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24/12/2012

La toxicomanie n'est pas un crime, c'est une maladie !

Un mur, un long mur infranchissable. Séparant deux pays intimement liés, tant au niveau historique que culturel, il empêche, en partie, le passage d'immigrants vers l'eldorado nord-américain. Haut de cinq mètres, large d'une quarantaine de mètres et patrouillé par des "milices" armées, il fait aussi partie intégrale de la lutte contre les trafiquants de drogue misant sur un marché libre de millions de consommateurs potentiels.

L'échec de cette politique répressive saute aux yeux depuis quelques temps déjà, mais un élément "comique" vient renforcer ce constat : des trafiquants de drogue mexicains ont utilisé...un canon à air comprimé (!) pour expédier leurs livraisons de plusieurs kilogrammes plus au Nord malgré le mur et ses coûts exorbitants.

L'anecdote fait sourire et montre surtout le coup d'avance qu'ont et auront toujours les trafiquants, pirates informatiques et autres terroristes en tout genre pour mener leurs actions. Dans le cas du trafic de drogue et de ses implications, intéressons-nous d'abord à la politique des drogues en vigueur dans la plupart des pays depuis plus d'une cinquantaine d'années.

En 1961, les Nations, sous l'impulsion des États-Unis, ont ratifié la "convention unique sur les stupéfiants" prônant une prohibition mondiale des drogues, qu'elles soient dures ou "douces". Deux autres conventions internationales suivront, en 1971 et 1988. Suivra la tristement fameuse "War on drugs" prise à bras le corps par le républicain Richard Nixon dès 1969, en plein massacre vietnamien. Le monde assiste alors à des idées oh combien brillantes et originales comme celle de fouiller chaque voiture en provenance du Mexique, afin de lutter contre le trafic de cannabis. Échec opérationnel, mais réussite politique, l'impact dans l'opinion public étant majoritairement positif. Ainsi, la guerre contre la drogue fut durablement installée dans l'agenda et les priorités états-uniennes, politiques et électorales.   

Les impacts de l'exportation de la méthode états-unienne au Mexique et en Colombie illustrent parfaitement l'inefficacité de cette politique des drogues. Les répercussions directes sont bien visibles actuellement : le Mexique est, dans certaines régions, livrés à une influence grandissante des cartels, alors que le peuple colombien est toujours otage d'un conflit dont les intérêts militaires et financiers dépassent largement ses frontières.

Dans le cas de la Colombie, en pleine négociations avec le mouvement des FARCs, la guerre n'a plus aucun sens dès lors que des enfants de la même famille se retrouvent face à face. L'un guérillero, l'autre paramilitaire. Ouvrons les yeux, les intérêts sont tant politiques (tant les révolutionnaires que J.-M. Santos jouent leur avenir politique) que financiers. L'aspect financier est le nerf de la guerre et il relie la Colombie, le Mexique ou le Pérou à l'Europe et aux États-Unis. N'oublions pas que, malgré le zèle idéologique des Nations Unies, la consommation de drogues n'a cessé d'augmenter. Le trafic et la corruption suivant globalement la même tendance, faut-il continuer à miser sur la même politique, répressive à tout-va ? Chercher d'autres pistes ?

Des alternatives existent déjà et ont été mises en place dans certains pays, sans voir affluer aux frontières des hordes de consommateurs réguliers. L'exemple portugais est, par bien des aspects, fort intéressant. Premièrement, il intervient dans un pays conservateur, sortant tant bien que mal de quarante années de dictature. La consommation de drogues y explose alors et va jusqu'à compter 1% d'héroïnomanes dans la population. Puis, en 1998, la décriminalisation de la consommation de drogues y est décidée, pour des raisons dites "humanistes". Consommer des drogues n'est plus un délit criminel, mais une infraction administrative. Le tribunal convoque alors ceux qui sont soupçonnés d'être des dealers et/ou possèdent une dose supérieure à dix jours de consommation. De plus, des commissions de dissuasion des drogues (CDD)  sont mises en place. Les toxicomanes sont ainsi moins victimes de stigmatisation et ont un meilleur accès aux traitements. En somme, les consommateurs ne sont plus considérés comme des criminels, mais comme des malades...

Pas de jalousie à avoir avec la politique courageuse du gouvernement portugais de l'époque, dans notre pays aussi le vent électrisant du changement se fait sentir : Lôzane bouge !              

Incroyable, je vous le jure, le fameux slogan lausannois des années 80 est de retour ! Sauf que, cette fois ci, la jeunesse n'y est pour rien. Ce qui bouge, ce sont les policiers lausannois multipliant les fouilles et les arrestations. En plein jour et aux heures d'affluence, journalistes à l'appui pour témoigner de l'efficacité des politiques aux affaires. Le parti socialiste se veut pragmatique et montre qu'il peut gérer les affaires avec sérieux, tant au gouvernement qu'à l'exécutif lausannois. Il ferait mieux de consulter une camarade comme Ruth Dreifuss, elle aussi aux affaires en son temps. Elle qui a toujours prôné et mis en place une politique intelligente reposant sur quatre piliers, de la prévention, à la répression et régulation du marché en passant par une thérapie adaptée et une réduction des risques.

La politique des drogues concerne bien des aspects de notre vie, de notre mode de vie en particulier. Que dire du stress toujours plus important, de la peur de l'échec ou de la pression mise sur les employés ?

Ma foi, la politique choisie par Lausanne et d'autres exécutifs fera ou ne fera pas ses preuves. D'ici là, je reste persuadé qu'un local d'injection bien géré couplé à une réelle prévention dans les écoles, à propos des risques liés aux drogues et à l'alcool, vaut mieux que des arrestations mensuelles médiatisées qui ne font qu'affirmer une éphémère implication politique. 

La guerre contre la drogue ayant essué de cuisants revers et amené à la perturbation politique de pays entiers sans faire baisser le trafic, la dépénalisation et la légalisation couplées à une prévention intelligente et à un suivi des consommateurs seront, à mon avis, les seules solutions durables pour enrayer le trafic et lutter contre cet important problème de santé publique. L'Histoire nous le dira. 

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La commission sur les drogues où siège Ruth Dreifuss : http://www.globalcommissionondrugs.org/about/ 

Article sur le "canon à drogues" : http://www.tdg.ch/monde/ameriques/canon-air-comprime-expedie-drogue-etatsunis/story/29450679

 

 

Commentaires

@illias Panchard,en effet maladie dont les origines une fois trouvées peuvent aider à guérir définitivement .Mais encore faut-il connaitre ses ancêtres et leur vécu et là en l'occurence au vu des divorces de plus en plus nombreux on peut se douter de l'inexactitudes de faits qui protéger l'enfant ou la mère ne seront jamais dévoilés.C'est là le plus grand drame de l'humain actuel
Et ce d'autant avec les races croisées allez retrouver ensuite qui de l'Africain je le prends comme simple exemple ou du Suisse avait telle qualité et tels défauts .
C'est ce qui a fait dire à beaucoup on est entrain de vivre le karma de l'humanité et ils n'avaient pas tort.Car depuis 1970 les enfants nés de donneurs de sperme ou d'enfants adoptés mais l'ignorant ,dans ce domaine aussi l'avenir risque de réserver des surprises et jamais Internet n'en déplaisent à ceux qui ne jurent que par l'informatique n'aidera à résoudre les problèmes qui en découleront
toute belle année 2013 pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 29/12/2012

@llias Panchard je em permets de revenir sur le sujet ,cependant coincidences ou pas après recherches et conaissant le vécu des habitants sur un échatillonnage de 20 habitations j'ai trouvé quelque chose de très intéressant .En effet on connait les bienfaits de l'oxygène pour permettre aux humains de se sentir bien.Parcontre on a tendance à oublier le manque d'oxygène secondaire aux murs recouverts de verdures comme la vigne vierge et des haies de laurier accolées aux façades.Les pores des bâtiments s'obstruent peu à peu et indéniablement les habitants de lieux connaissent des signes de fatigues souvent inexplicables ou rhumatismes Tandis que d'autres connaissent des problèmes liés à l'alcool.
la nature demande a être respectées ,on ne peut vivre en symbiose avec elle comme en Amazonie.Les maisons construites la-bas sont sur pilotis et n'ont pas de murs pour les préserver et du froid et du chaud.
Comme quoi en voulant par force sauver la nature sans le savoir on fait beaucoup de choses à l'envers du bon sens et au détriment d'humains qui sans le savoir et étant peut-être attirés par ces maisons ancestrales recouvertes de verdure n'imaginent pas les effets secondaires qui les prendront en otage.
Il suffit de constater l'ambiance négative régnant au sein d'immeubles ou les haies ne sont plus taillées selon les prescriptions du réglement de maison.Et du mal êtres qui peu à peu gagne leurs habitants ,même de la dépression qui peut mener à l'alcoolisme si l'habitant lui même ne réfléchit pas à son environnement proche en croyant comme parole d'évangile tout ce qui est dit par les Verts et d'autres utopistes qui confondent la terre avec d'autres planètes
Trop de verdure est toxique pour preuve on refuse toutes fleurs et plantes dans les chambres des malades c'est pas pour rien
Excellente journée pour Vous Monsieur Panchard

Écrit par : lovsmeralda | 01/03/2013

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