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24/12/2016

Faire face à la «contre-information»

« Donnez vingt-quatre heures d'avance à un mensonge et la vérité ne le rattrapera jamais. Autrement dit, il faut toujours affronter la malhonnêteté intellectuelle immédiatement et sans équivoque. »
Michael Moore


Les récentes actualités ont fait ressurgir un florilège de thèses conspirationnistes ciblant en particulier la prétendue désinformation des médias « mainstream ». De nombreux événements ont provoqué ce type de réactions. J'en retiendrai deux en particulier : le siège tragique d'Alep Est et l'odieux attentat de Berlin.

Dans le cas de Berlin, suite à la publication de l'identité du criminel suspect, une thèse conspirationniste a rapidement circulé en masse sur les réseaux sociaux. Pourquoi un terroriste aurait-il, au moment de commettre un attentat, ses papiers d'identité sur lui ?

En moins de deux, diverses thèses évoquant la manipulation des médias et d'un scénario orchestré par on ne sait trop qui fleurissent sur les réseaux sociaux. « On nous ment, une fois de plus » ; « C'est encore l’œuvre des services secrets » ; « Comment pourrait-il être aussi stupide et avoir ses papiers sur lui ».

Déjà évoquée au moment de l'attentat de Nice – et d'autres, ce scénario complotiste n'est pas nouveau et guère étonnant. En se penchant un minimum sur la question, un élément de base devrait rapidement apparaître dans la réflexion, quand réflexion il y a. Identifier précisément l'auteur est nécessaire pour revendiquer un attentat.

En effet, le soi-disant État islamique – en particulier après son appel de septembre 2014 appelant partout à cibler des européens de n'importe quelle manière – ne peut plus avoir un contrôle précis et un suivi global des actions criminelles commises par celles et ceux qui s'en revendiquent. S'assurer que l'identité de l'auteur du crime soit rapidement diffusée publiquement permet au soi disant État islamique de revendiquer rapidement et de réagir en détail – ou non – à l'attentat en question.

L'autre événement récent qui a mis en évidence cette « contre-information » qui désinforme est bien entendu le siège d'Alep Est. Tournant majeur dans la crise syrienne, le pilonnage aux barils d'explosifs des derniers quartiers rebelles de la ville a aussi marqué un tournant dans la guerre de l'information et l'analyse du conflit, en particulier à gauche de l'échiquier politique où une ligne de fracture claire s'est hélas affirmée. Sur ce dernier point d'analyse politique, j'y reviendrai en détail dans un autre article.

Ainsi l'avancée des forces du régime syrien, dirigées par des officiers russes et renforcées par des miliciens chiites iraniens, afghans et du Hezbollah, sur Alep Est a fait ressortir les thèses les plus farfelues sur la prétendue désinformation de masse véhiculée par les grands médias occidentaux. De la présence de l’État Islamique à Alep Est, alors qu'il en a été chassé par les rebelles syriens dès 2014 à la prétendue présence des seuls milices islamistes sur place en passant par le soi-disant soutien total de la population syrienne au régime de la dynastie Assad.

Bon nombre d'informations mensongères furent véhiculées sur les réseaux sociaux, en grande partie appuyées par la propagande du Kremlin que constitue Russia Today, média étendard des tenants de la « contre-information ».

Sans refaire toute l'histoire du conflit et l'influence complexe des nombreux acteurs de la répression du régime et de la guerre qui a suivi, un élément déterminant change maintenant la donne de l'information. Celui des témoignages en direct des citoyen-ne-s d'Alep et d'autres villes eux mêmes grâce aux réseaux sociaux.
Sur Twitter et Facebook, ou sur des blogs, il est possible à tout un chacun de suivre au quotidien les bombardements, la vie de tous les jours dans une ville sous siège et les conditions de vie qui se durcissent jusqu'à devenir intenables.

Personne ne peut brandir l'excuse de ne pas avoir su ce qu'il se passait. Se réfugier derrière l'excuse de l'impérialisme et de la géopolitique des grandes puissances dans la région afin de ne pas avoir à dénoncer des crimes de guerre s'avère être de la pure lâcheté. Oser se revendiquer de l'internationalisme a quelque chose d’écœurant après avoir fait preuve de tant d'indignation sélective.

Pourquoi s’appuierait-on sur les témoignages sur les réseaux sociaux de personnes en Palestine occupée ou au Yémen bombardée par l'Arabie Saoudite avec la bénédiction des puissances occidentales ? Le contexte est le même. 

Partir du contexte des printemps arabes et des formidables mobilisations populaires qu'a connu tout le Moyen-Orient et le Maghreb nous oblige à toujours considérer les luttes populaires locales avant la géopolitique des puissances et leurs intérêts. Sous prétexte de lutter contre le seul impérialisme américain et occidental via la machine de guerre de l'OTAN, bon nombre de militant-e-s politiques se revendiquant de la gauche balayent d'un revers de la main près de 6 ans de mobilisation populaire en Syrie.
Un véritable affront à toutes celles et ceux qui ont été tués et emprisonnés pour avoir osé revendiquer la démocratie, la justice sociale et la liberté.

Qu'en est-il de la formidable résistance et mobilisation des habitant-e-s de Homs, l'un des bastions de la révolution ? des rebelles syriens qui ont chassé l'Etat islamique d'Alep Est en 2014 ? de tous les jeunes qui vont au secours quotidiennement des victimes des bombardements russes et du régime ? de celles et ceux qui documentent depuis des années la banalité du mal qui sévit dans le pays ?

Enfin, par rapport à la crise syrienne, dénoncer l'impérialisme des États-Unis et des pays européens & arabes membres de la coalition en faisant fi de l'intervention russe et iranienne dans le pays relève soit de l'hypocrisie, soit d'une bêtise sans nom.

À toutes celles et ceux qui défendent le régime de Bachar Al Assad car il garantirait la stabilité dans la région et serait une réponse laïque face aux rebelles islamistes, remballez votre pseudo discours sur le nationalisme arabe et posez-vous une seule question : sans même parler de la répression et des massacres dont il est responsable, en quoi le régime alaouite d'Assad, soutenu militairement par l'armée russe et ses officiers formés lors du massacre de Grozny, financé directement par le régime chiite iranien et renforcé militairement par des dizaines de milliers de combattants du Hezbollah et des pasdarans, serait-il une alternative laïque et indépendante ?

Plus généralement, il est bien plus facile de sortir du chapeau l'excuse de la « désinformation » et de crier à la conspiration à chaque occasion que de se frotter à une situation complexe en dépassant l'analyse simpliste de la vérité face au(x) mensonge(s). À un moment historique où les démagogues de droite sont au sommet de la vague, il est urgent de ne rien lâcher sur un principe qui a articulé les mouvements progressistes, celui de l'internationalisme.

Il est inquiétant et aberrant de voir le peu de réactions pesées et internationalistes entendues ces dernières semaines dans la campagne pour les élections présidentielles en France. À part les positions constantes du Nouveau Parti anticapitaliste et la ligne claire des écologistes français - dont le candidat Yannick Jadot co-signe une bonne tribune "Alep crève" avec l'essayiste Raphaël Glucksmann - une dérive à gauche se confirme. La réponse vidéo de Jean-Luc Mélenchon à cette tribune est le symbole de son embarras et de sa distanciation vis à vis des luttes internationalistes (dès 13'30'').

À l'heure où tant d'informations succinctes circulent sur les réseaux sociaux, ne nous contentons pas de lire les simples titres, nous fier à une seule source ou de considérer par défaut toute information « anti-système » comme vrai, fiable car elle irait à contre-courant.

Sans cela, le pire est à prédire. Un exemple me frappe toujours autant : au moment de l'élection de 2004 et de la campagne de réélection de Georges W. Bush, selon un sondage une majorité d'américains pensaient que Saddam Hussein avait organisé les attentats du World Trade Center. Cela alors que tout l'avait contredit et que le gouvernement de Bush lui même avait infirmé ses propres propos. Ce type d'exemples extrêmes devient de plus en plus courant. La récente campagne présidentielle aux États-Unis en a été un exemple parlant, qui a laissé sans voix bon nombre d'entre nous.

Ne pas réagir et laisser ces mensonges s'installer dans le débat public met en péril nos démocraties et, j'en ai bien peur, toute possibilité de renverser le système néolibéral actuel vers une alternative solidaire, démocratique et écologiste.

Belles fêtes à toutes et tous, et une bonne année à venir, pleine de santé, de réflexion active, de découvertes et de projets engagés. Ne l'oubliez jamais : un autre monde est possible !

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14/12/2016

Alep : la Suisse doit agir !

Pendant que les combats font rage dans la ville syrienne d’Alep, des rapports relatifs à des massacres perpétrés dans la population civile sont rendus publics. Les Jeunes Vert-e-s ont organisé à Berne une veillée rassemblant environ 100 participant-e-s afin de demander une acceptation rapide et sans bureaucratie de 50'000 demandeurs d’asile provenant de zones de guerre.

En outre, la Suisse doit user de sa diplomatie pour ouvrir un couloir humanitaire des Nations Unies dans la zone touchée. «C’est seulement si un grand nombre de pays fait pression sur le plan international que les souffrances liées à la malnutrition et aux sans-abris pourront être atténuées.» explique Ilias Panchard, Co-président des Jeunes Vert-e-s Suisses, pour justifier les exigences du parti.

Le Conseil fédéral a décidé cette semaine d’accueillir un nouveau contingent de 2'000 syrien-ne-s. Les Jeunes Vert-e-s saluent cet engagement humanitaire, mais déplorent cependant le faible nombre articulé. «Un pays riche comme la Suisse est capable d’assurer la protection de 50'000 réfugiés» rajoute Ilias Panchard. De plus, la Suisse dispose de moyens de secours conséquents pour aider en zone sinistrée.

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09/12/2016

Pour en finir avec les débats entre hommes


Dorénavant, je décline les invitations à des débats qui ne comportent pas au moins une femme parmi les intervenant-e-s. Les hommes doivent, eux aussi, s'engager pour garantir la parité en politique !

Annoncée hier sur les réseaux, cette décision simple est le fruit d'une réflexion plus globale sur les questions d'égalité. En plus de sa symbolique, ce type d'annonce peut avoir un impact important sur la parité dans les débats politiques si une majorité d'élus et de personnalités politiques adopte activement la même démarche.

Malgré des avancées générales dans le débat public des questions de parité et, plus globalement de l'égalité hommes-femmes, la situation n'évolue hélas guère ces dernières années.

Le pourcentage d'élues dans les parlements stagne en Suisse. Les partis politiques portent bien sûr une responsabilité majeure dans le choix de leurs candidat-e-s en décidant, très souvent, de ne placer que des hommes aux places éligibles et de ne pas alterner les candidates et candidats sur leurs listes électorales.
À mes yeux, l'alternance homme-femme sur les listes devrait être obligatoire. Cette mesure fait partie des mesures minimales qui doivent maintenant être prises.

 

Revenons maintenant à la composition des débats politiques. Depuis quelques années, je remarque généralement une faible présence de femmes politiques ou d'expertes aux débats auxquels je participe.

Les exemples seraient nombreux, voilà le dernier en date : dans la campagne sur la sortie par étapes du nucléaire, lors d'un débat à l'EPFL, me voilà invité à un débat face à un représentant d'EconomieSuisse et deux chercheurs du campus lausannois, tous deux experts de la question. Quatre intervenants. Aucune femme.

On pourrait penser que la présence de femmes politiques ou d'expertes dépend simplement du thème débattu. À mon avis cela n'explique pas tout. Et n'excuse en rien cette pratique, au contraire. Le problème est tant structurel que culturel, et c'est là où le bât blesse.

En effet, alors que par exemple le nombre de diplômées dans les sciences de base et les domaines dits techniques est en augmentation constante, le nombre de professeures titulaires tarde à suivre la même évolution. De même, le nombre d'élues engagées, et écoutées (médiatisées devrait-on dire) sur ces questions s'avère relativement faible.

Les débats autour des questions militaires ou de l'aménagement du territoire suivent globalement la même tendance. Tant pendant la campagne pour la fin de l'obligation de servir que celle sur l'achat des avions de combat Gripen, je n'ai participé qu'à des débats avec un ou plusieurs intervenants hommes. Pareil sur les questions de service civil, mais bien entendu l'obligation de servir appliquée seulement aux hommes peut expliquer en partie cela.

 

Il est bien sûr difficile de tirer des conclusions globales à partir de quelques dizaines d'interventions publiques « problématiques » de ce point de vue là. Je n'avance ainsi aucun chiffre, ni aucune tendance précise. Cependant, les réactions sur les réseaux sociaux montrent que ce constat est partagé par de nombreuses personnes.

La raison de ce « coup de gueule » est simple : quel message envoyons-nous aux jeunes de ce pays ?

Que les filles seraient faites pour s'occuper des questions sociales, de santé publique et du monde de la culture, pendant que les hommes débattent du sauvetage des banques, des caractéristiques des avions de combat que le pays doit se procurer ou de comment réaliser la transition énergétique ?

Très peu pour moi, cette répartition archaïque n'a aucun sens. Toutes ces questions sont importantes et concernent l'ensemble de la société. Elles doivent être réglées collectivement, selon les visions politiques et intérêts personnels de chacun, et non chapeautées par une conception paternaliste de la politique.

La question est bien sûr plus large et des objectifs doivent non seulement être fixés mais atteints à l'aide de mesures ambitieuses et contraignantes : garantir un temps de parole équitable entre hommes et femmes lors des débats, atteindre l'égalité salariale et la répartition des tâches ménagères tout comme déconstruire collectivement la société machiste dans laquelle nous vivons.

Les occasions étant hélas tellement nombreuses, nous aurons le temps d'y revenir. D'ici là, mobilisons-nous pour qu'un nombre croissant d'hommes se saisissent à bras le corps de ces questions. Face à une inégalité institutionnalisée, l'engagement de toutes et tous s'avère nécessaire.

Il ne s'agit pas de détails mais bel et bien de la société que nous montrons et allons léguer aux plus jeunes : celle du paternalisme en politique, de la violence machiste et des discriminations ou celle de l'égalité hommes-femmes, de la liberté solidaire et des rêves les plus fous. Mon choix est fait.

 

 

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04/12/2016

Nucléaire : une courte défaite, et après ?

 

Après quelques jours à tête plus reposée, j'aimerai revenir brièvement sur la votation à propos de la sortie programmée du nucléaire. La campagne a été longue, intense et pleine d'événements imprévus. Tout ceci dans un contexte énergétique inédit et en pleine transition.

Vous le savez peut être, je faisais partie de l'équipe de campagne et l'ai coordonnée en Suisse romande, avec une équipe du tonnerre composée de Christian van Singer, mon collègue porte-parole de Sortir du nucléaire ainsi que Mathias Schlegel et Regula Guevara, respectivement porte-parole et responsable des bénévoles chez Greenpeace.
Sans oublier bien sûr les personnes qui ont coordonné cette campagne dans les différents cantons, sans qui rien n'aurait été possible. Elles et ils se reconnaîtront, les bons résultats dans les régions francophones leur doivent beaucoup. Nous nous appuierons sur ces majorités pour accélérer la transition énergétique locale vers le 100% renouvelable.

Centrales à l'arrêt et déficitaires, symboles d'un modèle énergétique en fin de vie

La campagne aura fait connaître la situation sécuritaire inquiétante des centrales nucléaires suisses. Apprendre que Beznau I, plus vieille centrale en activité au monde, et Leibstadt, la plus « jeune » et plus puissante centrale du pays, sont à l'arrêt tout l'hiver montre que notre parc nucléaire vieillissant déraille. Le pari irresponsable des exploitants de les faire tourner pendant 60 ans ou plus va très probablement s'avérer intenable.

Le contexte énergétique européen, de surproduction électrique égal à 30 fois la production nucléaire suisse, modifie la donne pour le business model helvétique. L'opération qui consiste à importer du courant bon marché, et sale, afin d'exporter notre hydraulique vers l'étranger et réaliser une marge financière, n'est plus rentable vu le bas niveau historique des prix de l'électricité.

Ce qui se joue maintenant est une lutte entre hydraulique et nucléaire. Ce n'est pas pour rien qu'après avoir essayé de vendre ses centrales nucléaires à des électriciens étrangers puis à la Confédération, Alpiq annonce maintenant être prêt à céder ses participations dans les barrages.

Brader le patrimoine hydraulique alors que, quand elles fonctionnent et produisent du courant, les centrales sont déficitaires ? Il n'en est pas question.
L'engagement des exploitants hydrauliques grisons en faveur de l'initiative et le score plutôt bon obtenu en Valais illustrent bien cet enjeu crucial pour l'approvisionnement électrique du pays.

Les promesses rendent les fous joyeux

Il y aurait beaucoup à dire sur la teneur des débats. Dans l'argumentation des opposant-e-s à l'initiative, deux éléments principaux sont à souligner. Premièrement, tous les opposant-e-s à l'initiative ont affirmé à longueur de débats et interviews que la sortie du nucléaire à terme – sans savoir lequel – était un fait acquis. Deuxièmement, l'attachement, feint ou bien réel, à une production électrique faiblement émettrice en CO2 a été au centre du débat. À nous de rappeler ces promesses à l'avenir et ce dès le vote sur la stratégie énergétique probablement en mai 2016. Cependant, et c'est bien connu, les promesses rendent les fous joyeux. Personne n'est naïf. Nous restons vigilants.

Sécurité à renforcer et transition énergétique par le bas

Un renforcement drastique de la surveillance des centrales est maintenant indispensable. La présence, à confirmer, de l'organe de sécurité des centrales (IFSN) aux prochaines séances de la commission de l'énergie serait encourageante à ce niveau là. Le redémarrage de la centrale de Leibstadt, dont les barres de combustible sont sévèrement rouillés, ne peut se faire que si elle est accompagnée de mesures strictes et d'une transparence totale. Quant à Beznau I, son redémarrage ne peut être autorisé par l'IFSN. La plus vieille centrale en activité au monde, à l'arrêt depuis bientôt deux ans, n'a qu'une seule place digne de ce nom : dans un musée !
Après une campagne axé sur la crédibilité de l'organe de sécurité et le sérieux du suivi des centrales en Suisse, le redémarrage de Beznau I serait une provocation inacceptable.

Enfin, les plébiscites en faveur de l'initiative dans les grandes et moyennes villes souligne une volonté claire. Celle d'une transition énergétique ambitieuse, construite par le bas. Les engagements et réussites d'ores et déjà réalisés par les villes romandes montre que cela est possible.

Nous nous engagerons afin que la transition vers un approvisionnement électrique 100% renouvelable et la nécessaire réduction drastique de la dépendance aux énergies fossiles s'accélère encore ces prochains mois et années.

Alors que le nucléaire décline partout, la transition énergétique est en marche. Sur le marché européen, chaque 18 jours se construit l'équivalent en capacité de production renouvelable de la centrale de Mühleberg. La Suisse a pris du retard vis à vis de la plupart de ses voisins. Ne loupons pas, de manière définitive, le train de la transition vers les renouvelables !

La décision de la commission du Conseil des États d'aller dans le sens, encore timide, d'une moins grande largesse vis à vis des importations de courant sale est positive. La prochaine étape est simple : une taxe sur l'importation de courant sale, nucléaire et charbon, doit être mise en place. Cela aiderait à financer la transition énergétique en Suisse et donnerait un coup de pouce important aux barrages en difficulté. Vu la campagne climat friendly faites par nos opposant-e-s pendant des mois, cela ne devrait être qu'une formalité...

Vous vous en doutez, les prochains temps vont être intenses et décisifs. Gagner le vote probable sur la stratégie énergétique 2050 sera la première étape à ne pas manquer.

Un énorme merci à toutes et tous pour votre engagement dans cette campagne. Nous n'avons pas gagné, malgré les scores positifs dans les régions francophones. La prochaine fois sera la bonne, une nouvelle génération a repris le flambeau !

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