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23/06/2015

Pétition pour empêcher le renvoi de H.Ruhani et sa famille

Le 13 novembre 2013, deux ressortissants du Kosovo furent percutés à la rue de Lyon, à Genève, par deux voitures roulant à 150km/h. Samir Dulaku est mort sur le coup, alors que Hayrush Ruhani a survécu, malgré 4 jours passés dans le coma et un lourd traitement médical qui se poursuit encore aujourd'hui.

Les deux hommes avaient déposé une demande d'asile en Suisse, rejetée par les autorités. Comme l'explique cet article (http://www.lematin.ch/faits-divers/frere-samir-pilier/sto...), Samir Dulaku s'apprêtait à retourner rejoindre sa famille au Kosovo: il n'a jamais eu l'occasion de leur dire au revoir.

Hayrush Ruhani doit prendre une quinzaine de pilules chaque jour pour "ses séquelles neurologiques, ses insupportables maux de tête, ses douleurs au niveau de la gorge, du nez, sa baisse de l’acuité visuelle, ses troubles de la mémoire et de l’attention" (http://www.lematin.ch/faits-divers/hayrush-ruhani-vis-sur...).

Son état de santé ne pourrait qu'empirer s'il était renvoyé au Kosovo, pays qui ne dispose pas des infrastructures médicales nécessaires. Il n'a du reste commis aucun crime, aucun délit lors de son séjour en Suisse.

C'est pourquoi nous, témoins solidaires de l'événement dramatique du 13 novembre 2013, demandons aux autorités de ne pas renvoyer Hayrush Ruhani et sa famille au Kosovo, tant que son rétablissement n'est pas entier. Genève et la Suisse devront garantir la protection de sa santé.

Diego Alan Esteban
Ilias Panchard

Pétition adressée au Conseiller d'Etat Pierre Maudet et à la Conseillère Fédérale, Simonetta Sommaruga.

À signer et partager !
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11/06/2015

Politiser à nouveau le débat sur l'Europe

Politiques d'austérité, déficit démocratique, référendum anglais annoncé (Brexit), cimetière migratoire en Méditerannée. L'Europe est à un tournant de son histoire. Les prochaines années s'annoncent décisives dans la lutte pour une Europe au projet collectif retrouvé.

La votation sur l'immigration nous oblige à redéfinir nos rapports avec l'Union européenne. Appliquer l'initiative de manière euro-compatible est prioritaire à mes yeux : pourquoi pas nous inspirer, par exemple, de la suite données à l'initiative des Alpes avec sa redevance poids-lourds.

Mon engagement en faveur des bilatérales s'inscrit dans une analyse politique critique. La situation de la Grèce, en pleine crise humanitaire face au cynisme de ses créanciers, nous oblige à réformer le projet européen en direction d'une Europe sociale, démocratique, porteuse de projets citoyens et solidaire des mouvements sociaux des pays du Sud.

Si je suis élu au Conseil national, j'aiderai à politiser à nouveau cette question. Expliquer l'importance de nos relations avec les membres de l'UE : notamment la question énergétique vu l'interdépendance des productions nationales, la question migratoire pour enfin créer un droit d'asile européen, la question des transports, en particulier à travers les lignes alpines, enfin la question agricole vu notre dépendance face aux importations.

Les politiques qui défendent une ligne pro-européenne, critique mais constructive, doivent enfin se saisir de ce thème et oser mener le combat des idées qu’il exige.
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Article paru dans le magazine Europa du Nouveau Mouvement Européen Suisse (NOMES)

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10/06/2015

Bourses d'études : passons des paroles aux actes

Avec plus ou moins de facilité et de plaisir, nous avons tous fréquenté les bancs de l'école. Étonnement, malgré sa portée universelle et le fait qu'il concerne tout le monde, le peuple suisse n'est que peu appelé à s'exprimer sur ce thème. La complexité du système de formation peut expliquer son absence au menu des votations. D'ici trois semaines, une fois n'est pas coutume, il en sera autrement.

En effet, le 14 juin prochain l'initiative sur les bourses d'études sera soumise au peuple. Déposée par l'Union des étudiant-e-s de Suisse (UNES) en 2012, elle vise à harmoniser le système de bourses d'études et à lui garantir un financement suffisant.

La qualité du système de formation est reconnue hors de nos frontières. Le système dual, couplant formation professionnelle et universitaire, permet de former des jeunes compétents dans les métiers qui les intéressent.

Cependant, en matière d'aides à la formation, les lacunes sont nombreuses. Ces vingt dernières années, alors que le nombre d'étudiants a fortement augmenté, le montant global des bourses a lui diminué de près de 25%. Les différences entre les cantons sont telles qu'elles s'avèrent injustifiables, tant au niveau des critères d'octroi que des montants, pouvant aller du simple au triple selon le canton d'origine.

Comment expliquer qu'un étudiant neuchâtelois touche, en moyenne, quelques 4000 francs par année alors que sa camarade vaudoise bénéficie elle d'une aide à la formation de près de 10'000 francs ?

Ces dernières années, au lieu d'opter pour une harmonisation du système et une revalorisation des montants des bourses, la Confédération s'est progressivement retirée du financement.
Les subventions fédérales sont ainsi passées de 115 millions en 1995 à seulement 25 millions. Cela aux dépens des conditions de vie de de formation des jeunes en formation.

L'initiative de l'UNES concerne l'ensemble de la formation supérieure, universitaire et professionnelle. Ainsi, le titulaire d'un CFC qui souhaite passer un brevet professionnel pourra bénéficier d'une bourse afin de l'aider à financer sa formation continue.
La formation professionnelle, aujourd'hui moins favorisée que les autres cursus d'études, a beaucoup à gagner avec cette initiative. Les domaines concernés sont par ailleurs ceux où l'on manque de personnel qualifié,en particulier dans les domaines techniques ou de la santé.

C'est bien pour cela que les milieux professionnels, premiers concernés par la pénurie de main d'oeuvre, voient l’harmonisation du système d'un bon oeil, et ce malgré la position idéologique, en cette année électorale, des partis bourgeois.

En effet, la pénurie de personnel qualifié coûte annuellement plus de 4 milliards de francs aux PME de ce pays. En permettant à plus de personnes de suivre une formation dans les domaines concernés, l'initiative s'avère être un moyen efficace de palier à cette pénurie.

L'investissement demandé par l'initiative, soit 120 millions de plus que le coût du contre-projet du parlement, est plus que raisonnable étant donné qu'actuellement les dépenses dans les bourses d'études représentent moins de 1 % du budget total dédié à la formation.

Le choix politique est simple. D'un côté un texte pragmatique, porté sur l'avenir et défendu conjointement par l'ensemble des milieux de la formation supérieure depuis plusieurs années. De l'autre un contre-projet indirect – initialement intéressant – tellement vidé de sa substance lors du processus parlementaire qu'il fut qualifié de « coquille vide » par plusieurs élus, de gauche comme de droite.

Enfin, cette initiative envoie un signal clair aux jeunes. Soutenir ce projet revient à leur dire que ce pays compte sur eux, croît en leurs projets et les soutient concrètement dans leur cheminement professionnel et personnel. C'est important. Plutôt que de se désengager, la Confédération doit prendre ses responsabilités et tout faire pour que désormais, dans ce pays, aucun jeune ne renonce à une formation pour des raisons financières.

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Texte paru dans le dernier numéro de l'Hebdo.

Ilias Panchard, 23 ans, co-président des Jeunes Verts, membre du forum des 100 de l'Hebdo. Actif dans la défense du droit d'asile et sur des questions internationales, il s'est aussi engagé suite au vote sur les quotas migratoires en défendant le maintien de la libre-circulation des personnes et une application euro-compatible.

 

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17/02/2015

JDC et JVerts contre la fracturation hydraulique

Les deux partis de jeunes veulent interdire la recherche de ressources fossiles par la fracturation hydraulique (fracking). La technologie fait courir des risques incontrôlables pour le château-d'eau sensible qu'est la Suisse. Actuellement la législation suisse apparait comme rafistolée, l'incertitude juridique existe. Jeunes Verts et Jeunes démocrates chrétiens appellent la Confédération et les cantons à une intervention coordonnée.

L'intérêt pour le procédé dit de „fracturation hydraulique“ dans la recherche de gaz de schiste a atteint la Suisse. D'un point de vue juridique, la Suisse n'est pas préparée à cet assaut. Quelques cantons ont réagi avec des interdictions ou des moratoires. Cependant la fracturation ne tient pas compte des frontières cantonales ou nationales, comme le projet du lac de Constance l'a montré.
Les deux partis de jeunes demandent par conséquent que les cantons, dans le cadre d'un concordat, réalisent une interdiction commune et que la Confédération ait la possibilité d'intervenir dans les régions proche des frontières. La géothermie ne doit pas être concernée par l'interdiction.

Lors de la fracturation hydraulique de grandes quantités d'eau et de produits chimiques sont injectés sous haute pression dans le sous-sol. Grâce aux fissures provoquées dans la roche, le gaz enfoui peut être extrait. Ce cocktail chimique menace fortement les naphes phréatiques et les eaux de surface. Vu la dimension de la Suisse un seul „faux-pas“ pourrait avoir des conséquences gravissimes. Le château d'eau suisse ne peut se permettre des pratiques aussi risquées pour l'environnement naturel.

Une interdiction conséquente garantirait une sécurité juridique et d'investissement pour les Cantons, les sociétés d'extraction et la population. De plus, une motion de Martin Neukom (Verts) sera bientôt débattue au Grand conseil zurichois. Le gouvernement recommande son rejet avec des arguments cousus de fil blanc.

Pour les Jeunes Verts et les JDC, il est clair que le thème doit encore franchir une étape et être discuté sur la scène politique nationale. Début décembre une étude de la Commission fédérale de géologie CFG a écarté le Fracking. Elle plaide aussi pour une solution globale à l'échelle fédérale. Jusqu'à maintenant le Conseil fédéral ne s'est pas exprimé à ce propos.
Les partis de Jeunes exigent une prise de parole du Conseil fédéral qui exclut la technologie de la fracturation hydraulique comme élément de la stratégie énergétique 2050.
En plus des risques de pollution des eaux, la recherche de ressources fossiles va totalement à l'encontre du tournant énergétique. Une motion de la conseillère nationale Aline Trede relayera expressément cette demande aux chambres.

Ilias Panchard, Co-Président Jeunes Vert-e-s Suisse: „Les dommages catastrophiques causés par la fracturation hydraulique sont visibles aux Etats-Unis. Seule une vaste interdiction peut empêcher que la Suisse fasse, elle aussi, cette erreur dramatique.“

Jean-Pascal Ammann, Président des JDC Suisse: „Nous sommes convaincus que les partis de jeunes doivent faire plus d'alliances. Pour l'environnement, la sécurité doit être la priorité et nous nous engageons ensemble dans ce but.“

Martin Neukom, député Vert Zurich: „Les systèmes incitatifs représentent une solution appropriée à de nombreux problèmes environnementaux. Le fracking est par contre tellement dommageable que seule une interdiction s'avère conséquente.“

Adrian Moser, président des JDC Canton de Zurich: „L'extraction de ressources fossiles va totalement à l'encontre du tournant énergétique. La ressource la plus importante de la Suisse est l'eau, il faut s'en soucier en conséquence !

01/02/2015

Bike to Paris: pédaler pour le climat

Agir avant que le climat ne change: la conférence de l’ONU à venir sur le climat en décembre 2015 à Paris offre une dernière chance pour un traité remplaçant le protocole de Kyoto qui expire bientôt. Les effets du changement climatique sont dévastateurs et la réponse politique est lente. Les Jeunes Vert-e-s donnent l’exemple pour une protection active du climat et, en décembre, pédaleront ensemble jusqu’à Paris.

L’objectif est ambitieux, le message est clair: un tour en vélo avec au minimum 50 personnes en décembre 2015 comporte un certain défi logistique. Afin de prévenir d’un réchauffement planétaire de 2°, il y a un grand besoin d’innovations et d’idées créatives et la Suisse doit mettre en oeuvre d’ici à 2050 un approvisionnement en énergie renouvelable. En outre, la Suisse doit soutenir les pays qui ont peu contribué au changement climatique, mais agir fortement sur ses conséquences.

Papier de position climat des Jeunes Vert-e-s Suisses


Il y a besoin de tout le monde

Des déclarations claires au sujet des changements climatiques ont été faites au cours des derniers jours au WEF de Davos par de nombreux responsables politiques et économiques. Par exemple, l’ancien vice-président Al Gore annonçait, conjointement avec le musicien Pharell Williams, une série de concerts „Live Earth“ uniques en 2015. Avec ça ils veulent envoyer dans le monde entier un signe contre le changement climatique.

Pour combattre les difficultés liées au changement climatique et les maintenir sous contrôle, il faut l’effort de toutes et tous. Cela inclut, aux côtés des politiques et des organisations environnementales, l’action de chaque individu. „Bike to Paris“ ne représente donc pas uniquement une action des Jeunes Vert-e-s, c’est l’engagement de tous les citoyen-nes qui s’engagent activement pour une protection efficace du climat. Sont planifiées, en plus du tour de Suisse, des excursions à vélo dans plus de dix autres pays européens.

Les Jeunes Vert-e-s font maintenant part de leur projet à d’autres organisations pour faire avancer l’idée de "Bike to Paris".

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19/01/2015

Climat: une mobilisation citoyenne se prépare

La protection du climat est bien éloignée de nos préoccupations de tous les jours. Peu concrète, les enjeux qui en découlent semblent plus une affaire d'experts négociateurs que celle des citoyens, alors que les changements climatiques affectent la vie quotidienne de plus en plus de citoyens.

Notre environnement commun se dégrade de jour en jour. Hélas, la planète a déjà dépassé plusieurs de ses limites tant climatique qu'en terme de biodiversité ou de couverture forestière. Les dernières prévisions climatiques, au dessus des 2° d'augmentation de la température moyenne, font froid dans le dos. Une telle augmentation aurait des impacts conséquents sur notre environnement : montée du niveau des océans, sécheresses ou précipitations accrues selon la latitude, acidification des océans et fonte des glaciers en sont les plus inquiétants.

À cela, la surconsommation et la baisse du prix du baril n'arrange rien. Nous vivons dorénavant à crédit plus de quatre mois par année, ce qui ne laisse plus le temps à la régénération des ressources. De plus, l'accès à un pétrole moins cher risque de freiner la transition énergétique ainsi que l'émergence d'une société post-pétrole.

Ces dernières années, la participation aux négociations et les pressions des organisations écologistes ont montré leurs limites lors des dernières conférences. Il est maintenant important que la mobilisation citoyenne prenne le relais comme en décembre dernier lorsque des centaines de milliers de personnes de par le monde sont descendues dans les rues pour exiger une politique climatique ambitieuse.

La mobilisation passera aussi par la démonstration que les alternatives existent. À ce titre, le projet Alternatiba est un bon exemple. Dans près de 60 villes de France, mais aussi dans la région lémanique, des villages de la transition écologique verront le jour afin de présenter les alternatives concrètes aux énergies fossiles, à la surconsommation ou à l'agriculture intensive.

Aux Jeunes Vert-e-s, nous serons mobilisés, présents à Genève dans le village de la transition organisé par Alternatiba Léman mais aussi à Paris avec nos camarades des Jeunes Écologistes et des dizaines de milliers de citoyens qui construisent le monde post-carbone au quotidien.

Enfin, nous serons plusieurs à faire le trajet Berne-Paris à vélo. Je serai de la partie, les enjeux en valent bien la peine, même en plein mois de décembre !

 

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https://alternatiba.eu/