UA-88487629-1

19/01/2015

Climat: une mobilisation citoyenne se prépare

La protection du climat est bien éloignée de nos préoccupations de tous les jours. Peu concrète, les enjeux qui en découlent semblent plus une affaire d'experts négociateurs que celle des citoyens, alors que les changements climatiques affectent la vie quotidienne de plus en plus de citoyens.

Notre environnement commun se dégrade de jour en jour. Hélas, la planète a déjà dépassé plusieurs de ses limites tant climatique qu'en terme de biodiversité ou de couverture forestière. Les dernières prévisions climatiques, au dessus des 2° d'augmentation de la température moyenne, font froid dans le dos. Une telle augmentation aurait des impacts conséquents sur notre environnement : montée du niveau des océans, sécheresses ou précipitations accrues selon la latitude, acidification des océans et fonte des glaciers en sont les plus inquiétants.

À cela, la surconsommation et la baisse du prix du baril n'arrange rien. Nous vivons dorénavant à crédit plus de quatre mois par année, ce qui ne laisse plus le temps à la régénération des ressources. De plus, l'accès à un pétrole moins cher risque de freiner la transition énergétique ainsi que l'émergence d'une société post-pétrole.

Ces dernières années, la participation aux négociations et les pressions des organisations écologistes ont montré leurs limites lors des dernières conférences. Il est maintenant important que la mobilisation citoyenne prenne le relais comme en décembre dernier lorsque des centaines de milliers de personnes de par le monde sont descendues dans les rues pour exiger une politique climatique ambitieuse.

La mobilisation passera aussi par la démonstration que les alternatives existent. À ce titre, le projet Alternatiba est un bon exemple. Dans près de 60 villes de France, mais aussi dans la région lémanique, des villages de la transition écologique verront le jour afin de présenter les alternatives concrètes aux énergies fossiles, à la surconsommation ou à l'agriculture intensive.

Aux Jeunes Vert-e-s, nous serons mobilisés, présents à Genève dans le village de la transition organisé par Alternatiba Léman mais aussi à Paris avec nos camarades des Jeunes Écologistes et des dizaines de milliers de citoyens qui construisent le monde post-carbone au quotidien.

Enfin, nous serons plusieurs à faire le trajet Berne-Paris à vélo. Je serai de la partie, les enjeux en valent bien la peine, même en plein mois de décembre !

 

alternatiba007.jpg

https://alternatiba.eu/

15/09/2014

Cessons les renvois vers l'Italie !

En 2013, plus de 4000 demandeurs d'asile ont été renvoyés vers l'Italie par la Confédération et les cantons. Plusieurs familles se trouvent actuellement sous la menace d'un renvoi.
Ces renvois s'appuient sur le règlement Dublin qui stipule que la demande d'asile doit être traitée par le premier pays européen avec lequel le requérant est entré en contact. Ce système met une pression excessive sur les pays frontaliers, dont le système d'asile ne permet plus d'accueillir autant de réfugiés.

Cela n'empêche pas la Suisse de continuer à renvoyer en masse, alors même que le règlement de Dublin autorise les États à ne pas transférer les requérants d'asile et à traiter les demandes sur leur territoire. La marge de manœuvre politique existe bel et bien. Comme le règlement Dublin permet à la Suisse de renvoyer bien plus de demandeurs d'asile qu'elle n'en accueille, la politique du chiffre chère à l'ODM trouve en Dublin un allié précieux.

Au vu de la situation en Italie et dans les pays frontaliers, Simonetta Sommaruga devrait soutenir une répartition plus équitable entre les États européens. Sans cela, l'Italie, dépassé par la situation migratoire – près de 100'000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, continuera à laisser une partie de ces personnes vulnérables à la rue, sans assistance.

À plus court terme, la Confédération et les cantons doivent suspendre les renvois vers l'Italie afin d'éviter de plonger de nouvelles personnes dans des situations de détresse. Au lieu d'accélérer les procédures de renvois, le département de Simonetta Sommaruga doit travailler à traiter plus rapidement les dossiers des réfugiés susceptibles de voir leur demande d'asile acceptée.

Les discours creux de Simonetta Sommaruga ne suffisent plus. Derrière les décisions de renvoi, il y a des êtres humains, souvent des familles avec enfants. Elle doit enfin faire de la politique en reprenant le dessus sur la machine administrative et ses décisions arbitraires.

 

 

 

07/08/2014

Palestine: le statu quo n'est plus possible

Je partage ici mon analyse (concise) du conflit israélo-palestinien parue sur Politeia.

Version originale : http://politeia.ch/2014/08/07/palestine-statu-quo-nest-po...

--

 

Après une offensive terrestre de deux semaines, l'armée israélienne a retiré ses soldats de la bande de Gaza. Dix jours de bombardements avaient précédé cette offensive et causé la mort de plus de 1800 palestiniens, civils pour la plupart, dont 200 enfants. Plus de 9000 blessés et environ 250'000 déplacés sont à déplorer. Côté israélien, trois civils sont décédés ainsi qu'une quarantaine de soldats.

Censé s'attaquer aux tunnels du Hamas – utilisés pour la contrebande et les incursions armées en territoire israélien – l'armée israélienne a déjà pris pour cible plusieurs hôpitaux, des enfants jouant dehors ainsi que trois écoles gérées par l'agence de l'ONU en charge des réfugiés palestiniens où vivent des milliers de déplacés.

Le président Netanyahu a lancé cette offensive sur Gaza suite à l'odieux assassinat de trois jeunes israéliens, en affirmant que de nouvelles menaces s'y développaient. Après le crime, le gouvernement israélien n'a en effet pas tardé à accuser des groupes proches du Hamas, et ce sans aucune preuve. Le crime n'est toujours pas élucidé et même le gouvernement Netanyahu s'accorde maintenant à dire que la responsabilité du Hamas n'est pas engagée.

L'offensive israélienne est survenue alors que le Hamas et le Fatah avaient trouvé un consensus en formant un gouvernement d'union nationale ainsi qu'au moment où le Hamas était affaibli financièrement et isolé sur la scène internationale.

On l'aurait presque oublié, mais en novembre 2012, après l'adhésion de la Palestine au statut d'observateur à l'ONU et ce malgré les sanctions israéliennes (gel du transfert des taxes), un nouveau souffle politique semblait s'ouvrir pour le gouvernement de Mahmoud Abbas. Le dialogue au sein des forces politiques palestiniennes pu enfin reprendre et, après de longues négociations, un consensus autour de la formation d'un gouvernement d'union nationale a été trouvé.

L'offensive israélienne a elle affaibli le gouvernement d'union en permettant au Hamas de devenir l'interlocuteur dictant ses conditions et prendre ainsi le dessus politiquement sur le Fatah.
Ces offensives militaires et la politique de colonisation sont systématiquement utilisées par le gouvernement israélien pour affaiblir les organisations palestiniennes prêtes à discuter, négocier et construire un futur commun et pacifié. Renforcer les mouvements les plus radicaux, partisans de la résistance armée, permet à l'État d'Israël de prétendre que les palestiniens ne veulent pas la paix, justifiant ainsi le blocus de Gaza et la poursuite de la colonisation à Jérusalem et en Cisjordanie.

Le Hamas sert d'alibi au gouvernement israélien et, sans lui et les menaces relatives qu'il fait peser sur la population du sud d'Israël, sa politique ultra-droitière, perdrait son sens. Depuis la victoire électorale du Hamas en 2006, il s'attelle à le renforcer politiquement à chaque fois que le mouvement islamiste fait face à des problèmes politiques et perd en influence. Dans le même temps, il évite tout débat sur la poursuite de la colonisation et s'insurge à l'ONU des avancées vers la reconnaissance officielle de l'État palestinien.

Pendant les bombardements sur les villes gazaouies, il y a une dizaine de jours, plus de 10'000 hommes et femmes palestiniens, partis d'un camp de réfugiés Ramallah, défilaient vers Jérusalem. Cette mobilisation sans précédent dépasse le cadre politique classique Fatah-Hamas. Les palestiniens eux mêmes, jeunes dans leur majorité, font part de leur ras-le-bol du statu quo et de la corruption, ne supportent pas de voir leurs projets freinés par la situation politique et font entendre leur vision de l'avenir.
Par rapport à ces jeunes, j'ai bien peur que, peu importe les consignes des mouvements politiques, la situation dans les Territoires occupés échappe à tout contrôle et mène à une situation difficile. Les appels à une nouvelle Intifada risquent hélas de se faire rapidement entendre si la situation n'évolue pas rapidement.

Après plus de 47 ans d'occupation, de colonisation accélérée et la poursuite du vol des terres, il ne faut pas oublier qu'une grande majorité de palestiniens sont nés sous l'occupation israélienne. Cette situation est unique au monde, de par sa durée et son ampleur. Imaginez un jeune de 20 ans dont les rêves, les ambitions, les projets s'avèrent irréalisables simplement parce qu'il est né « au mauvais endroit, au mauvais moment ». Nombre d'entre eux s'engagent dans des projets géniaux, comme le Gaza Youth Breaks Out, et veulent contribuer à sortir leur pays de cette situation qui dure depuis bien trop longtemps. Enfin, il m'arrive souvent de me demander, sans pouvoir y répondre, ce que je ferai à leur place. J'imagine que je m'engagerai et mettrai tout mon espoir dans le processus de paix, les « avancées pas à pas » et la résistance non-violente. Cependant, si la situation stagne voire régresse comme c'est le cas depuis de nombreuses années, je serai probablement le premier, après avoir tout tenté pacifiquement, à aller occuper la rue pour défendre ma dignité, pierres à la main, face aux soldats occupants et leurs balles réelles.

 

23/06/2014

Asile : inacceptable durcissement

Contribution commune de Jean Ziegler, ancien conseiller national socialiste, et Ilias Panchard, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisse.

--

Chaque semaine, de nouveaux drames ont lieu en Méditerranée. Des milliers de migrants, parmi eux des femmes et des enfants, entreprennent cette périlleuse traversée. Nombre d'entre eux n'en sortent pas indemnes, sans que les politiques d'asile des États européens ne changent réellement.
Ces drames, bien trop nombreux, peuvent nous sembler lointains et indépendants de notre volonté. Cependant, la Suisse, à travers sa politique d'asile, y porte aussi sa part de responsabilité et se doit d'agir.

Une véritable politique du chiffre a été mise en place ces dernières années, conduisant inévitablement à des durcissements. Récemment, la création de centres pour requérants récalcitrants, la fin des procédures d'asile aux ambassades et la non-reconnaissance de la désertion comme motif d'asile ont été approuvés par le parlement fin 2012, puis acceptés par le peuple en juin 2013.

Le Conseil fédéral demande maintenant une prolongation de ces mesures – prévues pour 3 ans – à une durée de 7 années. Cette décision ne tient pas compte des nombreuses catastrophes humanitaires qui ont actuellement lieu, en Syrie, en Centrafrique ou en Érythrée, forçant des centaines de milliers de personnes à fuir leur pays.

Supprimer les procédures d'asile aux ambassades n'a servi à rien, si ce n'est contribuer à ce drame en obligeant des personnes menacées à entreprendre, illégalement et pour des milliers de francs, un long périple vers les frontières de l'Europe. Cela alimente le juteux business des passeurs, prospérant sur le dos de personnes en danger de mort, dans la misère et sans aucune perspective dans leur pays d'origine.

Ces réfugiés se retrouvent dans l'obligation de traverser la Méditerranée par des moyens illégaux puisque la Suisse refuse de leur accorder des visas humanitaires afin qu'ils puissent venir déposer, légalement, une demande d'asile dans notre pays.

Les déserteurs, érythréens en particulier, sont eux aussi touchés de plein fouet par ces mesures. En effet, la désertion n'étant plus reconnue d'office comme motif d'asile, en violation complète de la définition même de réfugié, ils se retrouvent dans l'impossibilité de fuir. Ne pas accueillir des déserteurs fuyant un régime tyranniques, dont l'armée est un véritable instrument de persécution, est un scandale.

Ces mesures ne servent qu'à précariser ceux qui
ont le plus besoin de l'aide de la Suisse, déserteurs et réfugiés politiques en tête.
Notre pays doit maintenant envoyer un signal politique fort en réintroduisant les procédures aux ambassades et en reconnaissant à nouveau la désertion comme motif d'asile. Il en va de notre responsabilité face aux drames humains qui se déroulent aux quatre coins du monde.

22/06/2014

Simonetta Sommaruga doit passer des paroles aux actes


Je publie ici ma Carte Blanche parue dans le Politblog (24h, TdG, Tages Anzeiger, Bund, Berner Zeitung, Basler Zeitung) du jeudi 19 juin dernier.


--

Aujourd'hui nous donnons Carte Blanche à Ilias Panchard, co-président des Jeunes Vert-e-s Suisse.

«Il faut durcir la loi sur l’asile». Ce mot d’ordre a été suivi plus de dix fois ces trente dernières années. «Rendre la Suisse moins attractive en matière d’asile», «renvoyer les réfugiés économiques» ou «restreindre le regroupement familial». Cette rhétorique de campagne illustre bien la politique arbitraire et anti-réfugiés qui, au fil des révisions, s’est imposée dans notre pays.

En septembre 2012, une série de durcissements ont ainsi été votés par le parlement: fin des procédures aux ambassades, création de centres pour requérants récalcitrants et non-reconnaissance de la désertion comme motif d’asile.

Pendant la campagne, la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga assurait que ces mesures urgentes seraient strictement provisoires et faciliteraient la mise en place de la réforme globale qu’elle souhaite mettre en place. Elles viennent maintenant d’être prolongées de quatre ans, sans vraiment susciter de réactions politiques, alors que leurs conséquences sont tragiques.

La possibilité de déposer une demande d’asile dans les ambassades avait permis d’accueillir près de 3000 réfugiés ces vingt dernières années, sans qu’ils aient à risquer leur vie dans un long périple. Suite à leur suppression, de nombreux réfugiés se retrouvent dans l’obligation de traverser la Méditerranée par des moyens illégaux et au péril de leur vie pour venir déposer une demande d’asile dans notre pays.

Simonetta Sommaruga nous avait assuré que les permis humanitaires remplaceraient les procédures aux ambassades et que les réfugiés les plus menacés bénéficieraient encore de la protection de la Suisse. Aux côtés des organisations d’aide aux réfugiés, nous avions, aux Jeunes Verts, alarmé du fait que ces permis ne permettraient pas de faire face à l’ampleur des crises humanitaires. Nous avions hélas raison : bien moins de personnes en bénéficient chaque année, alors que le nombre et l’ampleur des crises humanitaires ont eux augmenté.

Pendant ce temps, la crise syrienne se poursuit et les pays limitrophes sont débordés par le flux de réfugiés. Pendant que l’Europe voyait 30’000 syriens atteindre ses frontières depuis le début de la répression, la Jordanie en accueille, à elle seule, le même nombre chaque mois.

La politique d’accueil de la Confédération vis à vis des victimes du conflit syrien est totalement insuffisante. Notre capacité d’accueil serait, selon l’administration, limitée par la difficulté de trouver des places d’accueil dans les cantons. Ainsi, après avoir accueilli près de 8000 réfugiés hongrois et 10’000 réfugiés tchèques lors des répressions soviétiques, nous serions aujourd’hui dans l’impossibilité d’accueillir quelques milliers de réfugiés syriens?

C’est une aberration qui illustre parfaitement le manque de volonté et de courage politique dont témoigne le Conseil fédéral.

J’en appelle, à l’instar récemment de citoyens tessinois munis d’une pétition, à la solidarité et à l’engagement de la population. Nous pouvons forcer le gouvernement à accueillir des contingents plus importants et à réellement faciliter le regroupement familial. Cela a fonctionné grâce à la mobilisation populaire lors du coup d’État Pinochet, avec à la clé l’accueil de 2000 réfugié-e-s, à nous d’agir maintenant en faveur des victimes syriennes!



Un jeune  syrien dans un camp de réfugiés au Liban. (Image/Reuters)
Un jeune syrien dans un camp de réfugiés au Liban (Image/Reuters)

09/05/2014

Le traité transatlantique menace nos acquis sociaux et environnementaux

Exceptionnellement, je me permets de partager ici un communiqué de presse que nous avons publié aux Jeunes Vert-e-s à propos du traité transatlantique. Bien que j'ai plutôt l'habitude de publier des notes personnelles, au vu de l'importance de cette issue, j'y fais une exception.
Bonne lecture et au plaisir d'en débattre!

--
(Lien vers le communiqué

Les négociations TAFTA (Transatlantic Free Trade Area, appelées aussi TTIP), menées dans la plus grande opacité, visent à mettre en place une zone de libre-échange transatlantique, ce qui en ferait la plus grande au monde en réunissant près de 50 % du PIB mondial. Les Jeunes Vert-e-s s'opposent à ce traité de dérégulation néolibérale qui vise à donner encore plus d'outils aux entreprises supranationales face aux normes sociales et environnementales.

Le but du traité est d'aligner les réglementations sociales, techniques, sanitaires et environnementales de part et d'autre de l'océan ainsi que d'éliminer les obstacles aux échanges commerciaux. Ce projet bénéficie hélas d'un soutien confortable au parlement européen et, en dehors des écologistes et de la gauche unitaire, aucun groupe politique ne se prononce véritablement contre le principe même de dérégulation à la base du projet. La position est la même parmi les candidat-e-s à la présidence de la Commission Européenne où seuls José Bové, eurodéputé français, et Ska Keller, candidate des Jeunes Verts européens, mènent campagne sur ce thème dans toute l'Europe.

Au niveau suisse, ce traité pourrait avoir des conséquences tout aussi désastreuses que dans le reste de l'Europe. Les services publics sont directement touchés étant donné la possibilité donnée aux entreprises d'attaquer en justice les États qui entraveraient leur course au profit. Procédure employée par Veolia contre l'État égyptien pour avoir mis en place un salaire minimum qui allait contre l'intérêt de ses actionnaires. Ce traité menacerait ainsi le fonctionnement même de notre système démocratique et judiciaire.

Au niveau de l'alimentation, les risques sont doubles et concerneraient tant la production indigène que l'importation de produits homologués aux États-Unis ou en Europe. Le Cassis-de-Dijon permet ainsi à des produits répondant aux normes européennes d'être commercialisés sur notre marché et ce même si ils ne correspondent pas à nos exigences sociales et environnementales.
Il y a ainsi un risque réel de voir débarquer des produits nord-américains tels que du poulet nettoyé à l'aide de produits chimiques, de la viande de boeuf bourrée d'hormones ou encore des aliments OGM, malgré l'interdiction de ces produits dans notre pays.

« Nous devons enfin reprendre le dessus sur le libre-échange et fixer des règles contraignantes afin d'empêcher les entreprises transnationales et les marchés financiers de décider du contenu de notre assiette, du prix de l'envoi d'une lettre ou de nos conditions de travail ! » considère Ilias Panchard, co-président des Jeunes Vert-e-s.

Deux réponses politiques semblent indispensables : continuer à nous opposer à cet accord de libre-échange transatlantique, tant au niveau européen que suisse, et fixer des exigences plus élevées pour les produits importés et vendus dans notre pays.

L'initiative populaire pour des aliments équitables (Fair Food), lancée prochainement par les Verts, répond à cet objectif en permettant la fixation des règles du jeu équitables et réalistes. Elles permettront aux consommateurs d'acheter des aliments sains, produits dans des conditions écologiquement et socialement responsables ainsi qu'aux paysans de lutter contre cette concurrence déloyale faite sur le dos d'ouvrières et d'ouvriers agricoles exploités pour des salaires de misère.