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12/12/2013

Défendre le droit à l'avortement


Le 9 février prochain, nous nous prononcerons sur l'initiative des conservateurs chrétiens et de la droite dure intitulée « financer l'avortement est une affaire privée ». Oui, en Suisse, au 21ème siècle, nous voterons une nouvelle fois sur le droit à l'avortement.

Alors qu'en 2002, presque trois-quarts des votant-e-s ont soutenu le régime des délais et ont balayé l'initiative anti-avortement «pour la mère et l’enfant», les milieux fondamentalistes reviennent sous couvert cette fois de faire baisser les coûts de la santé.

L'argument financier est mensonger : l'ensemble des avortements représentent seulement 0.03% des coûts de l'assurance maladie de base. Par comparaison, la grippe coûte 10 fois plus cher et personne ne demande le non-remboursement des dépenses qui lui sont liées.

Cette initiative s'attaque aussi à un point central de notre système maladie, la solidarité entre assuré-e-s. Même si j'ai la chance de ne pas avoir été malade ces dernières années, mes primes maladies servent néanmoins à couvrir les dépenses d'autres assuré-e-s recourant plus à des soins médicaux. Remettre en question cet aspect là c'est remettre en question le fondement même de la LAMal.

De plus, en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base, cette initiative discriminerait les femmes les plus précarisées en dégageant encore plus les hommes de toute responsabilité financière. Cette question nous concerne toutes et tous, hommes et femmes.

Avec les Jeunes Verts, j'affirme ici clairement nos valeurs féministes et progressistes en vous recommandant de voter clairement NON à cette initiative rétrograde et dangereuse qui devrait plutôt, au vu de ses implications, s'intituler « l'avortement est l'affaire des femmes – qu'elles se débrouillent ! ». 

 

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Commentaires

@I.Panchard pour une fois on vous donne raison.Il est vrai que c'est un problème féminin et qu'elles seules savent vraiment ce qui est bon ou pas pour elles .En votant non c'est aussi faire preuve d'objectivité
bonne soirée pour vous et Joyeuses fêtes de fin d'année

Écrit par : lovsmeralda | 12/12/2013

Merci pour la justesse de vos propos.

Rien à ajouter : non seulement c'est parfait mais EXCELLENT !

Écrit par : Lise | 13/12/2013

"L'argument financier est mensonger : l'ensemble des avortements représentent seulement 0.03% des coûts de l'assurance maladie de base. Par comparaison, la grippe coûte 10 fois plus cher et personne ne demande le non-remboursement des dépenses qui lui sont liées."

Peut-être tout simplement parce que la grippe est une maladie alors que la grossesse non ?

Et quid du remboursement des frais de ceux qui n'ont pas choisi d'être myope ou d'avoir des dents en mauvaise santé malgré un nettoyage correct ?

Écrit par : Pascal | 17/12/2013

Il faut étendre la LAMAL aux soins dentaires et d'ophtalmologie, Pascal! Et maintenir le remboursement de l'avortement qui n'est JAMAIS choisi de gaieté de coeur!! La gratuité des moyens de contraception serait en tout cas une bonne chose également.

Écrit par : Ness | 17/12/2013

Si les avortements ne sont plus remboursés, les femmes sans argent auront recours comme autrefois aux pires démarches... Ou garderont, malgré elles, une grossesse non désirée... Faut-il redire qu'une génitrice n'est pas, loin s'en faut, forcément maman dans l'âme? On peut parler de la gratuité des moyens de contraception, lesquels? Un problème urgent est celui de la tolérance des femmes aux différentes formes telles que stèrilets et pilules, notamment. Il y a quelques années on semblait être sur le point d'avoir un test indiquant les jours ou les femmes sont susceptibles d'enfanter... un peu comme les tests grossesses: soudain, plus rien: qui pourrait nous apporter éclarcissment à ce sujet?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 18/12/2013

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