UA-88487629-1

28/02/2017

Gagner ensemble ou perdre seuls

Publié initialement le 28 février sur mon blog Regard suisse sur la présidentielle française. Suivi et commentaire de la campagne depuis Paris. Bonne lecture !

--

Depuis plusieurs semaines, les discussions à gauche avancent enfin. Bien sûr compliquées suite au désastreux quinquennat libéral de François Hollande, elles ont néanmoins été marquées par des avancées notables ces derniers jours.

Premièrement, l’accord ambitieux signée par Benoît Hamon et Yannick Jadot ouvre la porte à un large rassemblement à gauche. Malmené, c’est peu dire, ces cinq dernières années, les écologistes ont courageusement décidé de retirer leur candidat afin de permettre « une grande aventure qui dépasse les appareils politiques« .

Un tel accord politique, de par son contenu ambitieux et profondément écologiste, était encore inimaginable il y a quelques mois encore. Pensé autour de réformes démocratiques, écologistes et sociales, l’accord s’inscrit tant dans la lignée du programme de Benoît Hamon que dans la pensée politique défendue par les écologistes depuis quarante ans.

Un « projet de Constitution pour une VIe République » soumise à référendum qui « donnera lieu à de nouvelles élections avant la fin du mandat ». La proportionnelle, la mise en place du septennat présidentiel non renouvelable, la reconnaissance du vote blanc et le 49.3 citoyen y figurent aussi noir sur blanc. Enfin, le droit de vote des étrangers aux élections locales sera soumis à référendum « dès le début de la mandature ».

L’accord comprend aussi une « une sortie progressive et intégrale du nucléaire » en « vingt-cinq ans » avec « fermeture des premiers réacteurs durant la mandature », la sortie des énergies fossiles « avec pour 2050 l’objectif d’une France 100 % renouvelables ». Tout comme  l’interdiction des pesticides et des perturbateurs endocriniens, le soutien accru à l’agriculture biologique et la légalisation du cannabis.

Au niveau social, « l’abrogation de la loi El Khomri » est bien sûr actée. Tout comme « la revalorisation du RSA à 600 euros » et son automatisation à « l’ensemble des 18-25 ans ». Enfin, le récépissé pour contrôle d’identité sera enfin instauré en cas de victoire à la présidentielle du nouveau ticket écolo-socialiste. L’accord peut être consulté ici.

Maintenant se pose la question des autres partis de gauche et des différents collectifs citoyens. Une chose est sûre : sans accord large, la gauche ne gagnera pas la présidentielle. Il faut se rendre à l’évidence. Peu importe la dynamique et même avec une mobilisation importante des abstentionnistes. Seul un large dépassement des appareils politiques peut créer l’indispensable dynamique en vue de la victoire.

Le Parti communiste en appelle lui à une « intervention populaire » en faveur d’un accord commun de la part des millions de personnes qui ne veulent pas de la désunion. Un accord qui ouvrirait ensuite la question de la candidature commune.

Le comble dans cette histoire est que c’est bien la monarchie présidentielle – difficile à comprendre pour nous autres suisses – cette 5ème république dont tous veulent se débarrasser qui risque de faire capoter l’alliance à gauche. Et cela alors que Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon défendent tous deux un changement constitutionnel vers la VIème république soumise à référendum au cours du quinquennat, laissant place à de nouvelles élections législatives.

La chance de bouleverser la démocratie française est historique, dépassant largement les égos des personnalités. L’excuse des différences politiques de fond n’est pas crédible. Même sur l’Europe, l’analyse est commune : changer les traités européens pour sortir de l’austérité, aller vers les harmonisations sociales, fiscales et le tournant écologiste.
De toute façon, sans ces changements radicaux de la doxa libérale, l’Union Européenne est vouée à se rapetisser sur elle même, et probablement se disloquer. L’Europe, on la change, ou il n’y aura plus d’Europe. Dans les faits, le message est commun.

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon se sont rencontrés vendredi soir à Paris. Une rencontre de deux heures qui semble avoir débouché sur un « pacte de non-agression » entre les deux candidats. C’est tout ? À priori oui.
La déception est énorme à gauche, chez toutes celles et ceux qui ne peuvent pas accepter le duel qui se précise entre l’extrême droite de Marine Le Pen et la casse sociale du filou François Fillon, ou face à Emmanuel Macron l’ancien banquier d’affaires reconverti dans le one-man show creux.

Rien ne justifie cette désunion à gauche. Oui, bien sûr, le quinquennat Hollande a été désastreux. Personne ne l’oubliera jamais, encore moins les écologistes malmenés ces cinq dernières années. Mais le programme de Benoît Hamon marque une révolution inespéré dans la ligne idéologique du Parti socialiste. La victoire d’un programme clairement écolo-socialiste qui se rapproche de la pensée développée par Jean-Luc Mélenchon et le parti de Gauche depuis 2009, sous la houlette de Martine Billard.

Maintenant la question des candidat-e-s PS aux législatives est à mes yeux un faux problème. Certains se retirent d’eux mêmes ou vont se retirer face aux gauches qui s’unissent derrière des candidatures unitaires. Pour celles et ceux qui voudront se présenter, leur message sera inaudible. Censés faire campagne pour le candidat de l’union des gauches, il leur sera impossible de défendre une vision libérale éloignée de nos valeurs. En cas d’alliance large à gauche, les candidat-e-s pro-gouvernement ont toutes les chances d’être battus !

Prenons un exemple, souvent cité, celui de Myriam El Khomri, ministre du travail et auteure d’une des pires lois du quinquennat. Si elle se présente comme prévu dans le 18ème, elle y affrontera probablement Caroline de Haas, militante féministe, entrepreneure et auteur de la pétition aux millions de signatures contre… la loi travail de Myriam El Khomri. La gauche et des collectifs citoyens discutent ce soir de l’opportunité de cette candidature. En cas de duel, je suis convaincu que la population saura faire son choix à gauche.

Ce qui a été au cœur de l’histoire des mouvements socialiste et marxiste, puis de l’écologie politique et des mouvements altermondialistes s’avère aujourd’hui possible. Bouleverser les rapports de production, répartir les richesses et construire un modèle démocratique où chacun-e trouve sa place, en mettant l’environnement naturel et la santé de chacun-e au cœur du projet politique. Nous vivons un tournant de l’histoire. Le temps des rendez-vous manqués a assez duré.

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Jean Jaurès

hamon.jpg

Commentaires

Je crois ne pas me tromper en relevant que les types de régimes que vous aspirez à voir gouverner l'Europe sont bien ceux au cours desquels le plus grand nombre de personnes ont PERDU la vie ENSEMBLE au XXe siècle ? Vous êtes bien trop naïf pour les empêcher de faire de vous leur victime.

Écrit par : rabbit | 28/02/2017

Moi, ce que j'aime chez Ilias Panchard, c'est son humour : "Premièrement, l’accord ambitieux signée par Benoît Hamon et Yannick Jadot ouvre la porte à un large rassemblement à gauche."
Mais je ne suis pas sûr qu'il soit volontaire...

Écrit par : Géo | 28/02/2017

Bonjour Géo,
Si vous aimez quelque chose c'est moi, c'est déjà un bon début. Au delà des commentaires désobligeants et/ou éloignés des faits.
Vous vous trompez, les écologistes ont âprement négocié avec Benoît Hamon avant de le rallier et tout fait pour un rassemblement plus large. Vous savez, après avoir été dans l'opposition pendant près de 40 ans, on va pas s'accrocher à tout prix à 10 sièges de député-e-s. Seuls les luttes de terrain comptent !

Écrit par : Ilias Panchard | 28/02/2017

"Seuls les luttes de terrain comptent !" Les luttes de terrain ne valent que si un parti ou équivalent d'un parti en prend le relais au niveau politique. Sinon, c'est se faire plaisir. Ce qui n'est déjà pas si mal, me direz-vous, et vous n'êtes pas à Paris par hasard...

Prenons un exemple concret de contradiction qui vous concerne : ce fameux aéroport de Nantes... Même si vos camarades zadistes alliés à la gauche du PS incarnée par Hamon remportent la victoire contre les autorités et la population de la région, ce sera une victoire à la Pyrrhus, c'est-à-dire très chèrement payée, par le prix de la rancœur chez les majoritaires qui ont gagné le référendum. Au niveau politique supérieur, cela se paiera un jour ou l'autre. Et cette victoire-là n'est en plus de loin pas acquise...

En d'autres termes, toute l'énergie que vous mettez à ce niveau-là peut se révéler à moyen terme plutôt contraceptive. C'est pourquoi, de votre point de vue, vous devriez être affligé du fait que Jadot se soit désister en faveur de Hamon. Ses 2% de voix n'ont aucune importance, la tribune politique oui. Caramba, encore raté !

PS. "Si vous aimez quelque chose c'est moi," Non, CHEZ moi. Mon côté prof chiant, vous voyez ce que c'est...

Écrit par : Géo | 28/02/2017

Ouille, pas "contraceptive", contra-productive ! Lapsus neuronal...
Et désisté, pas désister. Bon, ben, la prochaine fois je me relis avant d'envoyer le commentaire...

Écrit par : Géo | 28/02/2017

Comparant la tactique de la classe ouvrière et celle de la bourgeoisie libérale, Lénine écrivait autour de 1907: “Le prolétariat lutte, la bourgeoisie se faufile vers le pouvoir“. Logique qui l'a ensuite conduit à décréter que la victoire (de la révolution) ne peut être accomplie que par la dictature. Il apparaît clairement que nous sommes reparti pour un tour (l'Eternel Retour selon Nietzsche ?). Comme nous nous souvenons très bien des conséquences du premier tour, nous réitérons nos voeux que vous vous en sortiez le mieux possible une fois qu'ils n'auront plus besoin de vous.

Écrit par : rabbit | 28/02/2017

Ah Ilias,
J’apprécie ton engagement en Suisse, mais là je suis abasourdi par le nombres d’aveuglements qui me semblent t’accabler. Que d’incohérences dans ton discours… Je soulève ici certains points où je commente tes propos pour le démontrer :

« les écologistes ont courageusement décidé de retirer leur candidat afin de permettre « une grande aventure qui dépasse les appareils politiques »
Déjà « courageusement » c’est assez fou d’appeler ça comme ça je trouve : petit rappel : Jadot était censé participer à la primaire du PS (je l’appelle comme ça parce que c’est ce qu’elle est effectivement, cette primaire de l’autoproclamée « belle alliance populaire »), il avait d’ailleurs fortement critiqué Mélenchon pour qu’il la rejoigne lui aussi. Puis retournement de situation, Jadot fini par partir seul avec son parti. Et là il retourne dans les jupes du PS, comme s’il avait participé à la primaire. À quoi bon avoir porté une candidature alors ? Tant de retournements donnes le tournis, et le terme courageux me semble ici largement usurpé.

La confiance que tu donnes à l’accord passé entre Hamon et Jadot contient beaucoup de promesses, dont la non tenue est déjà évidentes pour certaines d’entre elles, qui devraient pourtant être cruciale pour les écologistes :
Sur le nucléaire,
« L’accord comprend aussi une « une sortie progressive et intégrale du nucléaire » en « vingt-cinq ans » avec « fermeture des premiers réacteurs durant la mandature » »
Or, le lendemain de l’accord, Hamon a déclaré soutenir la poursuite de l’EPR de Flamanville, même pas un jour et l’illusion est déjà évaporée. (on peut aussi s’appuyer sur le quinquennat précédant qui avait aussi affirmé une volonté de sortir du nucléaire, on a vu ce que le PS en a fait)


Sur le social, là c’est le pompon :
« l’abrogation de la loi El Khomri est bien sûr actée »
Mais comment croire un instant que le parti qui a mis en place cette loi, qui repart aux législatives avec tous ceux qui ont soutenus ces mesures totalement antisociales, va soudain changer de cap ? Si cette volonté était imposable à ces députés, ils pourraient abroger la loi El Khomry demain. Croire qu’ils le feront après l’élection hypothétique d’Hamon est d’une naïveté criminelle après 5 ans ou la trahison de tous les idéaux de la gauche fut le mantra de ce PS.

Ensuite : « Une chose est sûre : sans accord large, la gauche ne gagnera pas la présidentielle. Il faut se rendre à l’évidence. »
Je trouve cette analyse bien peut étayée et assez farfelue. Pourquoi la gauche ne gagnerait pas si elle n’est pas qu’en un seul bloc. Les exemples historiques montrent bien que c’est tout à fait possible. Et ensuite, si l’union de la gauche peut-être positive et éventuellement nécessaire, il faudrait spécifier ce qu’on entends par la gauche. Car le PS a renié depuis longtemps cette politique pour n’en garder seulement l’étiquette. Un accord avec le PS n’est pas une union de la gauche.

« Le Parti communiste en appelle lui à une « intervention populaire » en faveur d’un accord commun de la part des millions de personnes qui ne veulent pas de la désunion. Un accord qui ouvrirait ensuite la question de la candidature commune. »
Qui sont ces millions de personnes ? À part pour la dizaine de millier d’écologistes qui ont voter pour ouvrir la discussion dans ce sens, cette affirmation n’a aucun fondement plus fort que la technique du doigt mouillé. Il ne faut pas projeter sur des millions de personnes ses propres espérances sans se baser sur des faits concrets.

« L’excuse des différences politiques de fond n’est pas crédible. »
Là c’est le summum de l’aveuglement. Déjà, seul Mélenchon dispose d’un réel programme, cohérent, et la ligne proposée et celles qu’il suit depuis des années. Hamon, tout frais écologiste, ne propose lui aucune garantie, et après le coup du Bourget où Hollande a promis monts et merveilles, c’est le minimum requis pour imaginer un soutien. Hors Hamon ne dit absolument pas comment il va changer cette Europe par exemple. Et de la part d’un type qui a soutenu le CICE, croire qu’il va militer pour une Europe sociale c’est quand même très très gros. Le type s’est abstenu au parlement français de voter pour que le CETA passe par référendum en France. Comment croire que ce type, à la tête des mêmes troupes, ne l’accepterait pas les bras ouverts façon Hollande ? C’est facile de dire qu’on est pour sortir de la 5ème république et qu’on veut redonner le pouvoir au peuple, mais lorsqu’on a une occasion très concrète de le faire, il n’y a plus personne. Hamon ne tiendra jamais ses promesses, il ne suit déjà pas la ligne qu’il annonce.

« La déception est énorme à gauche, chez toutes celles et ceux qui ne peuvent pas accepter le duel qui se précise entre l’extrême droite de Marine Le Pen et la casse sociale du filou François Fillon, ou face à Emmanuel Macron l’ancien banquier d’affaires reconverti dans le one-man show creux. «
À nouveau, une vision personnelle est donnée sur l’opinion de toute la gauche, doublée d’un triste défaitisme. Ce n’est pas parce que tout le monde ne fait pas le caniche du PS que la gauche ne sera pas au 2ème tour. Dire ça, c’est tout simplement rendre les armes avant d’avoir combattu, et d’une bien triste manière. Il y’a énormément de gens qui ne pourront plus voter PS à cause du quinquennat Hollande, et bien que tu dises « Personne ne l’oubliera jamais, encore moins les écologistes malmenés ces cinq dernières années » on peut carrément en douter, car à part les promesses de Hamon - qui a été ministre du Hollande il semble utile de le rappeler, qui n’a également pas voté la motion de censure contre la loi travail alors qu’il ne manquait que 2 voix pour la faire invalider- il n’y a rien de concret pour croire qu’Hamon mènera la politique qu’il promet.

« Maintenant la question des candidat-e-s PS aux législatives est à mes yeux un faux problème »
Éluder cela aussi facilement, franchement chapeau. Pourtant c’est un énorme problème du fait que Hamon ne met rien en place pour mener la politique qu’il promet, et qu’alors qu’il se présente en candidat de rupture, il part avec tous les mêmes, Valls, El Khomry, etc. ces noms qui sont devenus des symboles de trahison. Croire que la population fera le choix de la vraie gauche, pour que le type qui propose des gens pas à gauche mène une politique de gauche, on est plus dans la science-fiction là, on est même un niveau au-dessus.

Ton analyse ne parle pas du fait que le ralliement de Jadot ressemble beaucoup à une tentative piteuse de sauver certains postes d’élus. Ce que certains militants d’EELV ont d’ailleurs du mal a digérer https://reporterre.net/Une-partie-d-EELV-refuse-un-accord-avec-le-Parti-socialiste https://reporterre.net/Antoine-Waechter-critique-l-abandon-de-Jadot-et-veut-etre-le-candidat

Ni du fait que l’accord avec le PS trahi les engagement pris par Jadot lors du vote des militants pour l’ouverture des discussions : Car les bases présentées comme non négociable contenait : - « la transition énergétique et donc la sortie définitive du nucléaire, programmée, progressive et créatrice d'emploi »
Or cela ne fait pas partie de l’accord, puisque L’EPR de Flamaville n’est pas mentionné. Et Hamon a confirmé depuis sa volonté de le maintenir.

Et elle sous entends sans jamais le dire (c’est mon analyse, mais elle est surtout basée sur un sentiment) que Mélenchon devrait se rallier à Hamon, comme Jadot, pour enfin faire triompher l’écosocialisme. Tout ça sans aucune réelle garantie. En rejetant déjà la faute de la désunion sur Mélenchon.

Alors que c’est Hamon qui a coupé les négociations avec Mélenchon, sans même répondre publiquement du pourquoi, cela après que Mélenchon ait exigé à Hamon de démontrer sa cohérence par rapport aux promesses faites. Son refus en dit long.
Alors que l’écosocialisme est porté depuis un moment par Mélenchon, qu’il a créé un mouvement et un programme participatif, ultra détaillé, cohérent, qui explique exactement comment il arrivera à ses buts, et dont tous les militants et candidats aux législatives sont animés du même idéal, au contraire du PS. Qui aurait-il été plus légitime de rallier selon toi, pour s’assurer qu’une politique écolo et sociale soit menée ? Ta réponse est-elle Hamon ?

Et encore, crois-tu vraiment que la bonne manière de faire soit de se rallier à ceux qui ont tant trahis ? Je pense que même si Mélenchon rejoignait Hamon, presque tous ses soutiens s’abstiendraient de voter plutôt que de voter pour Hamon. Le danger qui guette les idées de gauche, c’est selon moi d’accepter toutes les pires compromissions idéologiques sous l’injonction d’addition électorale qui ne se confirment jamais dans les urnes, et au prix de la perte de cohérence et du but même défendu à la base.

Désolé si mon texte est agressif ou répétitif ou autre, je l’écris dans la hâte et fatigué. Mon message est que j’implore les militants de gauche qui ont de vrais idéaux, toi compris, à dépasser les promesses pour analyser le fond des options disponibles. Car tout ce que j’ai entendu à présent à propos de ralliement et d’union de la gauche ne porte en lui que la défaite totale de nos idées, défaite pourtant brandie comme épouvantail pour forcer des idéaux différents à s’unir, quitte à se diluer, s’oublier, pour ne plus même exister. Merci pour la lecture =)

Jacques

Écrit par : Jacques Friedli | 02/03/2017

Notre Ilias est d'une telle ingénuité, que ce long sermon sur la dilution des idéaux et la confusion des sentiments risque de le tournebouler davantage. Son besoin de mettre la vacuité en pratique va peut-être le faire retomber un jour dans la réalité: avec une grande désillusion sans doute, mais toujours moins de frustration qu'à poursuivre une utopie.

Écrit par : rabbit | 03/03/2017

Les commentaires sont fermés.