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26/01/2013

La politique d'asile à la merci des charognes électoralistes

 En septembre, l'assemblée fédérale a modifié, une fois de plus, la loi fédérale sur l'asile. L'idée de base, partagée par beaucoup, est de mettre en place les outils nécessaires à une politique d'asile plus efficace et plus rapide. En effet, tout le monde est d'accord pour dire qu'il n'est pas souhaitable qu'un requérant doive attendre plus d'une année avant d'être fixé sur son sort et, parfois, sur celui de sa famille. 

Cependant, le parlement considère la loi sur l'asile comme un outil de régulation et de dissuasion, et non comme un cadre clair, efficace et humain. Ce qu'elle devrait être. Les parlementaires ne le conçoivent pas, mais leur travail n'est pas de décider à la place des exécutifs, cantonaux en particulier. Quand un législatif veut faire le travail d'un éxecutif, c'est l'échec assuré. Ce ne sont pas les ministres cantonaux qui me contrediront...

Ainsi, ces décisions, qui ont été suivis par d'autres, vont de l'aberrante suppression de la possibilité de déposer une demande d'asile en ambassade à la non-reconnaissance du statut de déserteur comme motif d'asile en passant par la carte blanche donnée au conseil fédéral pour des "phases de test" dans les trois prochaines années. 

A ces trois mesures assez médiatisées, relayées et discutées, ajoutons celle qui a vu les élu-e-s se chamailler sur un "vulgaire" adjectif, entre "spéciaux" et "spécifiques". Je fais ici référence aux fameux centres pour requérants récalcitrants, crées par le parlement. Selon les élu-e-s, sont définis comme « récalcitrants », les requérants qui "par leur comportement, portent sensiblement atteinte au fonctionnement des centres d’enregistrement". De plus, la liste établie par les parlementaires laisse pantois : ceux qui se querellent, ceux qui boivent trop, ceux qui ne veulent pas être renvoyés, ceux qui dérangent (!) ou encore ceux qui ne veulent pas adopter nos habitudes de vie. La liste est aberrante, subjective, imprécise, laissant ainsi clairement place à l'arbitraire. Cette subjectivité n'a pas sa place dans une loi !

Le découpage de la loi sur l'asile a continué en décembre et continuera probablement lors des prochaines sessions, quelque soit l'issue du référendum soumis au peuple le 9 juin prochain. D'autres décisions inadmissibles ont été prises depuis, telles que la mise en place d'un entretien obligatoire avant toute procédure d'asile ou l'interdiction d'exercer des activités politiques ou militantes soumise aux requérants d'asile. Ces mesures ne serviront qu'à augmenter le nombre de déboutés (d'office), pousser à la criminalité et élargir le fossé séparant déjà les requérants de la société suisse. 

En matière de distanciation des requérants de la population, le canton des Grisons a fait fort : il a mis en place, il y a plus de 3 ans, un centre pour les requérants dits "récalcitrants". Enfin, un centre serait trop dire, il s'agit de cinq containers de 12 mètres carrés posés sur un terrain interdit d'accès aux personnes non autorisées.

Reprenons ici quelques éléments mis en évidence par le Courrier dans ce "Minimalzentrum" de la Waldau, situé à 1300 mètres d'altitude et 20 kilomètres au sud de Vaduz (article ci-dessous). Les requérants y reçoivent une aide d'urgence de 7 francs par jour, ne bénéficie d'aucune surveillance et y sont livrés à eux même. Un résident a déjà mis le feu au centre, avant qu'on daigne y installer un extincteur, et les portes des containers ne peuvent point être fermées, pas même de l'intérieur... 

Suite aux durcissements du parlement, la politique grisonne en matière d'asile risque bien d'être reprise dans d'autres cantons. Ou d'en inspirer plus d'un. C'est, apparemment, le cas du canton de Vaud qui, dans le cadre d'un projet de durcissement de l'aide d'urgence (pas encore assez dure selon certains...), a envoyé ses hauts fonctionnaires dans les Grisons pour y étudier leur « gestion » des requérants dits récalcitrants. Ainsi, selon ces touristes de l'asile, l'intérêt pour ce type de centres existe et est étudié. Ainsi, les contreforts du Jura seraient une piste pour y installer un centre pour requérants déboutés. L'aide d'urgence, des centres éloignés des habitants, du village le plus proche et de tout rapport social, ainsi sera fait le quotidien qui attend les requérants récalcitrants. Dans le respect, évident, des Conventions de Genève, cela va de soi...

 

L'exemple grison vu par le Courrier : Laboratoire de la désintégration

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Brochure à consulter ici (en PDF) : Brochure Vivre Ensemble

page facebook contre les centres spéciaux : Enfermez-nous avec !


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Commentaires

il est bon de discuter aussi avec les responsables de centres pour requérants,ils seront les premiers a dire,ah si la presse pouvait enfin laisser faire tout le monde son travail! C'est la même chose dans d'autres domaines depuis que la gauche mêle son grain de sel ou le plus souvent elle n'y connait rien ce problème d'asile qui pourtant était on ne peut plus existant pendant et après guerre devrait servir d'exemple.Mais la seule différence et très grande elle est bien réelle ,les gens ne passaient pas leur temps à remplir la fameuse tabatière à coups de blablas très souvent bien inutiles et qui ne font que retarder le mise en place d'un système qui fut déjà afin de satisfaire les plus émotifs.
C'est une profession qui n'a pas sa place dans le monde des émotions ,la même chose pour les cas psychiatriques les plus violents,sinon à quoi servent les lois!Faut pas oublier non plus les nombreux pays qui ont ouverts leurs asiles psychiatriques mettant ainsi à la rue des milliers de gens,cela aussi il faut en tenir compte!Il faut aussi apprendre à séparer les affaires d'Etat avec le ressenti profond et humain de la population mais on n'a jamais fait d'omelette sans casser des oeufs et surtout ne jamais oublier non plus les traitements carcéraux réservés aux Européens arrêtés en Asie avec de la drogue!
On peut aussi penser aux gosses de parents pauvres et enfermés après guerre et qui subissaient des raclées mémorables ? l'église n'a pas bougé le petit doigt jusqu'a récemment et que je sache ces requérants ne sont pas tabassés gratuitement juste pour le plaisir de leur faire apprendre une loi religieuse et bien trompeuse!

Écrit par : lovsmeralda | 03/02/2013

Votre blog est visiblement inutile. Vous ne voudriez pas vous désister envers Tamedia envers le red baron, par exemple?

Écrit par : Géo | 08/02/2013

Bonjour Géo,
Qu'entendez vous par "inutile" ?

Ce blog me permet de faire passer mes idées, d'échanger sur des problématiques d'actualité et, malgré la difficulté, de faire que des blogs de jeunes soient encore accessibles sur cette plateforme. Ma vision politique de l'entreprise Tamedia est une autre question...

Merci pour votre transparence quant à votre dénomination.

Écrit par : ilias panchard | 09/02/2013

@ilias Panchard ,je me permets de revenir sur le sujet qui reste brulant si on lit les nombreux commentaires qui vacillent entre le faux et le vrai afin sans doute aussi de faire couler un conseiller aux Etat du canton de Neuchatel
Quand on sait le désordre régnant au sein même de nombreuses administrations et le peu d'envie de s'affirmer peut-être par peur d'être mal considérés de la part de nombreux parents et de nombreux autres citoyens,ce désordre permanent encore accentul par une gauche indicisplinée est une porte grande ouverte aux requérants qui eux ont une intuition bien plus développée étant nés sans le confort .
Quand on veut faire régner l'ordre on commence par l'appliquer chez soi et notre pays est le reflet même du chaos complet attirant les requérants comme le miel attire les mouches mais à complot et quand on veut vraiment bien diriger on ne pratique pas le copinage autre faiblesse dont se ils se serviront pour encore mieux imiter un peuple qui ne sait pas se faire respecter autrement qu'en utilisant le mot maternage ou je ne sais quelle autre incongralité juste pour éviter de prendre des responsabilités
Joyeuse fêtes de Paques pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 25/03/2013

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