la volonté des populations tessinoise et uranaise qui subissent les effets quotidiens du transit routier et qui se sont clairement exprimées, à plusieurs reprises, contre la construction d'un second tube au Gothard. L'avenir des régions alpines se jouera une nouvelle fois dans les urnes.

À vos stylos, le référendum sera lancé le 7 octobre !


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Article publié dans ouVERTure, le journal romand des Jeunes Verts.

15/09/2014

Cessons les renvois vers l'Italie !

En 2013, plus de 4000 demandeurs d'asile ont été renvoyés vers l'Italie par la Confédération et les cantons. Plusieurs familles se trouvent actuellement sous la menace d'un renvoi.
Ces renvois s'appuient sur le règlement Dublin qui stipule que la demande d'asile doit être traitée par le premier pays européen avec lequel le requérant est entré en contact. Ce système met une pression excessive sur les pays frontaliers, dont le système d'asile ne permet plus d'accueillir autant de réfugiés.

Cela n'empêche pas la Suisse de continuer à renvoyer en masse, alors même que le règlement de Dublin autorise les États à ne pas transférer les requérants d'asile et à traiter les demandes sur leur territoire. La marge de manœuvre politique existe bel et bien. Comme le règlement Dublin permet à la Suisse de renvoyer bien plus de demandeurs d'asile qu'elle n'en accueille, la politique du chiffre chère à l'ODM trouve en Dublin un allié précieux.

Au vu de la situation en Italie et dans les pays frontaliers, Simonetta Sommaruga devrait soutenir une répartition plus équitable entre les États européens. Sans cela, l'Italie, dépassé par la situation migratoire – près de 100'000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, continuera à laisser une partie de ces personnes vulnérables à la rue, sans assistance.

À plus court terme, la Confédération et les cantons doivent suspendre les renvois vers l'Italie afin d'éviter de plonger de nouvelles personnes dans des situations de détresse. Au lieu d'accélérer les procédures de renvois, le département de Simonetta Sommaruga doit travailler à traiter plus rapidement les dossiers des réfugiés susceptibles de voir leur demande d'asile acceptée.

Les discours creux de Simonetta Sommaruga ne suffisent plus. Derrière les décisions de renvoi, il y a des êtres humains, souvent des familles avec enfants. Elle doit enfin faire de la politique en reprenant le dessus sur la machine administrative et ses décisions arbitraires.

 

 

 

07/08/2014

Palestine: le statu quo n'est plus possible

Je partage ici mon analyse (concise) du conflit israélo-palestinien parue sur Politeia.

Version originale : http://politeia.ch/2014/08/07/palestine-statu-quo-nest-po...

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Après une offensive terrestre de deux semaines, l'armée israélienne a retiré ses soldats de la bande de Gaza. Dix jours de bombardements avaient précédé cette offensive et causé la mort de plus de 1800 palestiniens, civils pour la plupart, dont 200 enfants. Plus de 9000 blessés et environ 250'000 déplacés sont à déplorer. Côté israélien, trois civils sont décédés ainsi qu'une quarantaine de soldats.

Censé s'attaquer aux tunnels du Hamas – utilisés pour la contrebande et les incursions armées en territoire israélien – l'armée israélienne a déjà pris pour cible plusieurs hôpitaux, des enfants jouant dehors ainsi que trois écoles gérées par l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens où vivent des milliers de déplacés.

Le président Netanyahu a lancé cette offensive sur Gaza suite à l'odieux assassinat de trois jeunes israéliens, en affirmant que de nouvelles menaces s'y développaient. Après le crime, le gouvernement israélien n'a en effet pas tardé à accuser des groupes proches du Hamas, et ce sans aucune preuve. Le crime n'est toujours pas élucidé et même le gouvernement Netanyahu s'accorde maintenant à dire que la responsabilité du Hamas n'est pas engagée.

L'offensive israélienne est survenue alors que le Hamas et le Fatah avaient trouvé un consensus en formant un gouvernement d'union nationale ainsi qu'au moment où le Hamas était affaibli financièrement et isolé sur la scène internationale.

On l'aurait presque oublié, mais en novembre 2012, après l'adhésion de la Palestine au statut d'observateur à l'ONU et ce malgré les sanctions israéliennes (gel du transfert des taxes), un nouveau souffle politique semblait s'ouvrir pour le gouvernement de Mahmoud Abbas. Le dialogue au sein des forces politiques palestiniennes pu enfin reprendre et, après de longues négociations, un consensus autour de la formation d'un gouvernement d'union nationale a été trouvé.

L'offensive israélienne a elle affaibli le gouvernement d'union en permettant au Hamas de devenir l'interlocuteur dictant ses conditions et prendre ainsi le dessus politiquement sur le Fatah.
Ces offensives militaires et la politique de colonisation sont systématiquement utilisées par le gouvernement israélien pour affaiblir les organisations palestiniennes prêtes à discuter, négocier et construire un futur commun et pacifié. Renforcer les mouvements les plus radicaux, partisans de la résistance armée, permet à l'État d'Israël de prétendre que les palestiniens ne veulent pas la paix, justifiant ainsi le blocus de Gaza et la poursuite de la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie.

Le Hamas sert d'alibi au gouvernement israélien et, sans lui et les menaces relatives qu'il fait peser sur la population du sud d'Israël, sa politique ultra-droitière, perdrait son sens. Depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, il s'attelle à le renforcer politiquement à chaque fois que le mouvement islamiste fait face à des problèmes politiques et perd en influence. Dans le même temps, il évite tout débat sur la poursuite de la colonisation et s'insurge à l'ONU des avancées vers la reconnaissance officielle de l'État palestinien.

Pendant les bombardements sur les villes gazaouies, il y a une dizaine de jours, plus de 10'000 hommes et femmes palestiniens, partis d'un camp de réfugiés Ramallah, défilaient vers Jérusalem. Cette mobilisation sans précédent dépasse le cadre politique classique Fatah-Hamas. Les palestiniens eux mêmes, jeunes dans leur majorité, font part de leur ras-le-bol du statu quo et de la corruption, ne supportent pas de voir leurs projets freinés par la situation politique et font entendre leur vision de l'avenir.
Par rapport à ces jeunes, j'ai bien peur que, peu importe les consignes des mouvements politiques, la situation dans les Territoires occupés échappe à tout contrôle et mène à une situation difficile. Les appels à une nouvelle Intifada risquent hélas de se faire rapidement entendre si la situation n'évolue pas rapidement.

Après plus de 47 ans d'occupation, de colonisation accélérée et la poursuite du vol des terres, il ne faut pas oublier qu'une grande majorité de palestiniens sont nés sous l'occupation israélienne. Cette situation est unique au monde, de par sa durée et son ampleur. Imaginez un jeune de 20 ans dont les rêves, les ambitions, les projets s'avèrent irréalisables simplement parce qu'il est né « au mauvais endroit, au mauvais moment ». Nombre d'entre eux s'engagent dans des projets géniaux, comme le Gaza Youth Breaks Out, et veulent contribuer à sortir leur pays de cette situation qui dure depuis bien trop longtemps. Enfin, il m'arrive souvent de me demander, sans pouvoir y répondre, ce que je ferai à leur place. J'imagine que je m'engagerai et mettrai tout mon espoir dans le processus de paix, les « avancées pas à pas » et la résistance non-violente. Cependant, si la situation stagne voire régresse comme c'est le cas depuis de nombreuses années, je serai probablement le premier, après avoir tout tenté pacifiquement, à aller occuper la rue pour défendre ma dignité, pierres à la main, face aux soldats occupants et leurs balles réelles.

 

07/07/2014

Pétition pour une rémunération décente des stages

 Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s lancent une pétition pour une rémunération décente des stages.

Le constat est alarmant ! Faute de cadre juridique, le stage est victime d’un usage abusif et toujours plus courant, prétéritant largement tant ses objectifs que ses résultats. Passage obligé pour tout étudiant soucieux de construire un avenir professionnel, il implique très souvent de longues périodes de travail non rémunérées, alors qu’il ne contient parfois aucun aspect de formation ou dans d’autres cas, remplace un véritable emploi.

Ces pratiques contreproductives nuisent gravement :

  • au marché du travail, car le stage non-rémunéré cache parfois un véritable poste, supprimant un emploi potentiel du marché
  • à la situation personnelle du stagiaire, car l’absence de rémunération fait obstacle à son indépendance financière et économique
  • à la situation, le cas échéant, de celui qui subvient aux besoins du stagiaire, qu’il s’agisse d’un parent ou de l’Etat, celui-ci doit financer le stagiaire à la place de l’employeur
  • à la qualité du travail en général, car de telles conditions entraînent forcément une perte de motivation chez le stagiaire

Alors que le stage devrait être une expérience enrichissante, il suscite un mal-être général. Les Jeunes vert-e-s vaudois-e-s constatent cet abus et entendent lutter pour l’instauration d’un cadre juridique qui puisse y mettre fin. Nous revendiquons à ce titre une rémunération du stage :

  • dès la 5ème semaine de travail, la période d’observation étant alors dépassée
  • d’un montant mensuel minimum de 1'100 fr. jusqu’à l’obtention d’un Bachelor ou diplôme équivalent et de 2'200 fr. par la suite
  • d’un montant de, respectivement, 600 fr. et 1'200 fr. si le stage est effectué dans une PME
  • qui vienne s’ajouter dans tous les cas au défraiement des repas, ceci quelle que soit la durée du stage

Si toi aussi tu es contre cette pratique déloyale, qui nuit à tout un chacun et compromet l’avenir des prochaines générations.

--> La pétition peut être signée en ligne ICI.